23 juillet 2017

Deux villes, deux pays, deux continents

Vitória. Besançon. Se partager entre deux villes, deux pays, deux continents. Que signifiait se partager ? Il se le demandait. Comme il se demandait tant de choses qui au fond étaient sans importance. Il avait bien d'autres certitudes : la fin de l'espèce humaine était proche et c'était souhaitable. Car s'il espérait encore quelque chose, c'était que la vie animale, végétale, microbienne poursuive son destin enfin libérée de la malédiction humaine. L'homme avait inventé le plus sûr des pièges : le calcul économique. Et il s'y jetait à corps perdu. Et lui aussi, comme tous les autres, s'y jetait la tête le première.

En attendant il était là, à regarder l'océan ou bien le ciel, contemplant de sublimes phénomènes naturels. Quelque chose qui ressemblait à l'idée qu'il se faisait du bonheur. Quelque chose qui le dépassait. Et de beaucoup. Il était là, à lire aussi des romans ou des poèmes qui le distrayaient, à étudier des dessins et des tableaux pour tenter de s'y perdre, de s'y dissoudre avant l'heure de sa mort.

Toi qui arrives ici par hasard, fais en ton miel si tu le peux. Et reviens quand tu le pourras pour en savoir plus. En savoir plus ou mieux t'égarer. Car aucun des mots de ce texte n'est définitif, du moins du vivant de son auteur.

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