<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810</id><updated>2012-02-02T18:21:16.366-02:00</updated><category term='environnement'/><category term='carnaval'/><category term='arts'/><category term='FAQ'/><category term='aphorisme'/><category term='cinéma littérature'/><category term='espírito santo'/><category term='criminalité'/><category term='São Paulo'/><category term='société'/><category term='João Gilberto'/><category term='justice'/><category term='cuisine'/><category term='usa'/><category term='france'/><category term='économie'/><category term='Vitória'/><category term='fiscalité'/><category term='afrique'/><category term='classements'/><category term='musique'/><category term='Rio de Janeiro'/><category term='politique'/><category term='santé'/><category term='amérique latine'/><category term='fonction publique'/><category term='chine'/><category term='europe'/><category term='internet'/><category term='réminiscences'/><category term='religion'/><category term='brèves'/><category term='asie'/><category term='énergie'/><category term='corruption'/><category term='pipeule'/><category term='football'/><category term='langue'/><category term='favela'/><category term='vie quotidienne'/><category term='science'/><category term='histoire'/><category term='les vraies gens'/><title type='text'>Depuis Vitória, Brésil</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>924</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-1967261984110639913</id><published>2012-02-02T11:15:00.000-02:00</published><updated>2012-02-02T18:21:16.377-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie quotidienne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='santé'/><title type='text'>Je me fais arracher une dent</title><content type='html'>&lt;br /&gt;&lt;div style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Je suis allongésur l'espèce de couchette première classe d'un avion et je regardeCarole, une des deux assistantes. Et mon cerveau en court-circuit necesse de me répéter comme s'il était possible que jel'oublie&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&amp;nbsp;je vais me faire arracher une dent&amp;nbsp;».Sans doute Carole a-t-elle perçu dans mon regard une frayeurpuisqu'elle me propose un petit jeu pour me distraire, elle vabrancher la masseuse électrique qui est incorporée dans lacouchette. Ça y est, la machine vibre, mon corps vibre. Lesvibrations sont modulées selon un programme qui a dû amuser soncréateur et coûter bonbon à ses acheteurs. Ainsi va le mondeaujourd'hui. La machine vibre agréablement jusqu'à ce que lesvibrations accélèrent comme dans un orgasme. Puis ça ce calme unpeu et ça repart pour un cycle. Je souris maintenant à Carole, enme demandant s'il n'y a pas erreur, si je ne me suis pas trompé desalle au neuvième étage de la Victoria Office Tower. Je souris maissuis un peu gêné, c'est que maintenant je bande vraiment. Et queCarole ne croie pas que c'est parce que je pense à elle, non je lavois bien sûr qui s'affaire et prépare je ne sais quels instrumentsde plaisir, je pense plutôt, va savoir pourquoi, à cette photod'une actrice dont on m'a demandé, alors que j'étais dans la salled'attente en train de tromper l'ennui avec Facebook, qui elle est. Jene sais pas et en même temps je suis certain de la connaître. Entout cas je suis certain de l'imaginer mieux qu'elle n'est sansdoute, dans une scène de nu dont je serais le voyeur.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Malgré tout, cepetit jeu finit par lasser et je commence à m'impatienter. Je nesuis pas venu &lt;u&gt;au&lt;/u&gt; bordel – je me rappelle mon prof defrançais qui en quatrième nous répétait, se croyant malin, qu'ilfallait dire «&amp;nbsp;au bordel&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;chez le coiffeur&amp;nbsp;»– mais &lt;u&gt;chez&lt;/u&gt; le dentiste. La voilà enfin cette chère Bebê– c'est comme ça que mon épouse l'appelle, rapport à dessouvenirs de carnavals à Salvador dansés ensemble. Penchée audessus de moi, Bebê me regarde de ses yeux noisette agrandisderrière ses lunettes de protection hi-tech. Je lui demande si elleest en forme et si elle est tranquille, relâchée et pleine de laforce qu'il lui faudra pour extraire mes foutues racines d'enfant dubaby boom nourri au lait maternel, un enfant qui approche certesdangereusement le troisième âge mais qui manifeste encore de lavigueur dentaire, en dépit d'une fracture provoquée par un caillouégaré dans un plat de lentilles. Et elle, le plus sérieusement dumonde, me répond que non, que ce n'est pas de force qu'il faut fairepreuve, mais de «&amp;nbsp;&lt;i&gt;jeito&lt;/i&gt;&amp;nbsp;». Décidément, on te lemet à toutes les sauces ce fameux &lt;i&gt;jeito&lt;/i&gt;, même si ici,reconnaissons-le, on est tout prêt de son sens premier. Alors queles vibrations s'accélèrent de nouveau, je me rappelle aussi cesfemmes qui prétendent qu'en amour la manière compte plus que lalongueur, celle-ci mesurée en centimètres et en minutes.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Je ne vais pasinfliger au lecteur les souffrances par lesquelles je suis passé,même si après une dizaine d'injections de curare, j'ai fini parsombrer dans un engourdissement de plus en plus général, au pointde ne plus sentir les maudites vibrations. Bebê m'a prouvéfinalement qu'elle maîtrisait le &lt;i&gt;jeito&lt;/i&gt;. En revanche, j'aitrouvé le temps longuet quand elle est passée à la phase desuture. Combien de points&amp;nbsp;? Je n'ai pas retenu le chiffre, enrevanche je me souviens qu'elle donne un cours de couture le 13février, si bien que je me demande après coup si elle n'était pasdéjà en train de répéter sa leçon, déroulant tous les gestes del'art jusqu'à atteindre la perfection.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Des lecteursdésireux de savoir si ça vaut le coup de faire soigner leurs dentsau Brésil seront heureux d'apprendre que j'ai payé 280 reais, soitun peu plus de cent euros, pour une heure et demie de soins et demassages accessoires. Est-ce moins cher qu'en France&amp;nbsp;?Toutefois, l'honnêteté m'oblige à dire qu'elle m'a fait un prixd'ami, rapport aux carnavals de Salvador dansés en compagnie de machère et tendre. Et puisque je parle des tarifs, je dirai aussi queje paie 200 reais, soit un peu moins de 100 euros, pour la révisionsemestrielle de ma dentition, une révision qui, paraît-il, s'imposeà l'approche de mon troisième âge.&lt;/div&gt;&lt;div style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-style: normal; margin-bottom: 0cm; text-align: justify;"&gt;Enfin, je concluraipar le régime qui sera le mien pour ces deux jours&amp;nbsp;: de laglace, de la bouillie, de la purée, du yogourt et autres joyeusetésde nature à convertir un gourmand en anorexique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-YoPG_0ycvIc/TyrvQ8z-aCI/AAAAAAAAANA/wYpY9LHms4g/s1600/vix+%280389r%29.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/-YoPG_0ycvIc/TyrvQ8z-aCI/AAAAAAAAANA/wYpY9LHms4g/s1600/vix+%280389r%29.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Vitória - Monument à l'immigration italienne, vu de la salle d'attente - Photo (c) PixeLuz / Francis Juif&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-1967261984110639913?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/1967261984110639913/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=1967261984110639913' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/1967261984110639913'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/1967261984110639913'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2012/02/je-me-fais-arracher-une-dent.html' title='Je me fais arracher une dent'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-YoPG_0ycvIc/TyrvQ8z-aCI/AAAAAAAAANA/wYpY9LHms4g/s72-c/vix+%280389r%29.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-8443744397601882719</id><published>2012-02-01T01:00:00.000-02:00</published><updated>2012-02-01T01:00:03.752-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='économie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='france'/><title type='text'>Rafale : après le B, le I du BRIC</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les peuples ont la mémoire courte, dit-on. Non seulement les peuples, mais aussi les politiques et les journalistes, suis-je tenté d'ajouter. On nous apprend que Dassault aurait enfin réussi à exporter son Rafale. À vrai dire, Dassault est entré en négociation exclusive avec le gouvernement indien pour vendre 126 de ses appareils. Rien ne garantit donc que Dassault ait vraiment réussi à atteindre ce qui, dans son plan stratégique, constitue sans doute son plus important objectif. Mais un petit coup de main au copain Sarkozy, à quelques mois d'une élection qui s'annonce difficile, justifie bien l'optimisme de façade de M. Dassault. En revanche, ce qui étonne, c'est que l'information soit relayée à qui mieux mieux par tous les vecteurs de la presse française. Mais celle-ci a souvent démontré qu'elle est toujours prompte à lancer des cocoricos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut-il rappeler le précédent brésilien&amp;nbsp;? Faut-il rappeler que c'était, à les croire, dans la poche&amp;nbsp;? À ce propos, rien n'a été encore décidé, côté brésilien. Et, quitte à jouer les mauvais patriotes ou les rabat-cocorico, je me réjouis que l'investissement prévu ait été reporté &lt;i&gt;sine die&lt;/i&gt;, au profit d'investissements certainement plus urgents. Je ne me suis jamais réjoui des succès à l'exportation des fabricants de mort français.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-8443744397601882719?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/8443744397601882719/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=8443744397601882719' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/8443744397601882719'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/8443744397601882719'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2012/02/rafale-apres-le-b-le-i-du-bric.html' title='Rafale : après le B, le I du BRIC'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-3055866499775875698</id><published>2012-01-31T01:00:00.000-02:00</published><updated>2012-01-31T01:00:00.810-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='religion'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>L'antisémitisme au Brésil</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Janvier 1940, au Brésil, comme en Europe, la brune trinité pousse ses pions. La brune trinité, c'est l'alliance entre le fascisme, des secteurs de l'Église et l'antisémitisme.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;« Pendant les années 1930, le Brésil a connu des changements politiques, sociaux et économiques qui ont influencé l'attitude de son élite politique et intellectuelle vis-à-vis de la question juive. La révolution qui, en 1930, a porté au pouvoir le président Getúlio Vargas, la polarisation politique, la chasse aux communistes et aux militants de gauche en général et leur répression en 1935, l'instauration de l'autoritaire &lt;i&gt;Estado Novo&lt;/i&gt; en novembre 1937, tout cela a influencé l'atmosphère anti-judaïque, générée par les idées racistes développées au Brésil depuis la fin du 19ème siècle, dont étaient imprégnées les sphères du pouvoir et de l'administration. L'attitude anti-juive était aussi la conséquence du climat créé par un groupe de fascistes brésiliens, les &lt;i&gt;intégralistes&lt;/i&gt;, qui y ont contribué tant par leur tempérament autoritaire que par l'amalgame entre Juifs et communistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une des conséquences de ce climat a été la réduction, dans les années 1930, des quotas d'immigration&amp;nbsp;: les consuls en Europe ont reçu des instructions explicites afin de ne pas accorder de visa à toute personne «&amp;nbsp;d'origine sémite&amp;nbsp;». Il est évident que des politiques et des diplomates ont cherché à empêcher l'entrée de réfugiés juifs européens au Brésil&amp;nbsp;; parmi eux, se sont distingués plusieurs consuls et fonctionnaires ministériels. Mais il y en a eu aussi d'autres qui ont manifesté de l'empathie face à la souffrance des Juifs et ont cherché à les aider de toutes les manières, comme l'a fait l'ambassadeur en France, Luis Martins de Souza Dantas, qui, d'abord à Paris, puis à Vichy, a continué de délivrer des visas en 1940 et 1941, ignorant de manière manifeste les instructions explicites que lui transmettaient ses supérieurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi ceux qui se sont opposé à accorder des visas aux Juifs, figurait Cyro de Freitas Vale, consul à Berlin et antisémite radical. Freitas Vale était parent avec le ministre des Affaires étrangères Osvaldo Aranha, catholique pratiquant et homme de confiance du président. Dans sa correspondance avec Aranha, Freitas Vale appelait à la fermeture des frontières aux Juifs, et protestait contre leur infiltration, en dépit des restrictions légales&amp;nbsp;; son principal argument était que les Juifs causeraient un préjudice au Brésil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Freitas Vale a cherché à faire légitimer ses positions par la hiérarchie ecclésiastique, notamment avec l'aide de l'évêque Bragança, qui appartenait à l'archevêché de São Paulo. Dans une lettre datée du 26 janvier 1940, il soulignait que, durant ses fonctions antérieures comme secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, il avait clairement entendu des manifestations anti-judaïques de la part de Bragança, à l'occasion d'un dîner organisé par le président en l'honneur des évêques brésiliens. À cette occasion, Bragança a exprimé des réserves quant à l'action du ministère, en affirmant que, en autorisant l'entrée de Juifs au Brésil, on mettrait en péril «&amp;nbsp;la moralité de la famille brésilienne&amp;nbsp;» et que «&amp;nbsp;d'ici 50 ans les dirigeant actuels seraient accusés d'imprudence&amp;nbsp;». Freitas Vale demandait que l'Église légitimât sa position antisémite. Était-ce la position prédominante parmi les évêques brésiliens au premier rang desquels le primat, Sebastião Leme, ou s'agissait-il d'une attitude personnelle ? »&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;C'est la question que pose et à laquelle répond Graciela Ben-Dror dans le recueil organisé par Maria Luiza Tucci Carneiro&amp;nbsp;: &lt;i&gt;O anti-semitismo nas Américas&lt;/i&gt;. Le livre est consultable sur &lt;a href="http://books.google.fr/books?id=Ik7G5Pt7TBoC&amp;amp;pg=PA210&amp;amp;dq=Bragan%C3%A7a+bispo+Brasil&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;ei=mi8nT4e6OoXlggegsbzVAQ&amp;amp;ved=0CGIQ6AEwCA#v=onepage&amp;amp;q=Bragan%C3%A7a%20bispo%20Brasil&amp;amp;f=false" target="_blank"&gt;Google Books&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-3055866499775875698?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/3055866499775875698/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=3055866499775875698' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/3055866499775875698'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/3055866499775875698'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2012/01/lantisemitisme-au-bresil.html' title='L&apos;antisémitisme au Brésil'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-4815352201410521587</id><published>2012-01-29T11:02:00.000-02:00</published><updated>2012-01-29T11:02:25.279-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='langue'/><title type='text'>Fisssurado : déjà trente ans d'addictions brésiliennes</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Soudain, elle m'avait dit être «&amp;nbsp;&lt;i&gt;menos fissurada&lt;/i&gt;&amp;nbsp;». Je l'avais regardée avec étonnement. Elle m'avait répondu que je n'aurais pas dû lui dire qu'elle était grosse. C'était il y a trente ans, c'était mon premier séjour au Brésil. Je voyageais avec Mademoiselle de Beaufort qui, dès notre arrivée à Rio, était montée sur ses grands chevaux, Sept et Neuf de Beaufort. Je m'étais alors rappelé ses grands principes, sa revendication dès le début de notre relation d'une totale liberté guidant nos sexes avides, forcément avides.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous étions à Teresina et j'étais sorti acheter du papier et un crayon, ayant en tête de m'essayer à quelques nus. Finalement, j'avais suivi la papetière et j'avais changé de modèle. Cela avait duré deux jours et surtout deux nuits. Puis Maria das Graças avait fini par s'avouer «&amp;nbsp;&lt;i&gt;menos fissurada&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» par moi. J'étais revenu vers Mademoiselle de Beaufort et lui avais conté cette historiette, au nom de ses grands principes que je m'efforçais d'appliquer à la lettre. Puis je lui avais avoué être «&amp;nbsp;&lt;i&gt;menos fissurado&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» par elle et qu'elle avait le choix entre me supporter jusqu'à notre retour à Paris ou suivre un autre chemin. Elle était restée et j'ai toujours dans mes cartons mes esquisses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier après-midi, alors que je conduisais, mon épouse m'a soudain dit qu'elle était «&amp;nbsp;&lt;i&gt;menos fissurada&lt;/i&gt;&amp;nbsp;». Sur le coup, ça m'a fait un choc. Puis j'ai retrouvé mes esprits et je me suis aperçu que le contexte était différent. Ma chère et tendre était en train de me parler de riz complet. Pas trop sûr quant à la façon d'interpréter sa confidence, j'ai demandé des explications.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En argot, «&amp;nbsp;&lt;i&gt;fissurado&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» signifie trois choses différentes, mais du même ordre. Cela veut d'abord dire «&amp;nbsp;anxieux&amp;nbsp;». De là, sans doute, le corollaire de «&amp;nbsp;dingue de » quand on se réfère à quelqu'un dont on s'est amouraché ou de quelque chose qui ne sort plus de la tête. Enfin, c'est être «&amp;nbsp;dépendant&amp;nbsp;» d'une drogue.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-4815352201410521587?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/4815352201410521587/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=4815352201410521587' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/4815352201410521587'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/4815352201410521587'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2012/01/fisssurado-deja-trente-ans-daddictions.html' title='Fisssurado : déjà trente ans d&apos;addictions brésiliennes'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-1750441499181239439</id><published>2012-01-26T11:31:00.000-02:00</published><updated>2012-02-01T12:06:10.382-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rio de Janeiro'/><title type='text'>Trois immeubles s'effondrent à Rio</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme un château de cartes, trois immeubles du centre de Rio se sont donc effondrés. À l'arrière du Théâtre municipal, un premier, le Liberdade (vingt étages) s'est écroulé, entraînant dans sa chute deux édifices voisins, le Colombo (dix étages) et un plus petit (quatre étages) coincé entre les deux. Immeubles commerciaux et de bureaux, ils étaient peu occupés à l'heure de l'accident. On dénombre actuellement dix-sept morts et cinq « disparus », dont des restes ont été découverts dans une décharge de Duque de Caxias (bilan mis à jour le 31 janvier).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Qui sont ces personnes&amp;nbsp;? J'en croise et j'échange quelques mots avec eux lorsque nous sortons tard d'une réunion, par exemple. Ce sont des gardiens, des veilleurs de nuit, parfois des concierges. Des personnes généralement affables, qui suivent sur un petit poste de radio ou de télévision un match, qui lisent un journal pour tromper leur ennui. Ce peut être aussi des employés qui travaillent tard, des avocats, des dentistes ou des médecins de garde. Et des élèves qui suivaient une formation en informatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l'on a d'abord cru qu'une explosion de gaz était à l'origine de cet accident, il semblerait que l'hypothèse d'un défaut de la structure soit la cause la plus probable. De fait, des précédent récurrents, au Brésil, renvoient aux deux hypothèses. Autant dire que cela n'a pas surpris grand monde ici. Parmi les premiers commentaires entendus ce matin, il y a l'étonnement, un peu ironique, que cela ne se produise pas plus souvent, aussitôt appuyé par un non moins ironique&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Dieu est brésilien&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le maire de Rio, Eduardo Paes (PMDB, parti de la coalition gouvernementale) avait l'air secoué. Sans nier son émotion bien réelle, il faut tout de même rappeler qu'il ne se fait guère d'illusions quant aux causes autant réelles que profondes à l'origine de ce drame. De plus, les élections municipales auront lieu cette année et&amp;nbsp; la Coupe du monde de football et les Jeux olympiques approchent, qui vont amener des milliers de journalistes du monde entier sur place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces deux événements planétaires vont constituer un quitte ou double pour Rio et le Brésil. Qu'un accident ou qu'un attentat vienne ternir la Coupe ou les Jeux et c'en sera fini pour un long moment de l'ambition de croissance du tourisme. Que tout se passe bien et tous les espoirs seront permis de relancer l'attrait de Rio et du Brésil sur la scène internationale.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-1750441499181239439?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/1750441499181239439/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=1750441499181239439' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/1750441499181239439'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/1750441499181239439'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2012/01/trois-immeubles-seffondrent-rio.html' title='Trois immeubles s&apos;effondrent à Rio'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-8149524609257847294</id><published>2012-01-25T01:00:00.000-02:00</published><updated>2012-01-25T01:00:04.231-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma littérature'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les vraies gens'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='europe'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='réminiscences'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='justice'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>L'ancien ministre et l'ancien terroriste vont ensemble au Forum social</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce titre simplificateur et un chouïa provocateur relève d'un procédé auquel abuse, sans la moindre distanciation, une grande partie de la presse commerciale, un procédé auquel ce blogue ne recourt bien sûr pas, sauf à pointer, comme ici, certaine dérive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela étant posé, venons en à Porto Alegre, puisque s'y déroule cette année encore une rencontre internationale labellisée «&amp;nbsp;Forum social&amp;nbsp;». L'ancien ministre est Tarso Genro, l'ancien terroriste Cesare Battisti. L'un et l'autre en sont mais, disons-le pour être tout à fait clair, ils n'ont pas fait le voyage ensemble. Ils ne se sont pas même serré la main. L'un était sur l'estrade pour y discourir et dénoncer le «&amp;nbsp;massacre médiatique&amp;nbsp;» dont il se dit avoir été la victime. L'autre était dans le public entre deux séances de signature, puisque son éditeur a considéré que le Forum était le lieu idéal pour y lancer son nouveau livre, intitulé «&amp;nbsp;Au pied du mur&amp;nbsp;», écrit alors qu'il était en prison à Brasília.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le massacre médiatique aurait été orchestré par un gouvernement corrompu, non pas celui de son camp – cela va de soi, encore que... –, mais celui du sinistre Silvio Berlusconi. Faire porter le chapeau à Berlusconi est certes commode, mais me paraît un peu court quand on sait que la demande d'extradition de Battisti faisait la quasi unanimité en Italie. Qu'importe, le ministre de la Justice d'alors, Tarso, a cru bon recommander de ne pas céder aux injonctions italiennes et il a, à mon humble avis, bien fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De quoi je me mêle, me direz-vous, non sans raison. J'ai simplement le souvenir d'un Antonio Bellavita, qui a été emprisonné sous le règne de Giscard puis libéré sous la pression de son successeur. Certes, Antonio n'était pas accusé de crime de sang, mais d'avoir inspiré par ses écrits (Contra Informazione) ceux qui avaient tiré. C'était l'époque trouble des Brigades rouges mais aussi des groupuscules d'extrême-droite se livrant à des attentats non moins meurtriers. C'était une sorte de guerre civile rampante. J'ai le souvenir d'Antonio dans notre cuisine, mangeant sa soupe et faisant la vaisselle, se shootant au bicarbonate de soude pour faciliter la digestion. J'ai le souvenir des flics qui guettaient au bas de l'immeuble de la rue de l'Aqueduc. J'ai le souvenir de bien des conversations sur tous les terrains de la pensée. J'ai le souvenir d'un homme qui n'était déjà plus celui qui avait livré à sa revue des textes incendiaires. Tous ces souvenirs sont bien modestes, je le sais bien, et ne sauraient aider à porter un jugement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et Battisti aujourd'hui&amp;nbsp;? Il n'y a pas de doute qu'il n'est plus celui d'il y a vingt ans. En supposant qu'il ait vraiment du sang sur les mains, est-il indigne d'une rédemption ou, à tout le moins, d'une prescription, d'une amnistie&amp;nbsp;? Certes, ce serait à la Justice italienne d'en décider. Le fait est que c'est, d'une certaine façon, la Justice brésilienne qui a tranché. Ne sommes-nous point, qu'on le veuille ou non, citoyens du monde&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis je ne puis pas ne pas penser aux crimes politiques commis au temps des dictatures, notamment en Amérique latine. Des tortionnaires ont souvent été amnistiés ou oubliés. Ils avaient plus de sang sur les mains que bien des «&amp;nbsp;terroristes&amp;nbsp;» de nos démocraties européennes. Il est bien sûr périlleux de faire des comparaisons. Toutefois, les acteurs de l'Histoire ont en commun leur condition d'homme ou de femme, qui les rapproche tous. Seules les circonstances changent et, chaque fois, le regard des vainqueurs.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-8149524609257847294?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/8149524609257847294/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=8149524609257847294' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/8149524609257847294'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/8149524609257847294'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2012/01/lancien-ministre-et-lancien-terroriste.html' title='L&apos;ancien ministre et l&apos;ancien terroriste vont ensemble au Forum social'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-6067752809371061738</id><published>2012-01-23T01:00:00.000-02:00</published><updated>2012-01-23T12:23:34.552-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les vraies gens'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='internet'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='pipeule'/><title type='text'>Nous irons danser au facebook</title><content type='html'>&lt;span style="background-color: white;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="background-color: black;"&gt;&lt;/span&gt;Je vous emmène aujourd'hui très virtuellement dans la petite ville d'Epitaciolândia. Rassurez-vous, cette bourgade n'a rien à voir avec Cracolândia. Située sur la rive droite de l'Acre, elle fait face à Cobija, la capitale de l'État bolivien de Pando. Environ 15.000 âmes vivent là dans une sorte de clairière amazonienne. Que trouve-t-on à Epitaciolândia&amp;nbsp;? La plus grand banque de la région, trois supermarchés et, désormais, une boîte pouvant recevoir jusqu'à 800 personnes et portant le nom et la graphie dans le vent de &lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Verdana,sans-serif;"&gt;facebook&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le hardi propriétaire est un jeune homme de 30 ans, fils d'un Bolivien et d'une Brésilienne, qui mérite d'être nommé&amp;nbsp;: Humbert Camacho. Ingénu, le Humbert&amp;nbsp;? Pas vraiment, puisqu'il connaît les risques. Je suis tenté de dire qu'il est plutôt roublard, puisqu'il sait mettre tout le monde ici de son côté en confiant avec une franchise désarmante qu'il a envoyé un carton d'invitation à Mark Zuckerberg pour le soir de l'inauguration. Le Pain de Sucre(1) nord-américain n'a pas daigné honorer de sa présence ce grand moment de la vie sociale de la bonne ville d' Epitaciolândia. Et on ignore s'il a passé le carton à son service juridique. Puisque je me mêle de ce qui ne me regarde pas, j'ai envie de dire, et je le dis, qu'il serait malvenu de la part de l'ami Mark – il a, je crois, des millions d'amis sur &lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Verdana,sans-serif;"&gt;facebook&lt;/span&gt; – de chercher des noises à l'ami Humbert au moment où les hypercapitalistes de l'Internet, au premier rang desquels trône le patron du plus grand «&amp;nbsp;réseau social&amp;nbsp;», se rebellent au nom de la liberté d'expression contre SOPA et PIPA qui, aux États-Unis, voudraient aider les &lt;i&gt;majors&lt;/i&gt; de la création musicale et cinématographique à retrouver des couleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais venons en aux choses sérieuses. Que joue-t-on sur les platines du &lt;span style="color: #3d85c6; font-family: Verdana,sans-serif;"&gt;facebook&lt;/span&gt;&amp;nbsp;? Du merengue, de la salsa, du reggaeton, de la &lt;i&gt;dance&lt;/i&gt; et du &lt;i&gt;sertanejo universitáro&lt;/i&gt;. J'avoue que cette dernière sous-catégorie avait jusqu'ici échappé à ma veille musicale. De quoi retourne ce &lt;i&gt;country&lt;/i&gt; intello&amp;nbsp;? Il paraît que les deux principales sources d'inspiration en sont la polygamie et la trahison. Le&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif;"&gt; &lt;span style="color: #3d85c6;"&gt;facebook&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; porte décidément bien son nom&amp;nbsp;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;* * *&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(1) Littéralement, &lt;i&gt;zuckerberg&lt;/i&gt; signifie pain de sucre, non&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-6067752809371061738?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/6067752809371061738/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=6067752809371061738' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/6067752809371061738'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/6067752809371061738'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2012/01/nous-irons-danser-au-facebook.html' title='Nous irons danser au facebook'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-4922544438963565779</id><published>2012-01-21T01:00:00.000-02:00</published><updated>2012-01-21T01:00:00.082-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vitória'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie quotidienne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les vraies gens'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='São Paulo'/><title type='text'>Crack en stock</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Puis-je tout dire sur le Brésil, sur mon Brésil – insensé pari – sans parler du crack&amp;nbsp;? Hélas non. Le crack fait partie de mon Brésil au quotidien. Rares sont les jours où je ne donne pas une pièce d'un real à un &lt;i&gt;flanelinha&lt;/i&gt;(1) décharné, les yeux injectés de sang, définitivement fatigué. Deux remarques&amp;nbsp;: d'abord, ce portrait à grands traits qui tient du cliché n'est que trop vrai&amp;nbsp;; ensuite, que le lecteur ne conclue pas que tous les &lt;i&gt;flanelinhas&lt;/i&gt; sont accrochés au crack&amp;nbsp;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première fois que j'ai entendu parler du crack, c'était à Washington DC. Le maire de la capitale étasunienne venait de se faire prendre en flagrant délit. Je le rapporte ici, ne serait-ce que pour rappeler que cette saloperie est déjà ancienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première fois que j'ai vu &lt;i&gt;dealer&lt;/i&gt; des cailloux, c'était sur les quais de la station de métro Stalingrad à Paris. La saloperie est assez largement répandu sur le flanc dit occidental de la planète...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est tous les jours que je croise dans les rues de Vitória des hommes et des femmes, parfois des ados, abrutis par le sommeil du crack. C'est tous les jours ou presque que je participe à l'économie de ce commerce, pièce après l'autre. Que faire&amp;nbsp;? Ne pas donner, c'est aussi les priver de manger, c'est prendre le risque de punir les &lt;i&gt;flanelinhas&lt;/i&gt; qui n'y touchent pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'en déduis pas, l'ami, que le crack n'accable que les misérables entre les pauvres&amp;nbsp;! Toutes les classes sociales sont clientes. Je connais un avocat qui a tout vendu et tout perdu pour la cocaïne et qui, aujourd'hui à la rue, mendie chaque jour son gramme d'ersatz. Je connais un ado de la classe moyenne que ses parents ont récupéré au poste de police après avoir été arrêté avec cinq cailloux en poche. Les parents se sont fait racketter 5.000 reais (un peu plus de 2.000 euros) pour éviter au fiston la prison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis quelques jours, le maire de São Paulo a déclenché une vaste opération policière pour démanteler Cracolândia, le pays du crack, la cour des miracles du dernier cercle de l'enfer. Mal préparée, l'opération fait débat. Le trafic s'est redéployé sur d'autres terrains, s'est dilué. Et rien ou presque n'est fait pour tenter de «&amp;nbsp;désintoxiquer&amp;nbsp;» les «&amp;nbsp;consommateurs&amp;nbsp;». Manque de volonté politique, manque de moyens, l'un et l'autre vont ensemble, comme souvent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y aurait deux millions de consommateurs à travers le Brésil. Invérifiable, évidemment, mais l'épidémie continue de se propager, personne n'en doute. «&amp;nbsp;&lt;i&gt;O que fazer&amp;nbsp;?&lt;/i&gt;&amp;nbsp;», dit-on avec fatalisme. Le monde glisse doucement à sa perte, le crack est une composante de sa faillite parmi d'autres. Révolution&amp;nbsp;! Nous ne nous en sortirions et nous sortirions les damnés du crack que par une révolution. Mais qui croit encore à un possible sursaut quant tout est fait pour nous condamner à la torpeur&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vitória aussi a son Cracolândia&amp;nbsp;: quelques bâtiments à l'abandon le long des quais. Des corps jonchent les trottoirs et les plate-formes. Nous filons très vite en voiture le long de ces quais, nous ne les voyons plus.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;* * *&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(1) Celui ou celle qui aide à stationner, en échange d'une pièce. Le tarif généralement admis est un real à Vitória, en temps ordinaire. Les soirs de spectacle, cela peut monter à 10 reais.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-4922544438963565779?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/4922544438963565779/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=4922544438963565779' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/4922544438963565779'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/4922544438963565779'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2012/01/crack-en-stock.html' title='Crack en stock'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-5809918890401097565</id><published>2012-01-20T01:00:00.000-02:00</published><updated>2012-01-20T01:00:01.764-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma littérature'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><title type='text'>La musique selon Tom Jobim</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sort aujourd'hui sur les écrans brésiliens le film de Nelson Pereira dos Santos à Tom Jobim consacré : &lt;i&gt;A Música Segundo Tom Jobim&lt;/i&gt;. À voir absolument !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Essayez de reconnaître les musiciens et chanteurs apparaissant furtivement dans la bande annonce !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: justify;"&gt;&lt;object class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://2.gvt0.com/vi/QNvrQ4yJQZY/0.jpg" height="266" width="320"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/QNvrQ4yJQZY&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="500" height="284"  src="http://www.youtube.com/v/QNvrQ4yJQZY&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-5809918890401097565?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/5809918890401097565/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=5809918890401097565' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/5809918890401097565'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/5809918890401097565'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2012/01/la-musique-selon-tom-jobim.html' title='La musique selon Tom Jobim'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-6434305732048776972</id><published>2012-01-19T01:00:00.000-02:00</published><updated>2012-01-19T19:57:17.430-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vitória'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rio de Janeiro'/><title type='text'>Nara Leão</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le 19 janvier 1942, Nara Leão naissait à Vitória. Il y a donc 70 ans aujourd'hui. Fille cadette du couple Jaíro Leão et Altina Lofego – cette dernière descendante d'immigrés italiens (les Lofiego) venues de la province de Potenza –, Nara est, par ses origines, la Capixaba typique. Sa sœur aînée, toujours vivante et paraissant 20 ans de moins, est un ancien mannequin très &lt;i&gt;jet set&lt;/i&gt; et aujourd'hui une chroniqueuse, toujours très &lt;i&gt;jet set&lt;/i&gt;, de la &lt;i&gt;Folha de São Paulo&lt;/i&gt;, Danuza Leão. La relation de Nara avec Vitória est, cependant, du même ordre que celle de Victor Hugo avec Besançon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, c'est quand elle a un an que ses parents s'installent à Rio de Janeiro. Ce n'est donc pas un hasard ni l'effet d'une coquetterie si elle chante avec l'accent chuintant des Cariocas. Sans doute est-ce son plus grand défaut, me souffle-t-on, mais on me le souffle de l'Espírito Santo, cette terre bénie des dieux où l'on parlerait portugais sans accent&amp;nbsp;! Mieux vaut que je ne dise rien de ces dieux et que je passe au paragraphe suivant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nara apprend à jouer de la guitare quand elle est adolescente, comme l'a fait au même âge ma cousine Michèle, de Besançon elle aussi. Petite différence, Nara a notamment étudié avec Patricio Texeira, ex-membre du groupe &lt;i&gt;Os Oito Batutas&lt;/i&gt;, qui accompagnait rien moins que Pixinguinha. Mais, on le sait, elle est surtout connue pour avoir fait de l'appartement de ses parents à Copacabana, au début des années 60, un des berceaux de la bossa nova. Roberto Menescal et Carlos Lyra (qui avaient aussi été ses professeurs), Sérgio Mendes, Ronaldo Bôscoli (l'amoureux d'alors) en étaient les clients les plus assidus. On a dit qu'elle avait été la «&amp;nbsp;muse de la bossa nova&amp;nbsp;», mais je ne suis pas sûr qu'elle aimait cette étiquette, alors qu'elle a été elle-même une grande chanteuse de la MPB, qui a notamment gagné deux prix lors du festival organisé en 1966 par TV Record, en interprétant &lt;i&gt;A Banda&lt;/i&gt; de Chico Buarque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nara a aimé le cinéma en se mariant, d'abord avec Ruy Guerra, puis avec Cacá Diegues, avec qui elle a eu deux enfants, dont Isabel, née à Paris, qui, à l'occasion du 70ème anniversaire de la naissance de sa mère, lance un site très sobre et néanmoins très complet qui nous offre, entre autres, la possibilité d'écouter toutes les chansons et d'en lire les vers. Lecteur, tu le rejoindras en &lt;a href="http://naraleao.com.br/" target="_blank"&gt;cliquant ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappelons que Nara est morte en 1989, des suites d'un cancer. Nara avait alors 47 ans.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://3.gvt0.com/vi/5fAxE9ZN8hs/0.jpg" height="266" width="320"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/5fAxE9ZN8hs&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="500" height="284"  src="http://www.youtube.com/v/5fAxE9ZN8hs&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-6434305732048776972?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/6434305732048776972/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=6434305732048776972' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/6434305732048776972'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/6434305732048776972'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2012/01/nara-leao.html' title='Nara Leão'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-1226083738053796969</id><published>2012-01-17T15:41:00.000-02:00</published><updated>2012-01-24T09:20:54.564-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='FAQ'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rio de Janeiro'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='carnaval'/><title type='text'>Carnaval de Rio de Janeiro 2012</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À Rio aussi, le Carnaval approche. Les billets sont d'ores et déjà en vente. Pour les défilés des écoles de samba du &lt;i&gt;Grupo Especial&lt;/i&gt; (la première division), qui auront lieu les 19 et 20 février, les prix – hors intermédiaires – varient de 160 reais à 400 reais. Un euro valant ce matin autour de 2,26 R$, cela fait donc un tarif allant d'environ 70 euros à près de 180 euros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelles seront les écoles qui défileront sur l'avenue&amp;nbsp;? Le 19 février&amp;nbsp;: Renascer de Jacarepaguá, Portela, Imperatriz Leopoldinense, Mocidade Independente de Padre Miguel, Porto da Pedra, Beija-Flor et Unidos de Vila Isabel. La nuit suivante&amp;nbsp;: São Clemente, União da Ilha, Acadêmicos do Salgueiro, Estação Primeira de Mangueira, Unidos da Tijuca et Acadêmicos do Grande Rio.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.holidaycheck.fr/region-Infos+voyages_Rio+de+Janeiro-rid_731.html" target="_blank"&gt;Voyage au Carnaval de Rio avec HolidayCheck&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-kaQ3_LrbPPI/TxWyNeps8lI/AAAAAAAAALI/MCAJ98oziKM/s1600/carnaval+vix+2008+%2528545r%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/-kaQ3_LrbPPI/TxWyNeps8lI/AAAAAAAAALI/MCAJ98oziKM/s1600/carnaval+vix+2008+%2528545r%2529.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;D'un autre Carnaval - Photo : PixeLuz / (c) Francis Juif&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-1226083738053796969?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/1226083738053796969/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=1226083738053796969' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/1226083738053796969'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/1226083738053796969'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2012/01/carnaval-de-rio-de-janeiro-2012.html' title='Carnaval de Rio de Janeiro 2012'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-kaQ3_LrbPPI/TxWyNeps8lI/AAAAAAAAALI/MCAJ98oziKM/s72-c/carnaval+vix+2008+%2528545r%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-8467073257840597004</id><published>2012-01-16T12:02:00.000-02:00</published><updated>2012-01-19T19:49:56.913-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='FAQ'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='São Paulo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='carnaval'/><title type='text'>Carnaval de São Paulo 2012</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le Carnaval approche. Puisqu'il n'y a pas que celui de &lt;a href="http://vitoria-brasil.blogspot.com/2012/01/carnaval-de-rio-de-janeiro-2012.html" target="_blank"&gt;Rio&lt;/a&gt;, parlons aujourd'hui un peu de celui de São Paulo, qui vaut largement l'édition carioca. Les billets commencent à être mis en vente. Pour les défilés des écoles de samba du &lt;i&gt;Grupo Especial&lt;/i&gt; (la première division), qui auront lieu les 17 et 18 février, les prix varient de 70 reais (gradin) à 25.000 reais (loge de 25 personnes). Un euro valant ce matin autour de 2,26 R$, cela fait donc des prix par individu allant d'environ 30 euros à plus de 400 euros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelles seront les écoles qui défileront sur l'avenue&amp;nbsp;? Le 17 février&amp;nbsp;: Camisa Verde e Branco, Império de Casa Verde, X-9 Paulistana, Vai-Vai, Rosas de Ouro, Acadêmicos do Tucuruvi et Mancha Verde. La nuit suivante&amp;nbsp;: Dragões da Real, Pérola Negra, Mocidade Alegre, Águia de Ouro, Unidos de Vila Maria, Gaviões da Fiel et Tom Maior.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À votre service ! &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-QKeuBkj9Yi8/TxQtDpFW1TI/AAAAAAAAAK8/DSLakY0jtqw/s1600/carnaval+vix+2008+%2528516r%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/-QKeuBkj9Yi8/TxQtDpFW1TI/AAAAAAAAAK8/DSLakY0jtqw/s1600/carnaval+vix+2008+%2528516r%2529.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;D'un autre Carnaval - Photo : PixeLuz / (c) Francis Juif&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-8467073257840597004?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/8467073257840597004/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=8467073257840597004' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/8467073257840597004'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/8467073257840597004'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2012/01/carnaval-de-sao-paulo-2012.html' title='Carnaval de São Paulo 2012'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-QKeuBkj9Yi8/TxQtDpFW1TI/AAAAAAAAAK8/DSLakY0jtqw/s72-c/carnaval+vix+2008+%2528516r%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-7930069292136563828</id><published>2012-01-15T01:00:00.000-02:00</published><updated>2012-01-15T01:00:03.979-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='amérique latine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie quotidienne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='João Gilberto'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='santé'/><title type='text'>Marabout, bout de ficelle, selle de cheval</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour s'installer à Rio de Janeiro, Marc Fischer choisit la colocation dans un grand appartement du Ipanema Penthouse. Lui compris, ils sont six, dont un couple franco-norvégien. Si le Français, Sasha, est là vivant, c'est parce qu'un incident bancaire l'a empêché d'embarquer dans l'Airbus du vol AF 447 qui s'est abîmé dans l'Atlantique. C'est aussi le contexte bancaire qui jouera un rôle dans le destin de Tim, colocataire étasunien. Marc n'est à Rio que depuis quelques jours quand Tim se jette par une fenêtre du onzième étage de la banque où il travaille. Est-ce que, ce jour-là, Marc trouve le moyen qui lui permettra de mettre fin à ses jours&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je me pose la question, c'est parce que je souffre d'hallucinations depuis quelques jours, un symptôme que je ne connais que trop bien, pour l'avoir enduré il y a trois ans. J'entends des mots qui ne sont pas ceux qui ont été prononcés dans mon voisinage, je lis des mots qui ne sont pas ceux imprimés dans les livres et les journaux que je consulte. C'est une sensation assez désagréable. Je sais comment mettre fin à ce malaise, mais la prise du médicament ruine mon sang en détruisant ses plaquettes. Que faire&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Harry Engler, l'ex-dirigeant &lt;i&gt;tupamaro&lt;/i&gt; uruguayen, a vécu un symptôme similaire, dans la cellule où il est resté isolé onze ans. Harry entendait des voix, voyait une serviette se transformer en tapis volant rempli de signes. Pour survivre, Harry a mis au point un exercice&amp;nbsp;: fixer un point sur un mur. Les hallucinations ont alors commencé à passer par ce point. Puis, intuitivement, Harry a fait de ce point le centre d'un cercle dans lequel ses pensées et ses visions seraient circonscrits. Harry a fini par les dompter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'en suis là, à la recherche de ma propre technique, pour dompter à mon tour les démons qui m'empêchent de penser clairement. Après sa libération, Harry Engler est devenu chercheur, celui qui a associé pour la première fois maladie d'Alzheimer et protéine précurseur de l'amyloïde. Cet enchaînement d'informations congruentes – celles que, justement, je remarque –, reçues en quelques jours, m'angoisse. Je me demande dans quelle mesure Harry ne serait pas pour moi, dans un autre registre, un signe annonciateur et aussi funeste que le suicide de Tim l'a été pour Marc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me régalais d'un bol d'açaï, cette semaine, quand j'ai aperçu à la caisse Kim Jong-eun. Troublée, elle aussi, mon épouse m'a demandé quelle était, selon moi, la nationalité du jeune Asiatique qui réglait sa note, pressentant qu'il n'était pas un de ces Brésiliens d'origine japonaise auxquels nous sommes habitués. Je l'ai dévisagé et me suis rappelé que Kim avait utilisé un faux passeport brésilien pour visiter, enfant ou adolescent, le Disneyland installé au Japon. Kim utilisait-il le même subterfuge pour maintenant déguster un açaï&amp;nbsp;? Je n'ai retrouvé mes esprits que lorsque, après le départ de Kim, nous avons demandé à la patronne qu'elle était la nationalité de l'étrange client. C'était bel et bien un Coréen, le fils du patron du Yahoo, un mauvais restaurant japonais du quartier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yahoo a frappé les esprits capixabas au point que au moins deux d'entre eux ont volé cette marque pour baptiser leur entreprise. Existe en effet sur la route, qui va de Vitória à la plage de Manguinhos, un parc d'attractions homonyme. Parmi les étranges pensées qui parasitent mon esprit, circule une intuition&amp;nbsp;: Yahoo, la Corée et l'açaï auraient-ils à voir avec le mal dont je souffre&amp;nbsp;? J'en suis là, &lt;i&gt;Doutor&lt;/i&gt;, à ce jour, à ce jouir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'avais-je pas promis de tout dire&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lecteur curieux d'en apprendre plus sur &lt;a href="http://vitoria-brasil.blogspot.com/search/label/Jo%C3%A3o%20Gilberto" target="_blank"&gt;Marc Fischer cliquera ici&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;table cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="float: left; margin-right: 1em; text-align: left;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-XFG6j8-TvE4/TxHBQHCQXkI/AAAAAAAAAKw/4q2dFAlQRf4/s1600/santa+teresa+%25282003ir%2529.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; margin-bottom: 1em; margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/-XFG6j8-TvE4/TxHBQHCQXkI/AAAAAAAAAKw/4q2dFAlQRf4/s1600/santa+teresa+%25282003ir%2529.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Photo : PixeLuz / Francis Juif&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-7930069292136563828?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/7930069292136563828/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=7930069292136563828' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/7930069292136563828'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/7930069292136563828'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2012/01/marabout-bout-de-ficelle-selle-de.html' title='Marabout, bout de ficelle, selle de cheval'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-XFG6j8-TvE4/TxHBQHCQXkI/AAAAAAAAAKw/4q2dFAlQRf4/s72-c/santa+teresa+%25282003ir%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-4601412710340165091</id><published>2012-01-13T01:00:00.000-02:00</published><updated>2012-01-13T01:00:02.976-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Les Haïtiens font du Brésil leur nouveau pays de cocagne</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Longtemps, la France et le Québec, plutôt pour l'élite intellectuelle, New York, pour tous, ont aimanté les flux migratoires en provenance de Haïti. Si le Québec et New York continuent d'attirer les Haïtiens, c'est de moins en moins vrai en ce qui concerne la France de la doublette Sarkozy-Guéant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce la présence de casques bleus brésiliens sur leurs terres, est-ce la réputation récemment acquise d'un Brésil économiquement fort, est-ce un peu des deux et un peu aussi des éternels clichés associés au pays du football, des plages et du carnaval&amp;nbsp;? Selon le ministère brésilien de la Justice, environ 4.000 Haïtiens seraient entrés clandestinement au Brésil, principalement par les États de l'Acre et de l'Amazonie, et ce depuis le tremblement de terre qui a mis à bas leur pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet afflux constituerait le plus important mouvement migratoire depuis l'arrivée des Japonais au début du 20ème siècle et celle des Italiens pendant les premières années de la République.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Conseil de l'immigration proposerait de régulariser la situation de ces migrants, mais aussi, une fois cette opération faite, fixer des limites pour ceux qui voudraient suivre leur exemple. Ainsi, le consulat du Brésil délivrerait chaque mois une centaine de visas provisoires, à charge pour les Haïtiens de trouver un boulot formel dans les 5 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette règle, que voudrait instaurer le gouvernement brésilien, a-t-elle un sens&amp;nbsp;? J'en doute. Les Haïtiens continueront sans doute d'entrer en Amérique du Sud par le Venezuela ou la Colombie et de se diriger vers l'Acre et l'Amazonie, la longueur et la topographie des frontières aidant. La communauté haïtienne du Brésil sera donc probablement amené à croître. Reste à savoir si, comme les Italiens et les Japonais, les Haïtiens marqueront fortement de leur culture quelques villes brésiliennes. Ou quelques favelas.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://0.gvt0.com/vi/TzlFn-Eq15w/0.jpg" height="266" width="320"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/TzlFn-Eq15w&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="500" height="369"  src="http://www.youtube.com/v/TzlFn-Eq15w&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-4601412710340165091?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/4601412710340165091/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=4601412710340165091' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/4601412710340165091'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/4601412710340165091'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2012/01/les-haitiens-font-du-bresil-leur.html' title='Les Haïtiens font du Brésil leur nouveau pays de cocagne'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-2458521152413089300</id><published>2012-01-12T01:00:00.000-02:00</published><updated>2012-01-19T19:57:17.406-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rio de Janeiro'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='João Gilberto'/><title type='text'>Bossa Nova</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Marc Fischer fait la connaissance de Carlos Alberto Afonso, la patron du magasin de disques &lt;i&gt;Toca do Vinicius&lt;/i&gt;. Plus qu'un disquaire, le gardien d'un temple dédié à la Bossa Nova. Marc lui demande ce qu'en fin de compte «&amp;nbsp;Bossa Nova&amp;nbsp;» signifie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«&amp;nbsp;À travers le monde, en Allemagne, aux États-Unis, dans toute l'Europe, en Asie, ça a pris le sens de nouveau style, de &lt;i&gt;nouvelle vague&lt;/i&gt;, qui, en France, a marqué le renouveau du cinéma. Mais pour nous, Brésiliens, &lt;i&gt;bossa &lt;/i&gt;a une autre signification. Quand on dit de quelqu'un qu'il a la &lt;i&gt;bossa&lt;/i&gt;, ça veut dire qu'il a une manière bien à lui de faire les choses. Qu'il a du swing, de la personnalité.&amp;nbsp;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mot «&amp;nbsp;swing&amp;nbsp;» doit avoir égaré Marc dans les allées du jazz, qui se risque à dire&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Autrement dit, &lt;i&gt;cool&lt;/i&gt;&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça lui vaut une volée de bois vert, de la part de Carlos, qui se voit obligé de préciser sa pensée&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Ça aurait plutôt à voir avec la vérité, avec la poésie, avec la vulnérabilité et la modernité, c'est-à-dire être quelqu'un de spécial.&amp;nbsp;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Spécial. Très spécial. Je ne puis m'empêcher de penser à l'artiste-autiste.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://2.gvt0.com/vi/G-G8-M10BZ4/0.jpg" height="266" width="320"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/G-G8-M10BZ4&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="500" height="369"  src="http://www.youtube.com/v/G-G8-M10BZ4&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'ensemble des épisodes du feuilleton &lt;i&gt;Ho-ba-la-lá&lt;/i&gt; est accessible &lt;a href="http://vitoria-brasil.blogspot.com/search/label/Jo%C3%A3o%20Gilberto" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;b&gt;* * *&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-2458521152413089300?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/2458521152413089300/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=2458521152413089300' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/2458521152413089300'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/2458521152413089300'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2012/01/bossa-nova.html' title='Bossa Nova'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-198327743360422350</id><published>2012-01-11T01:00:00.000-02:00</published><updated>2012-01-11T01:00:04.991-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma littérature'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vitória'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie quotidienne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='afrique'/><title type='text'>Quand les vaches tombent du ciel</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Faut-il que je tire désormais au sort les films que mon épouse et moi irons voir&amp;nbsp;? Après tout, ne sommes-nous pas victimes de préjugés anti-hollywoodiens&amp;nbsp;? En effet, la discrimination positive nous conduisant à privilégier des films de pays périphériques, comme la Chine et la France, se montre parfois contre-productive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, vendredi, nous nous décidons pour Kristin Scott-Thomas dans le dernier Gilles Paquet-Brenner au Metrópolis, le ciné-club de l'université. Je jette un œil à l'affiche, aux horaires, j'achète nos deux billets et nous nous installons dans des fauteuils fatigués et encore humides des pluies torrentielles de l'avant-veille. Commence le film et le spectacle passe aussitôt dans la salle&amp;nbsp;: nous nous regardons tous et improvisons d'improbables dialogues. C'est que le projectionniste semble s'être emmêlé les pinceaux. Deux spectateurs prennent l'initiative de prévenir le gérant et reviennent, deux minutes plus tard. Verdit&amp;nbsp;: Kristin Scott-Thomas a raté l'avion qui devait l'amener à Vitória. J'imagine la même scène en France, le public réclamer à grands cris le remboursement des tickets. Mais, à Vitória, nous avons affaire à un bon public&amp;nbsp;: collectivement, nous décidons de rester. Après tout, le &lt;i&gt;Machine Gun Preacher&lt;/i&gt; qui a débuté est peut-être un chef d’œuvre qui, sans ce cafouillage, nous aurait échappé&amp;nbsp;! Repoussant un accès de mauvaise humeur, je me dis qu'il y a toujours quelque chose à prendre et à apprendre. De fait, j'apprendrai l'existence de Sam Childers, petite frappe ultra-violente qui a, miraculeusement, choisi la rédemption en construisant une église et un orphelinat au sud du Soudan – c'était avant la très récente indépendance –, faisant accessoirement le coup de feu contre les guérilleros de la secte prétendument chrétienne de Joseph Kony (Lord's Resistance Army). Disons le, ce panégyrique à la gloire d'un Rambo pentecôtiste est un navet de première.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samedi, nous jetons notre dévolu sur un opus allemand qui déroule sa trame en Argentine&amp;nbsp;:&lt;i&gt; Le jour où je ne suis pas né&lt;/i&gt;. Tu parles d'un titre à la mords-moi-le-noeud&amp;nbsp;! Mais j'ai les idées larges et le Ciné Jardins, qui est notre cinéma favori, nous déçoit rarement, grâce à la curiosité universaliste de Juninho, son gérant. Hélas, trois fois hélas, nous avons encore une fois fait mauvaise pioche. La pellicule est brûlée en son centre (!) et rayée tout autour, des rayures d'une densité rarement vue dans ma déjà longue vie de cinéphile. Mais l'objet cinématographique&amp;nbsp;? Est-ce ma mauvaise humeur, que cette fois je ne parviens pas à dompter, toujours est-il qu'il m'a semblé voir un docu-fiction d'Arte sur l'affaire des bébés de disparus de la dictature argentine, des bébés enlevés par des familles en mal d'adoption.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cinéma étant comme le saut à la perche, nous remettons ça, pour une troisième et dernière tentative, le dimanche. Après le navet étasunien annexant le sud du Soudan, après le regard allemand porté sur l'Argentine, nous tentons un &lt;i&gt;Conte chinois&lt;/i&gt; qui, comme son titre l'indique, se déroule à Buenos Aires. Le croiras-tu, le film projeté sur le grand écran est celui annoncé et la copie en excellent état&amp;nbsp;! Quant au personnage principal, Roberto, ce serait mon portrait – psychologique, je tiens à le préciser – craché, selon ma chère et pas très tendre, qui aurait, si tel était le cas, bien du mérite de me supporter au quotidien. Faites connaissance avec Roberto, aux prises avec un immigré chinois, vous rirez peut-être du Roberto qui sommeille en vous, comme ont ri tous les Roberto – et ils étaient nombreux ce soir-là – présents dans la salle. Enfin, vous saurez, grâce à un David Pujadas russe, qu'il arrive que des vaches tombent du ciel. Vraiment&amp;nbsp;!&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://1.gvt0.com/vi/K5lTnxBl-OE/0.jpg" height="266" width="320"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/K5lTnxBl-OE&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="500" height="284"  src="http://www.youtube.com/v/K5lTnxBl-OE&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-198327743360422350?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/198327743360422350/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=198327743360422350' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/198327743360422350'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/198327743360422350'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2012/01/quand-les-vaches-tombent-du-ciel.html' title='Quand les vaches tombent du ciel'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-9007652260346965233</id><published>2012-01-10T01:00:00.000-02:00</published><updated>2012-01-10T01:00:07.019-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='João Gilberto'/><title type='text'>Un Japonais nommé João Gilberto Prado Pereira de Oliveira</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;«&amp;nbsp;Parfois, je crois qu'il est en rien brésilien, mais japonais.&amp;nbsp;» C'est ce que dit Toshimitsu Aono à Marc Fischer à propos de notre João Gilberto. Et Toshimitsu d'expliquer&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;À cause de son esthétique si sobre, concise, précise, exacte, se répétant à l'infini. En plus, il chante dans un rythme qui n'est pas celui qui est joué. Et même comme ça, tout s'emboîte, comme si ça sortait d'un instrument complètement nouveau.&amp;nbsp;»&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est à Toshimitsu que Marc doit de découvrir vraiment João Gilberto. C'est lui qui lui fait écouter les deux minutes et dix-sept secondes de Ho-ba-la-lá. Grâce à Toshimitsu, la chanson apparemment toute simple, aux paroles bébêtes, rejoint soudain le musée imaginaire de Marc.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a parmi nous de rares hommes et femmes qui, même chantant le bottin (1), parviennent à nous émouvoir au plus profond. Des êtres suffisamment innocents, pas loin d'être autistes qui vivent dans un autre monde, un monde qui se veut parfait et qui, par conséquent, ne peut être peuplé que par l'artiste-autiste, tout entier occupé à cultiver la fleur de la beauté quand les autres tournent autour de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, pleins de sales idées en tête. Les autres, c'est bien sûr nous, capables malgré tout de nous arrêter de tourniller par instants pour observer, voire contempler, le jardin où vit l'artiste-autiste. Ni bien, ni mal, beau.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Grâce à Toshimitsu, Marc s'est arrêté pour prêter l'oreille et un peu plus, le cœur, à la musique aussi simple qu'étrange de João Gilberto. Grâce à Kimiko, dans la même ville, Tokyo, j'ai écouté différemment le João Gilberto dont je ne connaissais que le travail accompli avec Stan Getz et Tom Jobim.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourquoi faut-il que je me sois assis en face d'elle dans l'établissement, où mes deux collègues et moi étions invités à dîner par l'entreprise qui nous aidait à y voir plus clair du monde futur qui nous attendait&amp;nbsp;? Pourquoi faut-il que je l'ai suivie, au sortir du restaurant, dans une course insensée à travers la nuit tokyoïte qui s'est achevée à l'aube chez elle, où passait en boucle cet extrait du premier vinyle 33 tours de João Gilberto&amp;nbsp;: Ho-ba-la-lá&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;blockquote class="tr_bq"&gt;Terá feliz o coração&lt;br /&gt;O amor encontrará&lt;br /&gt;Ouvindo esta canção&lt;br /&gt;Alguém compreenderá&lt;br /&gt;Seu coração&lt;/blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Décidément, Marc, nous aurions eu beaucoup à nous dire, si tu ne t'étais pas défenestré. Peut-on papoter avec un mort, même quand on ne croit pas au paradis &lt;i&gt;post mortem&lt;/i&gt;&amp;nbsp;? Je crains que oui, comme on le verra.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;(1) Miles Davis dira&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;He could read a newspaper and sound good&amp;nbsp;». &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://2.gvt0.com/vi/CUMHlLBMBuo/0.jpg" height="266" width="320"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/CUMHlLBMBuo&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="500" height="369"  src="http://www.youtube.com/v/CUMHlLBMBuo&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-9007652260346965233?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/9007652260346965233/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=9007652260346965233' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/9007652260346965233'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/9007652260346965233'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2012/01/un-japonais-nomme-joao-gilberto-prado.html' title='Un Japonais nommé João Gilberto Prado Pereira de Oliveira'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-4314423660073691261</id><published>2012-01-08T01:00:00.000-02:00</published><updated>2012-01-08T01:00:00.954-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vitória'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie quotidienne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les vraies gens'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='espírito santo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='langue'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cuisine'/><title type='text'>Je me suis ennuyé chez Fantasia</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si je ne recherche pas la compagnie de mes compatriotes, je ne l'évite pas non plus. Au bonheur la chance, telle est en la matière, comme en bien d'autres, ma devise. C'est ainsi que je me suis ennuyé l'autre jour en acceptant l'invitation à dîner d'un couple franco-brésilien, l'un linguiste qui se croyait distingué, l'autre tout autant masculin qui a longtemps été cuistot au &lt;i&gt;Lapin toqué&lt;/i&gt;, le restaurant de la clinique de La Borde.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;J'ai très vite fait connaissance avec le premier, en sirotant un breuvage exotique fait d'une eau dans laquelle avaient macéré diverses plantes et à laquelle avaient été ajoutées quelques gouttes de Martini blanc, cet alcool frelaté haut placé dans l'échelle des apéritifs vulgaires. Ce premier est donc un linguiste français égaré, par amour, sur le campus de l'université locale et néanmoins fédérale. Sans cet appel de l'amour, sans doute n'aurait-il jamais mis les pieds à Vitória, pas plus que son compagnon brésilien, soit dit en passant. Grand bien lui aurait fait puisque, à peine avions-nous engagé la conversation, notre linguiste, piqué par je ne sais quelle mouche tropicale, qualifiait les Capixabas de ploucs&amp;nbsp;! Notre linguiste – je l'appellerai désormais Fantasia – devrait pourtant savoir que, comme pour les intellectuels, il n'y a de ploucs que français, et que, par conséquent, de même qu'il ne saurait y avoir de traduction en français du signifiant «&amp;nbsp;saudade&amp;nbsp;» comme de son signifié, il ne saurait y avoir de traduction en portugais du signifiant «&amp;nbsp;plouc&amp;nbsp;» comme de son signifié. Mais qu'importe, je me suis risqué à &lt;i&gt;traduire&lt;/i&gt; en mon for intérieur «&amp;nbsp;plouc&amp;nbsp;» par «&amp;nbsp;pé de cachorro&amp;nbsp;». &lt;i&gt;Pés de cachorro&lt;/i&gt;, les Capixabas&amp;nbsp;? Je lui ai fait remarquer qu'il y avait, sans doute permis, la même proportion de ploucs à Vitória qu'à Rio de Janeiro et à São Paulo. Que nenni&amp;nbsp;! croyait-il devoir rétorquer, argumentant qu'il n'en avait pas vu autant dans les deux métropoles susdites. Il m'a été facile d'ironiser qu'il ne connaissait pas très bien ces deux villes. Il a alors essayé de dribbler&amp;nbsp;: comment pouvais-je dire ça alors que nous ne nous connaissions que depuis cinq minutes&amp;nbsp;? Je l'ai aussitôt contré, en lui faisant remarquer que son opinion démontrait qu'il ne connaissait que des territoires assez exigus de Rio et São Paulo.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Le bec cloué, Fantasia s'est levé et a fait mine de s'intéresser à ce qui se passait du côté de la cuisine. Quant à moi, je me suis promis de ne plus perdre mon temps en arguties avec cet énergumène pendant le reste de la soirée, ce qui ne m'empêchait pas de le guetter du coin de l’œil de temps à autre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Entre la salade de crevettes sur son lit de potage marin et les confits de canard, la conversation a soudain dévié vers Rio. Quelqu'un a évoqué les macabres parties de football qui se jouent dans certaines favelas et cours de prison. Règle du jeu&amp;nbsp;: on trucide un compagnon d'infortune et on lui tranche la tête pour en faire un ballon. Puis c'est chacun pour soi et Dieu pour tous&amp;nbsp;! De ce jeu qui tient autant du polo afghan que de la balle au pied, d'autres convives sont passés à évoquer les mille maux de la société brésilienne, la diabolique trinité médiatique (le foot encore, la corruption, les homicides), le trafic de drogues alimenté par ses riches clients et l'ignorance crasse des élites, «&amp;nbsp;pé de cachorro demais&amp;nbsp;». Quelqu'un a commencé à balancer des noms d'artiste sous perfusion cocaïnée. Ah oui&amp;nbsp;? s'est étranglé Fantasia, manifestement pas franchement déniaisé. Puis, clou de la conversation, un autre a voulu le rassurer&amp;nbsp;: même les &lt;i&gt;pés de cachorro&lt;/i&gt; qui courent les rues de Rio, mais aussi de plus en plus souvent celles de Vitória, ont une fâcheuse tendance à abandonner la bière et la &lt;i&gt;maconha&lt;/i&gt; pour adopter le crack et le Coca, y compris dans les &lt;i&gt;pagodes&lt;/i&gt;, des &lt;i&gt;pagodes&lt;/i&gt; qui risquent de se transformer petit à petit en cimetières du samba où ne rôderaient plus que des zombies armés de guitares et cavaquinhos en lambeaux de bois putréfiés. Pour enfoncer le clou, ma chère et tendre a cru devoir en rajouter en déchiffrant pour notre linguiste ces funestes propos dont il ne maîtrisait pas tous les sens.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Notre nouvel ami s'est levé, est allé chercher une nouvelle bouteille de vin et s'en est servi un grand verre. J'ai attaqué ma cuisse de canard, délicieuse au demeurant, et me suis pourléché goulûment les babines. Et, pour marquer le point, j'ai trinqué avec Fantasia.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;table align="center" cellpadding="0" cellspacing="0" class="tr-caption-container" style="margin-left: auto; margin-right: auto; text-align: center;"&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-WCKBKjwGX5o/TwSo3zcYInI/AAAAAAAAAKo/opUm_0OZOjI/s1600/varal+da+poesia+%252813r%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: auto; margin-right: auto;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/-WCKBKjwGX5o/TwSo3zcYInI/AAAAAAAAAKo/opUm_0OZOjI/s1600/varal+da+poesia+%252813r%2529.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td class="tr-caption" style="text-align: center;"&gt;Un pagode n'ayant pas encore muté - Photo : PixeLuz / Francis Juif&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-4314423660073691261?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/4314423660073691261/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=4314423660073691261' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/4314423660073691261'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/4314423660073691261'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2012/01/je-me-suis-ennuye-chez-fantasia.html' title='Je me suis ennuyé chez Fantasia'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-WCKBKjwGX5o/TwSo3zcYInI/AAAAAAAAAKo/opUm_0OZOjI/s72-c/varal+da+poesia+%252813r%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-25063589963345128</id><published>2012-01-07T01:00:00.000-02:00</published><updated>2012-01-07T01:00:01.625-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='João Gilberto'/><title type='text'>L'énigme João Gilberto</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quelle drôle d'idée d'écrire un livre faisant le compte rendu d'une tentative de rencontrer João Gilberto&amp;nbsp;! Et, il faut bien l'avouer, quelle drôle d'idée d'écrire à propos d'un livre faisant le compte rendu d'une tentative de rencontrer João Gilberto&amp;nbsp;! Marc Fischer se demande – c'est la moindre des choses – pourquoi chercher à rencontrer cet homme qui ne désire pas être rencontré. Il en donne une première raison&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«&amp;nbsp;Parce que João Gilberto est une énigme. Parce qu'on ne sait pas très bien ce qui l'inspire, si toutefois quelque chose l'inspire encore dans sa chambre d'hôtel – ou là où il habite pour le moment. Parce que circulent des histoires étranges à son propos, et qu'on ne sait pas lesquelles sont vraies et lesquelles sont extravagantes, fantaisistes, inventées.&amp;nbsp;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi ces histoires, il y a celle qui prétend qu'il ne communique avec sa famille que par l'intermédiaire de billets glissés sous la porte de sa chambre. L'idée – que je formulais au précédent épisode – de me servir de sa nièce capixaba pour entrer en contact avec le maître tomberait alors à l'eau. Pour en avoir le cœur net, j'interrogerai la nièce à la première occasion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et moi, pourquoi faut-il que j'écrive à propos de João Gilberto, en me servant en quelque sorte du médium Marc Fischer&amp;nbsp;? Est-ce que je suis, comme Marc, à la recherche du cœur de la bossa nova, qui est le cœur de la beauté&amp;nbsp;? Quand ai-je rencontré, musicalement s'entend, pour la première fois le&amp;nbsp; maître&amp;nbsp;? Je crois ne pas me tromper en disant que cela a été, à la fin des années soixante – en 1964, date de sortie de l'album, j'étais trop jeune, trop aimanté par des musiques plus frustres – lors de ma première écoute du fameux disque enregistré avec, notamment, Stan Getz et Tom Jobim. Après avoir écouté ce disque, plus rien ne serait comme avant, je me suis mis à chercher les opus de Getz, Jobim et JG là où je demeurais, là où je passerais. Mais, en ces temps déjà lointains, João Gilberto restait dans mon esprit un musicien, j'ignorais tout des interviews qu'il donnait encore ces années-là. João Gilberto n'était pas encore une énigme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bientôt, j'en dirai plus. Mais sans doute faudra-t-il que je fasse quelques digressions, sans doute faudra-t-il que je suive mon bon plaisir.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://2.gvt0.com/vi/qcKRFl0UU0Y/0.jpg" height="266" width="320"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/qcKRFl0UU0Y&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="500" height="369"  src="http://www.youtube.com/v/qcKRFl0UU0Y&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-25063589963345128?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/25063589963345128/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=25063589963345128' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/25063589963345128'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/25063589963345128'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2012/01/lenigme-joao-gilberto.html' title='L&apos;énigme João Gilberto'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-1477239314379914812</id><published>2012-01-05T14:00:00.000-02:00</published><updated>2012-01-05T14:02:24.552-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vitória'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les vraies gens'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='criminalité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='justice'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='espírito santo'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>La descente aux enfers d' Alexandre Estevão Ramos</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'Espírito Santo, ses plages, ses montagnes, sa &lt;i&gt;moqueca capixaba&lt;/i&gt;. Et ses prisons. Des prisons qui nous rappellent que l'enfer est une invention humaine, que l'enfer est sur terre et non pas au ciel. Des prisons dont les conditions d'enfermement épouvantables ont déjà été pointées plusieurs fois, au point d'émouvoir jusqu'à des rapporteurs de l'ONU. Des prisons dont se désintéressent les principales autorités locales, à commencer par le gouverneur actuel, Renato Casagrande, qui semble ne pas vouloir faire mieux que l'ancien gouverneur, Paulo Hartung, lui-même moins occupé à promouvoir le bien public qu'à constamment manipuler dans l'ombre ceux qui auraient pu (ou pourraient encore) le gêner. Des prisons auxquelles ne s'intéressent guère les citoyens capixabas. Mais faut-il en être surpris&amp;nbsp;? Si la presse et les télés locales tiennent avec force détails morbides la chronique des homicides, elles taisent les meurtres&amp;nbsp; d'État. Il aura fallu qu'un journal en ligne, Século Diário, en parle pour que, malgré le &lt;i&gt;black out&lt;/i&gt; décrété par les politiques et leurs complices journalistes, une nouvelle et lamentable histoire finisse par toucher quelques uns d'entre nous, nous toucher à tous égards, et nous décide à la relayer via les réseaux sociaux ou les blogues.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;C'est mardi dernier qu'a pris fin le supplice du jeune Alexandre Estevão Ramos, une septicémie signant la fin de sa descente aux enfers. Les souffrances d'Alexandre ont commencé le 18 mars 2010. Touché dans le dos, ce jour-là, par une balle tirée par un policier, il a été abandonné en équilibre instable sur un rocher où il est resté trois heures à perdre son sang, avant que le SAMU lui porte secours. Pour cela, encore aura-t-il fallu que des habitants du quartier réussissent à obtenir d'abord l'envoi sur place d'une équipe d'une chaîne de télévision...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Il restera deux mois dans un hôpital, puis sera transféré dans un autre hôpital. Puis il sera interné au pénitencier de haute sécurité de Viana, sans que sa famille en soit informé et moins encore de son état de paraplégique. C'est dans l'infirmerie de la prison qu'Alexandre contractera une infection généralisée. On le conduira à nouveau à l'hôpital où il sera nécessaire d'amputer ses deux jambes. On le rendra alors à sa famille. Puis ce seront des déménagements, de nouveaux séjours à l'hôpital. À la fin, terriblement affaibli, il n'aura plus la force de parler.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Le récit de cette descente aux enfers est à lire sur le &lt;a href="http://www.seculodiario.com/exibir_not.asp?id=33672" target="_blank"&gt;site du Século Diário&lt;/a&gt;. Les photos sont difficilement soutenables. La vérité des faits ne l'est pas moins.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://informel.wordpress.com/2012/01/05/le-supplice-dalexandre/" target="_blank"&gt;Mehdi&lt;/a&gt; et moi-même, qui vivons dans l'État d'Espírito Santo, avons pensé qu'il était de notre devoir de répercuter cette affaire au-delà des frontières du Brésil.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Nous publions donc simultanément un article sur le supplice d'Alexandre.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-1477239314379914812?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/1477239314379914812/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=1477239314379914812' title='16 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/1477239314379914812'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/1477239314379914812'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2012/01/la-descente-aux-enfers-d-alexandre.html' title='La descente aux enfers d&apos; Alexandre Estevão Ramos'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>16</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-4845095803041402928</id><published>2012-01-04T01:00:00.000-02:00</published><updated>2012-01-15T17:23:17.307-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma littérature'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='João Gilberto'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='pipeule'/><title type='text'>Ho-ba-la-lá</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;«&amp;nbsp;Chère Miúcha,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon nom est Marc Fischer, je suis de Berlin et je suis à la recherche de João Gilberto et du cœur de la bossa nova, qui est le cœur de la beauté.&lt;br /&gt;Est-ce que nous pourrions nous rencontrer&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;Cordialement,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. F.&amp;nbsp;»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est la lettre que notre Sherlock allemand dicte en anglais et fait traduire en portugais par son Watson, en l’occurrence une certaine Rachel Balassiano qui l'accompagnera dans sa quête gilbertienne. C'est la lettre dont la retranscription conclut le premier chapitre du livre que le journaliste Marc Fischer consacre à João Gilberto, un livre document dont le titre est emprunté à l’œuvre du maître&amp;nbsp;: Ho-ba-la-lá.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marc et Rachel sont au pied de la tour où, croient-ils, vit JG. Le portier leur apprend que le maître a déménagé depuis dix ans, mais leur confirme que la seconde ex-Madame Gilberto, Miúcha, la sœur de qui vous savez sans doute, vit toujours là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-jwMqS-KGDWE/TwNBPchfgeI/AAAAAAAAAKc/ReJCyjAPYz4/s1600/sobrinha+jg.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/-jwMqS-KGDWE/TwNBPchfgeI/AAAAAAAAAKc/ReJCyjAPYz4/s1600/sobrinha+jg.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;Marc aurait dû me demander, il ne l'a pas fait, il ne le fera pas, puisqu'il s'est, depuis, défenestré. Nous aurions en toute modestie arpenté certaine rue de Vitória où le maître vient assez souvent se reposer. Et si, pas plus qu'à Rio, nous n'avions eu la chance de le croiser, nous aurions pu rencontrer une nièce (photo) ou un neveu. Une approche plus intime qui, sait-on jamais, aurait donné de meilleurs résultats que l'approche par les étoiles et leurs satellites. J'y reviendrai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ensemble des billets se rapportant au livre de Marc Fischer et à João Gilberto est &lt;a href="http://vitoria-brasil.blogspot.com/search/label/Jo%C3%A3o%20Gilberto" target="_blank"&gt;accessible ici&lt;/a&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-4845095803041402928?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/4845095803041402928/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=4845095803041402928' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/4845095803041402928'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/4845095803041402928'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2012/01/ho-ba-la-la.html' title='Ho-ba-la-lá'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-jwMqS-KGDWE/TwNBPchfgeI/AAAAAAAAAKc/ReJCyjAPYz4/s72-c/sobrinha+jg.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-6011461401180548452</id><published>2012-01-03T01:00:00.000-02:00</published><updated>2012-01-03T01:00:00.947-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie quotidienne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='société'/><title type='text'>Je me suis acheté un chapeau</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je me suis acheté un chapeau. C'est un joli chapeau de paille, léger et gai comme un pique-bœuf sur le dos d'un rhinocéros. Ça ronronnait dans mon ciboulot depuis un moment, je regardais avec envie les vitrines des chapeliers. Et puis, sur un coup de tête, alors que je sortais d'un &lt;i&gt;quilo&lt;/i&gt; de Praia do Canto, j'ai fini par pousser la porte du chapelier. Depuis, ma vie a changé. Dans la rue, les gens me regardent différemment, si bien que je crois devoir répondre à leurs regards en les saluant d'un «&amp;nbsp;tudo jóia&amp;nbsp;» ou d'un «&amp;nbsp;beleza&amp;nbsp;» du meilleur aloi. Ces inconnus sont formidablement sympathiques, presque tous me répondent. Non seulement ils me disent bonjour à leur façon – et les manières de dire bonjour au Brésil sont diverses et colorées –, mais ils me demandent des nouvelles du petit-fils que je n'ai pas ou d'une épouse qui n'est pas la mienne.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Parfois, nous engageons la conversation, qui peut nous mener loin, c'est-à-dire jusqu'en France, rapport à mon accent exotique. Ainsi, quelqu'un s'est inquiété de la situation du cher pays de mon enfance&amp;nbsp;: ayant entendu un présentateur du journal télévisé commenter les terribles ravages de la crise, il voulait savoir s'il était prudent d'envisager passer quelques jours à Paris lors de ses prochaines vacances. Je l'en ai bien sûr dissuadé, de peur qu'à son retour il ne me reproche, à l'occasion d'une nouvelle rencontre inopinée sur le trottoir, d'avoir souffert mille maux à voir tant de misère courir les rues parisiennes. Il m'a remercié de ma franchise et a tenu à me consoler. «&amp;nbsp;L'Angleterre, m'a-t-il dit, c'est encore pire.&amp;nbsp;» Comme pour conclure, j'ai ajouté que j'étais fier et soulagé de vivre au Brésil, qui venait de supplanter le Royaume-Uni dans l'échelle des PIB les plus ronflants.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Il arrive aussi qu'on se plaigne auprès de moi, qu'on me fasse part des milles petites douleurs qui accablent un quotidien qui devient difficile à mesure que l'âge avance. C'est ainsi qu'une dame, qui me suivait dans la file d'attente interminable d'un supermarché, en est venue à me parler de ses deux sœurs habitant Rio. L'une d'elles bénéficie d'un plan de santé, l'autre pas. Le destin est parfois cruel, c'est justement la moins bien lotie des deux qui a dû récemment consulter un médecin. Elle a emprunté la carte médicale de son aînée et se trouve depuis internée dans l'unité de soins intensifs d'un hôpital. C'est qu'on a trouvé une tumeur dans l'un de ses poumons. Paniquées, les deux sœurs se demandent maintenant comment sortir de ce pétrin et, malgré tout, sauver la malade. Je n'avais malheureusement pas la réponse à la question, mais je n'ai pas pu m’empêcher de songer à la lettre reçue le jour même, me souhaitant un joyeux nouvel an et m'annonçant que la prime de mon assurance santé augmenterait dès le mois de janvier d'un pourcentage plafonné à 15,16%, conformément aux dispositions prévues par la Loi.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Certaine fois, alors que mon interlocuteur s'efforçait en vain de me reconnaître, je me suis cru obligé d'inventer une rencontre fugace et une discussion qui ne l'aurait pas moins été, lors d'un concert gratuit, sur la Place du Pape, qui avait vu affluer des milliers de badauds et quelques amateurs de &lt;i&gt;samba de raiz&lt;/i&gt;. Malgré le recours aux lois de la probabilité censées jouer en ma faveur, le bonhomme n'a pu, quoique confus, que me détromper&amp;nbsp;: il n'aimait ni la musique, ni les foules.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Un Français, croisé récemment sur les marches d'une église où j'allais assister à un récital de chant baroque, a voulu savoir qu'elle était ma profession. Comme je n'aime pas répondre aux mêmes questions par les mêmes réponses, j'ai osé lui dire que je travaillais du chapeau. Un brin circonspect, il s'est gratté la tête, se demandant si c'était du lard ou du cochon. Alors, pour tenter de rattraper le coup, j'ai improvisé que j'avais été, dans une vie antérieure, chapelier Place de la Révolution à Besançon. Manque de pot, cet homme était lui-même un Bisontin bon teint. Il ne me restait plus qu'à prendre congé au plus vite et mes jambes à mon cou, tout en tenant d'une main mon chapeau pour que le mauvais vent qui soufflait ce soir-là ne l'emportât pas.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-6011461401180548452?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/6011461401180548452/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=6011461401180548452' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/6011461401180548452'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/6011461401180548452'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2012/01/je-me-suis-achete-un-chapeau.html' title='Je me suis acheté un chapeau'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-8037936136653963997</id><published>2012-01-01T01:00:00.001-02:00</published><updated>2012-01-01T01:00:04.265-02:00</updated><title type='text'>Je dirai tout</title><content type='html'>&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je dirai tout. Telle est la résolution du premier de l'an de l'auteur de ce blogue. Contrairement au singe de la sagesse africaine, je dirai tout ce que j'ai vu, entendu, dit. Je le dirai sans fausse pudeur. Je ne cacherai pas les noms, au risque de me fâcher avec les personnes concernées qui me liraient. Je dirai tout parce que tel est mon bon vouloir et que j'ai décidé de vivre chaque jour comme s'il était le dernier. Je dirai tout de mes propres travers et de ceux du monde dans lequel je me sens prisonnier. Je dirai tout de mes bonheurs et de ceux du monde qui – de plus en plus rarement, certes – m'éblouissent. Je dirai tout surtout de la banalité de mes jours et de celle du monde dans lequel je m'ennuie. Et, comme de bien entendu, je ne me tiendrai pas à cette résolution du premier de l'an, pas plus que je ne me suis tenu à celles des années passées.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;Bonne année 2012&amp;nbsp;!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-8037936136653963997?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/8037936136653963997/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=8037936136653963997' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/8037936136653963997'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/8037936136653963997'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2012/01/je-dirai-tout.html' title='Je dirai tout'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-8215464445761762468</id><published>2011-12-22T15:45:00.000-02:00</published><updated>2011-12-22T15:45:42.856-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Vitória'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='pipeule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='économie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='france'/><title type='text'>Tribulations d'un intellectuel français au Brésil</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Prenez un intellectuel français et suivez mon regard&amp;nbsp;! Mon regard&amp;nbsp;? Non, plutôt ma pensée. Soit dit en passant, l'expression «&amp;nbsp;intellectuel français&amp;nbsp;» est quelque peu redondante, car a-t-on déjà vu des intellectuels étasuniens, baloutches ou bavarois&amp;nbsp;? On me dit que non, que l'intellectuel est forcément français. Admettons...&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Prenons donc un intellectuel français, né en 1939, et invitons-le à répandre sa divine parole à Vitória, loin du lieu où il est né, loin du lieu où il professe. Il accepte avec joie, mais, et c'est normal, y pose gentiment mais fermement quelques conditions bien compréhensibles, eu égard à son grand âge et à sa grande sagesse.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si, initialement, un voyage en &lt;i&gt;business class&lt;/i&gt; lui convenait, il lui vient à la réflexion, une réflexion dont le poids n'a pas de prix, cela va sans dire, il lui vient donc qu'il lui serait plus confortable de voyager en première classe et, impérativement, avec Air France.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sans nul doute, notre intellectuel français est-il, et je l'approuve, sensible à l'air du temps qui veut que les Français consomment avant tout français. Qu'importe alors que la puissance invitante et payante lui ait proposé un vol de la TAM, notre intellectuel en fait une question de principe. De même qu'il laisse entendre, gentiment mais fermement, qu'il ne saurait pousser jusqu'à Vitória, Air France ne desservant pas la capitale capixaba. Ce sera donc aux 150 auditeurs attendus de faire le voyage de Rio ou São Paulo. Mais il est vrai que la divine parole n'a, elle non plus, pas de prix.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Notre intellectuel imagine-t-il que des réticences puissent se faire jour côté brésilien&amp;nbsp;? Nullement. Ne lui a-t-on pas répété, ces dernières années, sur les ondes et dans la presse, que le Brésil tenait la forme, économiquement parlant&amp;nbsp;? Puisque la France périclite et que le Brésil s'enrichit, notre intellectuel est convaincu qu'il fait œuvre d'intérêt patriotique en défendant les parts de marché de l'entreprise France.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Oui, mais voilà, les Brésiliens qui l'ont invité rechignent à faire l'investissement. Notre intellectuel ne devrait pas croire tout ce que l'on raconte dans les journaux. N'est il pas payé pour le savoir&amp;nbsp;?  Trop tard, cette fois ses vieux os feront l'économie d'un voyage au Brésil. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-8215464445761762468?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/8215464445761762468/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=8215464445761762468' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/8215464445761762468'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/8215464445761762468'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/12/tribulations-dun-intellectuel-francais.html' title='Tribulations d&apos;un intellectuel français au Brésil'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-5680964088345956942</id><published>2011-12-16T15:19:00.000-02:00</published><updated>2011-12-16T15:19:40.654-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='criminalité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='corruption'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='économie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Tours et détours : les paradis fiscaux</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est l’histoire d’un livre, la genèse d’une enquête journalistique menée par Amaury Ribeiro Jr. Le livre s’intitule &lt;i&gt;A Privataria Tucana&lt;/i&gt;. Le mot « privataria » est une invention du journaliste Elio Gaspari qui a su marier avec bonheur les mots « privatização » et « pirataria ». Nous pouvons le traduire par « privaterie » qui est le mariage de « privatisation » et de « piraterie ». Quant au toucan, c’est l’animal symbole du PSDB. Ce n’est pas une fiction, cela commence comme suit:&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« Dans les semaines qui ont précédé le tir, j’avais recueilli les témoignages de dizaines de personnes et consulté des documents et des procès-verbaux policiers dans la ville de Cidade Ocidental. Dans un premier temps, mon travail se bornait à décrire un crime barbare : l’assassinat de deux jeunes filles, Natália Oliveira Vieira, 14 ans, et Raiane Maia Moreira, 17 ans, ayant reçu des balles dans la bouche et dans la nuque. Photographiée par les enquêteurs, la scène du crime était choquante : les deux adolescentes de la classe moyenne avaient été trouvées enlacées et mortes dans des fourrés. À en juger par l’état de leurs vêtements, elles avaient été violées. Je n’ai pas tardé à réaliser que cette scène illustrait le vécu de nombreuses familles qui, poussées par la spéculation immobilière, s’étaient installées dans des villes dortoirs où la loi du crime régnait sans partage. En l’absence de parcs publics, de places ou de quelconques loisirs, la jeunesse passait des journées entières dans les cybercafés. C’était là qu’elles devenaient les proies faciles des trafiquants et autres voyous. »&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À partir de ce fait divers, Amaury Ribeiro Jr remonte un fil qui le conduit jusqu’à la P2 — écho fortuit de la sinistre loge P2 ? —, le service secret de la police militaire de Goiás, et à un certain João Carlos dos Santos, dit Negão, chef d’un réseau extrêmement bien organisé de trafic de drogue, responsable de plus de 150 assassinats de jeunes en l’espace de 6 mois. Sous la pression du reportage, le gouverneur du District Fédéral (Brasília), Roberto Arruda, obtient du ministère de la Justice l’envoi de 374 hommes de la Force de sécurité nationale. Cette intervention massive n’aura pas l’heur de plaire à la P2 et au gouverneur de Goiás (l’État voisin où se trouvent la plupart des villes de la périphérie de Brasília), Alcides Rodrigues. On tentera d’éliminer Amaury Ribeiro Jr.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour la plupart des politiques locaux et pour la presse internationale, la tentative d’homicide ne fait aucun doute. En revanche, pour la police de Goiás, il n’en est rien, la balle reçue par le journaliste n’est que la malheureuse conclusion d’un braquage qui a mal tourné...&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lorsqu’il quitte Brasília sous haute protection, Amaury, qui craint pour sa peau, décide de ne plus s’occuper de ce genre de sujet et de s’intéresser à la politique. Il ne se doute pas à quel point les chemins du crime organisé et ceux de la politique se croisent et se chevauchent. Dix ans d’investigations le mèneront jusqu’aux Îles Vierges et son paradis fiscal. De quoi rendre furieux nombre de politicards brésiliens et pas des moindres. De quoi lui valoir de solides inimitiés qui mettent sa vie en danger plus sûrement encore que dans le cadre de ses précédentes activités.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-k39qYl7XtuI/Tut6661iMaI/AAAAAAAAAJw/EXEwJVVWC9I/s1600/apt+%2528r%2529.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/-k39qYl7XtuI/Tut6661iMaI/AAAAAAAAAJw/EXEwJVVWC9I/s1600/apt+%2528r%2529.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors que le livre ne fait l’objet d’aucune recension dans la grande presse, il se vend à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires en quelques jours. Les directeurs des journaux ont de plus en plus de mal à l’ignorer et adoptent la même stratégie : la démolition des thèses de l’auteur. Si les documents présentés, font-ils écrire à l’unisson, confirment bel et bien l’existence d’argent ayant circulé par les paradis fiscaux, ils ne prouvent pas que cet argent était sale ! La plupart des lecteurs de ces critiques ne sont pas dupes et posent deux bonnes questions : pourquoi faire circuler cet argent par les Îles Vierges et autres paradis s’il est propre, pourquoi les personnes visées ne portent-elles pas plainte pour diffamation contre Amaury Ribeiro Jr ?&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Qui est visé justement ? Derrière des figures amies ou parentes, José Serra, finaliste de la récente élection présidentielle qui a vu la victoire de Dilma Rousseff. Autrement dit, la machine à laver du PSDB accusé d’avoir organisé des réseaux sophistiqués de détournement de l’argent public des privatisations opérées pendant la présidence de Fernando Henrique Cardoso (FHC).&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si en Angleterre ou en France, les pouvoirs politiques ont, lors des grandes vagues de privatisation, fait mine d’y associer les citoyens en faisant la promotion d’un soi-disant capitalisme populaire — bien mal en point aujourd’hui, soit dit en passant —, au Brésil, FHC et son ministre du Plan, José Serra, n’ont pas eu ces pudeurs : les privatisations visaient sans vergogne la concentration du capital nouvellement créé entre quelques mains, au prix de bananes, selon l’expression brésilienne. Mais ce n’était pas tout : selon Amaury Ribeiro Jr, José Serra, sa famille et son parti, se sont eux-mêmes enrichis à la faveur de ces privatisations, en mettant en place de sophistiqués outils de détournement.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les exemples ne manquent pas, les circuits sont détaillés, les techniques expliquées, les condamnations — il y en a eu, malgré tout — rappelées. On voyage à New York, plaque tournante elle aussi, on visite les Îles Vierges, les Îles Caïmans, on passe par la Suisse et le Liechtenstein, on fait un crochet par l’Uruguay, tous pays où les officines de blanchiment d’argent pullulent. Cela va si vite que l’on en aurait presque la nausée. On aurait bien tort : au bout du compte, cet argent n’a pas d’odeur, c’est l’argent d’entreprises à succès. Des succès parfois étonnants qui feraient rêver l’immense majorité des entrepreneurs habitués à se battre pour se maintenir à flot.Les hommes derrière les jeux d’écriture, des jeux de piste, nous deviennent familiers. D’ailleurs, pour vivre au Brésil, on a l’impression d’avoir croisé certains de leurs semblables. Ce sont des hommes habiles, qui mènent grande vie, qui ont le don de dribbler la législation, une législation qui leur est parfois favorable.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour certains, ce livre ne serait qu’une entreprise de dénigrement du principal parti d’opposition. L’argument ne tient pas. En effet, si le PSDB est le principal parti visé, les autres ne sont pas épargnés pour autant. L’auteur rappelle les accords tacites entre le PT et le PSDB qui ont permis d’étouffer certaines enquêtes : je te tiens, tu me tiens par la barbichette. « Rabo preso », dit-on au Brésil. Il est aussi question des caciques du PT ayant comploté contre Dilma Rousseff, qui ne sortent pas non plus grandis. Ricardo Teixeira, le président de la Confédération brésilienne du football, souvent soupçonné d’actes de corruption, est aussi épinglé. À dire vrai, c’est un vaste coup de projecteur sur les mœurs politiques locales, tous partis confondus. Reste à savoir quel sera l’impact de ce livre. Permettra-t-il de relancer des enquêtes trop vite enterrées, d’ouvrir de nouveaux dossiers ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;José Serra et les siens annoncent, après quelques jours d’hésitation, qu’ils vont porter plainte. Chiche ! Quant au député Protógenes Queiroz (PC do B), il prétend avoir recueilli plus de signatures qu’il n’en faut pour mettre sur pied une commission parlementaire d’enquête. Chiche ! Nous n’avons pas fini de compter les points...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-5680964088345956942?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/5680964088345956942/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=5680964088345956942' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/5680964088345956942'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/5680964088345956942'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/12/tours-et-detours-les-paradis-fiscaux.html' title='Tours et détours : les paradis fiscaux'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-k39qYl7XtuI/Tut6661iMaI/AAAAAAAAAJw/EXEwJVVWC9I/s72-c/apt+%2528r%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-8559391114717268428</id><published>2011-12-14T11:22:00.000-02:00</published><updated>2011-12-14T11:22:31.791-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='économie'/><title type='text'>Acheter brésilien</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Acheter français, acheter chinois, acheter brésilien, acheter national, le slogan est à la mode en ces temps de crise généralisée, crise politique d’abord, crise économique qui en découle, crise morale, crise de nerfs collective, etc. Mais voilà, des paroles aux actes protectionnistes, cela varie fortement d’un pays à un autre.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Prenons la bagnole, cet objet de consommation paraît-il emblématique, objet de désir encore pour certains. En France, on a entendu récemment Sarkozy faire allusion à Toyota, sans le nommer. Il vaut mieux, laissait-il entendre, acheter une Toyota fabriquée à Valenciennes, chez l’ami ( ?) Borloo plutôt qu’une Peugeot montée en Espagne.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le même raisonnement s’applique au Brésil et se traduit dans les faits par des droits de douane en hausse, des droits de douane qui vont passer de 7,60% à 15%. Inclus dans l’IPI (Impôt sur les produits industrialisés), celui-ci va passer à 56,12% du prix de vente, à comparer aux 41,12% qui s’appliquent aux véhicules produits au Brésil et dans les pays bénéficiant d’un accord préférentiel, comme l’Argentine (Mercosur) et le Mexique.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ainsi, pour une Honda CR-V 2.0 flex produite au Mexique, les taxes s’élèvent à 41,12% du prix de vente de 85.700 R$ (environ 35.400 euros), soit 35.240 R$, quand, pour une Kia Sportage 2.0 produite en Corée, dont la valeur était équivalente au modèle Honda susdit, les taxes vont faire passer son prix de vente à 93.140 R$ (environ 38.500 euros), les taxes se montant à la coquette somme de 52.270 R$.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au passage, le lecteur attentif aura remarqué que les autos, nationales ou pas, coûtent un tantinet plus cher qu’en France...&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La France (et l’UE) justement ? Eh bien, pour un véhicule produit au Brésil comme la &lt;a href="http://vitoria-brasil.blogspot.com/2007/02/il-y-vw-fox-et-vw-fox.html" target="_blank"&gt;Volkswagen Fox&lt;/a&gt;, le Brésil étant l’unique lieu de production dans le monde, s’appliquent des droits de douane de 6,5%. Mais avec une différence de taille, les taxes s’appliquant à la valeur CIF (prix d’achat + assurance + transport) du produit importé. 6,5% sur la valeur CIF à comparer aux 15% sur le prix de vente, cela fait grosso modo quatre fois moins dans l’Union européenne qu’au Brésil.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quant à moi qui souhaiterais, de Vitória, donner un coup de pouce à l’économie française, et pour qui l’achat d’un véhicule français importé est hors de mes moyens, il ne me reste guère qu’à me rabattre sur quelque bouteille de vin français (à partir de 80 euros, toutefois, pour un pinard qui n’en vaudrait que 15 en France) ou un fromage. Mais rayon fromage, si j’en trouve facilement d’excellents qui viennent de Suisse, d’Italie, d’Autriche ou des Pays-Bas chez mon &lt;i&gt;delicatessen&lt;/i&gt; préféré, rien de rien côté français sinon un horrible camembert en boîte métallique dont, par pudeur, je tairai la marque !&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et puis, chut, ne le répétez pas, certain Capixaba fait d’excellents morbiers.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-8559391114717268428?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/8559391114717268428/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=8559391114717268428' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/8559391114717268428'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/8559391114717268428'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/12/acheter-bresilien.html' title='Acheter brésilien'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-6182779634882884405</id><published>2011-12-13T07:00:00.000-02:00</published><updated>2012-01-19T19:57:17.426-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rio de Janeiro'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='histoire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Un chien, un salaud</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« Lurdes est entraînée au travail urbain, elle connaît les explosifs et parle portugais, russe, espagnol et guarani. Elle est blonde, svelte, a les yeux bleus et mesure environ 1,80 m. Elle écrit des poésies révolutionnaires qu’elle n’a jamais publiées. Elle est extrêmement sensible. Je suis très liée à elle sur le plan affectif. Mais, en même temps, je tiens à ce que je suis en train de reconquérir. Si c’est possible, s’il m’est possible de le souhaiter, j’aimerais qu’en ce qui la concerne la solution finale soit l’expulsion du Brésil, ou, du moins, qu’elle ne soit pas extrême. »&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La solution finale... L’homme qui fait le portrait de Lurdes, pour le compte du sinistre Fleury, n’est pas, on l’a compris, un nazi allemand du troisième Reich. Cet homme est son amant, le père de l’enfant qu’elle porte. Cet homme est un chien, un salaud. On appelle alors chiens ceux qui sont passés de l’autre côté, de l’extrême-gauche à l’extrême-droite, de la guérilla au soutien des pires tortionnaires de la dictature militaire. Cet homme s’appelle José Anselmo dos Santos, il sera connu comme le &lt;i&gt;cabo&lt;/i&gt; Anselmo, le commandant Anselmo. Il est réputé être aujourd’hui le plus fameux des chiens des années de plomb. Qu’était-il alors en train de reconquérir ? On ne le sait toujours pas, malgré ses livres et les interviews qu’il donne.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle, c’est Soledad Barrett Viedma. Elle est la fille d’un dirigeant du Parti communiste du Paraguay, un parti stalinien. Dès l’enfance, elle a milité. Elle est passée en Argentine, puis en Uruguay. Vers 1965 ou 66, elle part à Moscou étudier à l’université Patrice Lumumba. Mais elle se lasse des Russes, se sépare de son père, qui lancera des agents à sa poursuite, car elle choisit de s’opposer à la ligne du Parti. Elle se retrouve à Cuba pour suivre des cours de guérilla. C’est là qu’elle rencontre son futur mari, le Brésilien José Maria Ferreira de Araújo, surnommé Ariboia, militant de la VPR (Vanguarda Popular Revolucionária). C’est aussi à Cuba qu’elle fera la connaissance du &lt;i&gt;cabo&lt;/i&gt; Anselmo. Après la mort du Che et l’abandon du soutien de Cuba aux guérillas, Fidel la déçoit. Elle rêve de servir la Révolution, de lutter contre les impérialisme américain et soviétique, contre Cuba et les Partis communistes traditionnels.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Anselmo livrera à Fleury la liste de tous les Brésiliens s’étant entraînés avec lui à la guérilla, leurs noms de code et tout ce que les militaires jugent utiles de savoir, les mots de passe, les lieux de rencontre, les procédures. La liste comprend 204 noms, 204 gauchistes de tout poil. Il enseignera aussi aux militaires les techniques de guérilla qu’il a apprises à Cuba. Ces techniques sont des outils que l’on peut mettre au service de n’importe quelle idéologie, de n’importe quel objectif.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Peu ont survécu. Anselmo s’est vanté d’avoir conduit à la mort 200 militants de gauche. Il a organisé lui-même l’embuscade où ont été massacrés Lurdes et 5 membres de la VPR. Parmi les survivants, figurent Fernando Gabeira (ex-député de Rio pour le parti des Verts), le pétiste Carlos Minc et les anciens ministres de Lula, José Dirceu (tombé suite au scandale du &lt;i&gt;mensalão&lt;/i&gt;) et Franklin Martins.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Anselmo a-t-il vraiment changé de bord ou avait-il infiltré dès le début les organisations de gauche, officielles avant  le coup d’état, clandestines après ? On ne le saura sans doute jamais. Il m’arrive de croiser certains de ces chiens, de ces chiennes. On me les désigne dans la rue, dans les lieux publics, dans les entreprises. On me les désigne à voix basse, car la peur reste dans le camp des démocrates. Beaucoup d’entre ces traîtres ont le culot de réclamer à l’état une indemnisation, au prétexte qu’ils auraient été eux aussi les victimes de la dictature. Ils disent haut et fort que d’avoir choisi le mauvais camp les a empêchés de grimper dans la hiérarchie. C’est notamment le cas du &lt;i&gt;cabo&lt;/i&gt; Anselmo qui revendique une retraite correspondant au grade auquel il aurait pu prétendre si la dictature avait gagné la partie. La décision est entre les mains de la Justice, qui n’a pas définitivement tranché.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans l’esprit de nombre d’entre les acteurs de cette époque, rien n’est d’ailleurs définitivement tranché. Anselmo a aujourd’hui 69 ans et affirme ne rien regretter. « Sans Anselmo et tant d’autres informateurs, les communistes auraient pris le pouvoir. Il a trahi ses camarades, mais il n’a pas trahi la patrie », a l’habitude de dire Carlos Alberto Augusto, qui travaillait pour le DOPS (Departamento de Ordem Política e Social). Ils se disent prêts aujourd’hui à reprendre du service, à aider les militaires à remettre de l’ordre dans le pays.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Rien ne permet d’affirmer qu’ils auront à attendre longtemps. La crise politique mondiale et la défiance envers la démocratie affichée par une majorité de Brésiliens font ici le lit des aspirants dictateurs. Hors du Brésil, dans les pays du sud de l’Europe notamment, des régimes autoritaires ont commencé de se construire, appuyés par le tout-puissant marché. Dans l’ombre, les chiens, les salauds affûtent leurs armes.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-6182779634882884405?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/6182779634882884405/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=6182779634882884405' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/6182779634882884405'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/6182779634882884405'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/12/un-chien-un-salaud.html' title='Un chien, un salaud'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-2655821916275416371</id><published>2011-12-11T15:26:00.001-02:00</published><updated>2011-12-11T15:34:42.296-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='usa'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='internet'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='économie'/><title type='text'>Tours et détours : le parc technologique de Jundiaí</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On prend le train à la Estação da Luz et on arrive, une heure et demie plus tard, dans le centre de Jundiaí. C’est une petite ville de 370.000 habitants, plutôt cossue si l’on en croit les façades des maisons et les tours, mais sans grande originalité. Le théâtre Polytheama est réputé être l’une des rares pièces maîtresses du patrimoine local, mais, malgré une intervention de Lina Bo Bardi, on ne peut pas dire qu’il soit franchement remarquable, sauf à forcer un peu l’admiration. Mais le prétexte de notre virée n’est pas le centre « historique », mais ce qui doit devenir le parc technologique, dont un embryon fonctionne déjà, dans un quartier au nom étrangement prémonitoire de Engordadouro, un quartier appelé à grossir et à devenir l’eldorado high-tech de l’État de São Paulo.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est là que seront bientôt produits les iPad et iPhone de Apple, le fabricant exclusif taïwanais, Foxconn, y construisant ses nouveaux ateliers, les seuls en dehors de la Chine. Je ne peux pas m’empêcher de repenser à nos recherches d’il y a 10 ou 12 ans quand on a commencé à imaginer ce que seraient les tablettes ou les smartphones. Nous explorions alors la convergence fixe, mobile et Internet et testions d’étranges lunettes connectées en Bluetooth et wi-fi, qui à ce jour ne sont pas sorties des labos. Jamais nous n’aurions imaginé alors que le Brésil abriterait l’un des rares centres de production de la marque californienne. Et, d’ailleurs, les lignes de production n’étaient pas notre affaire, tout occupés que nous étions à vivre dans un futur virtuel. J’étais loin d’imaginer aussi, à l’époque, que je ne tarderais pas à laisser tomber cet univers de conte de fée et à changer de continent...&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourquoi Jundiaí ? La recette du succès se compose souvent de peu de choses, mais un peu de choses où la volonté politique sert de principal ingrédient. Cela se traduit alors par des aménagements fiscaux et l’installation de pôles universitaires susceptibles de fournir la main d’oeuvre qualifiée indispensable. Ce n’est d’ailleurs pas encore tout à fait le cas et les entreprises déjà présentes ont le plus grand mal à embaucher. Qu’à cela ne tienne, les ingénieurs pourront venir de São Paulo ou de n’importe quelle région du Brésil, et très certainement de l’étranger, en fonction des besoins.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Outre Foxconn, déjà présente, l’on trouve Itautec (ordinateurs et guichets électroniques), AOC (moniteurs), Bermatech (logiciels) et d’autres, moins connus du grand public, soit déjà opérationnels, soit en phase de construction ou de projet. Les premières tablettes et smartphones devraient sortir des chaînes de montage dans quelques semaines. Cela me paraît un brin optimiste. Mais n’est-il pas vrai qu’il est très optimiste de croire que les stades seront prêts pour la Copa 2014 ? Qu’importe ! Après tout, les Brésiliens sont généralement gens optimistes et cela explique pour une large part leur joie de vivre.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-2655821916275416371?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/2655821916275416371/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=2655821916275416371' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/2655821916275416371'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/2655821916275416371'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/12/tours-et-detours-le-parc-technologique.html' title='Tours et détours : le parc technologique de Jundiaí'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-346788908730266433</id><published>2011-12-09T19:18:00.001-02:00</published><updated>2012-01-19T19:57:17.414-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='favela'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie quotidienne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rio de Janeiro'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='criminalité'/><title type='text'>Chroniques de la favela : ECO 92</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« Pour le sommet ECO 92 réalisé à Rio, où devaient se retrouver les leaders mondiaux, il a fallu faire de la ville merveilleuse (1) une forteresse comme jamais auparavant aucune ville du pays n’en avait connue. C’était le premier grand événement mondial organisé au Brésil, les présidents de tous les pays, ou presque, seraient réunis. Comme il n’était pas question de prendre le moindre risque, le gouvernement brésilien a fait venir des policiers de tous les coins du pays pour assurer la sécurité.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les policiers venus de l’extérieur ont été hébergés dans des casernes, où ils pouvaient se reposer après les longues heures de surveillance, de jour comme de nuit, vu que le forum ECO 92 n’avait pas d’heures prédéfinies, justement pour assurer la sécurité des chefs d’État.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un groupe de ces policiers s’est retrouvé affecté dans une caserne de l’avenue Brasil, tout près du complexe (2) de la Maré, une zone dangereuse composée de plusieurs favelas en conflit permanent pour le contrôle de la vente des drogues, une zone disputée à coups de fusil par les trafiquants, les miliciens et les escadrons de la mort, chacun voulant la plus grosse part du gâteau. Un ensemble de favelas avec une population supérieure à bien des villes du Brésil, où se mélangent travailleurs, drogués, braqueurs, chômeurs, policiers et trafiquants. Un endroit où s’entassent les personnes n’ayant pas les moyens d’habiter dans des quartiers mieux organisés, un lieu que les autorités préfèrent abandonner à leur triste sort : dans ces favelas, où on ne paye ni l’eau ni l’électricité, où les facteurs ont peur de distribuer le courrier, où les enfants vivent dans une crasse sans nom, les rats et les cafards sont à la fête et les chiens et les chats vont librement en faisant leurs besoins n’importe où, sans que personne n’ose se plaindre, de peur qu’un de ces animaux appartienne à un caïd. Une vie difficile, mais où vivre quand on n’a pas de quoi payer un loyer dans les quartiers de la ville ?&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a là pourtant tout ce qu’on peut trouver dans une ville, des banques, des supermarchés, des boutiques, des cybercafés, des ateliers, des opticiens, des bureaux, des écoles, des postes de police et même une caserne, des entreprises et bien d’autres choses que l’on ne trouve que dans les grandes villes, comme la prostitution, les bandits manchots, le pagode (3), le funk, les pots de vin, les bus clandestins, les spectacles, les ordures, les églises, les assassinats, les drogues et, comme je l’ai déjà dit, plusieurs groupes armés.Mais il n’y a pas de vols, il est interdit de battre les femmes, il est interdit d’acheter les bouteilles de gaz en dehors de la favela, de même qu’il est interdit de se connecter à Internet autrement que par les branchements clandestins, car le &lt;i&gt;gatonet&lt;/i&gt; (4) a l’œil. La justice d’ici ne traîne pas et la justice est impitoyable, aussitôt la sentence prononcée, aussitôt exécutée.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans une des casernes des environs du complexe, un groupe de policiers chargés de la sécurité de ECO 92 décide, après un jour de travail, de prendre un peu de bon temps. Ils prennent une douche, revêtent leurs insignes et prennent leurs armes, pensant qu’ils pourront intimider les bandits. Sans savoir où ils mettent les pieds, ils entrent dans une des favelas. Mais les favelas ont leurs propres services de renseignement et de sécurité, qui suivent de leurs yeux de chat Antonio, Saulo et Joaquim, les fédéraux. Les trois s’arrêtent dans une gargote pour boire quelques bières, ignorant qu’elles pourraient être les dernières. Ils veulent plaisanter avec le patron, mais lui n’a pas le cœur à rigoler, ils ne comprennent pas, ils ne se doutent de rien. Le patron du bistroquet, &lt;i&gt;seu&lt;/i&gt; Manoel, aimerait les avertir, mais les ennemis les guettent, les trafiquants ont tout de suite remarqué qu’ils n’étaient pas de Rio, leur accent, leurs fringues les ont trahis. Pour ne rien arranger, ils sont entrés sans être accompagnés de quelqu’un de la favela. C’est vraiment beaucoup de naïveté, les trafiquants tissent déjà leur toile, ils ont envoyé trois jeunes filles pour qu’elles abordent les fédéraux. Ça n’a pas été difficile de piéger les policiers : des jupes à ras le bonbon (5) et un peu de baratin. Pour leur malheur, l’un d’eux pose la question de trop, il veut savoir où ils peuvent faire la fête, écouter un peu de samba, regarder les filles danser. La réponse est prête, bien sûr qu’elles peuvent les accompagner là-bas, d’ailleurs c’est là qu’elles vont, et eux, se la jouant déjà, acceptent l’invitation, paient l’addition au vieux Manoel qui, une fois qu’ils sont partis, ferme le bistroquet et rentre chez lui pour raconter à sa femme que trois hommes sont entrés dans la favela, ont bu des bières chez lui et se sont laissés entraîner par le mal. Dona Maria, la femme de &lt;i&gt;seu&lt;/i&gt; Manoel lui demande pourquoi il n’a rien fait, il se défend en disant que s’il leur avait parlé il ne serait pas là à lui raconter cette histoire.Les trois policiers vont de ruelle en ruelle et plus ils s’enfoncent dans la favela plus ils se rapprochent de la mort. Il n’est pas encore 11 heures du soir et toutes les maisons sont fermées. Ils ne comprennent pas que si les gens de la communauté sont rentrés chez eux, ce n’est pas parce qu’ils se couchent tôt. Les filles n’ont pas leur langue dans la poche, elles les embobinent, leur disent que si tout le monde a fermé la porte et les fenêtres, c’est à cause du bruit. Ça les étonne quand même un peu, ils disent qu’ils n’entendent rien, mais elles ont réponse à tout. Si elles vont là-bas si tôt, c’est pour être sûr d’avoir une table, pour ne pas avoir à rester debout. Et puis elles finissent par entrer dans une ruelle encore plus sombre et, d’un coup, elles se mettent à courir, les laissant sur place. Des trafiquants armés jusqu’au dent, chacun voulant faire bonne figure pour le chef, apparaissent devant et derrière, ils ne leur laissent pas le temps de réagir et commencent leur sale besogne de lâche. Quand ils s’aperçoivent que les trois portent des armes, ils leur tombent dessus. Et quand ils comprennent que ce sont des fédéraux, ils décident qu’ils doivent mourir. Les policiers tentent de négocier, mais l’ordre est donné de les éliminer. On les emmène jusqu’au lieu de leur exécution, un recoin appelé l’aquarium. Les voisins bouclés chez eux entendent tout mais ils n’ont aucune envie de s’en mêler. Les trois sont sur le chemin de la mort quand l’un d’entre eux réussit à s’écarter du groupe et se met à courir. Aussitôt claquent les premiers tirs mais le fuyard riposte et parvient, malgré les blessures, à rejoindre l’avenue Brasil, où il est secouru par des personnes qui passaient en face de la favela. Les deux autres n’ont pas la même chance, ils sont fusillés et leurs corps sont jetés à la mer, le ventre ouvert pour qu’ils ne flottent pas.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le lendemain, dans la favela le silence est d’or, on ne parle que tout bas, on n’a rien vu, on ne sait rien. Mais, à l’hôpital, le survivant est opéré, quelques balles l’ont touché. Quand on découvre que c’est un policier, l’hôpital se remplit de ses collègues. Pendant ce temps, les trafiquants chantent victoire et se montrent tranquilles. La vie continue et les jours passent, le policier va mieux et fait la une des journaux, on en parle à la télévision et à la radio : le policier blessé dans la favela du complexe de la Maré doit sortir après vingt jours de convalescence. La situation commence à se tendre dans la favela, les trafiquants cherchent à se cacher. La police civile qui connaît le moindre recoin de la favela fait son enquête, personne ne parle, personne n’a rien vu. Mais les fédéraux l’encerclent, contrôlent les habitants qui entrent et sortent, interdisent la vente de drogues. Ils facilitent aussi l’entrée d’un groupe rival, le Terceiro Comando (6), laissant la population à la merci des échanges de tirs. Le Comando Vermelho (7), qui est la faction qui a tué les policiers, se sent acculé : d’un côté les fédéraux, de l’autre le Terceiro Comando. Chaque jour, la situation empire : s’ils restent, la police les tue ; s’ils s’enfuient, le Terceiro Comando fait le sale boulot. Plus les jours passent, plus les chances de s’en sortir diminuent, le chef de la faction, qu’on appelle Leco Garotão, et son frère choisissent ce qui leur paraît être la meilleure stratégie : se sauver et laisser leurs comparses prendre la relève, avant que leurs comparses les trahissent et les livrent en échange de l’impunité. Ça paraît être un bon plan, mais les policiers cariocas sont des vieux singes, quelques uns d’entre eux se mettent en chasse de Leco et de son frère, ils les retrouvent dans une banlieue de Rio et les tuent. Un autre groupe se lance dans une poursuite infernale, à la recherche de leurs complices, décrits par le survivant. À force, ils finissent par en prendre quatre, Nego Jóia, Boca, Zé Pão et Paraíba. Ils seront condamnés à 18 ans et 6 mois. Le fédéral s’est aussi souvenu des trois filles, celles qui avaient voulu le mener à la mort. Pendant la confrontation, elles chialeront, sachant qu’elles ne s’en tireront pas facilement. Pour avoir servi d’appâts, elles seront condamnées à 6 mois.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nego Jóia et Zé Pão n’ont pas résisté longtemps, ils sont morts en prison dans des circonstances restées mystérieuses. Boca a tenté de s’évader et n’a pas eu plus de chance, il a été abattu. Paraíba a accompli sa peine jusqu’au bout, il est sorti en 2010, il n’a plus toute sa tête, il parle à la mer, au ciel, aux oiseaux et ne supporte pas d’entendre les sirènes. Quand elles sonnent, il se fige, droit comme un poteau. En vérité, il a peur de son ombre, il n’a plus l’âge de reprendre du service, il n’a plus envie de commander ou de prendre une arme — ceux qui commandent aujourd’hui sont des jeunots —, il végète, raconte des histoires du temps qu’il a passé en taule. La peur d’y retourner ou de reprendre les affaires fait de lui un homme qui a perdu tout crédit. Il n’a pas le moral, il ne peut compter sur personne — sa famille a fui —, il loge là où on le tolère, il mendie pour manger et voit ses jours filer comme les nuages.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les filles sont sorties de prison, elles se sont mariées avec des bandits, elles les ont vu se faire descendre, elles élèvent leurs enfants comme elles peuvent et voudraient leur éviter la vie de merde qui a été la leur. Le crime ne paie pas, ils le savent, mais il est déjà trop tard. »&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;* * *&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Comme les précédents de cette série, ce texte est la transcription d’un récit qui m’a été transmis par un habitant d’une favela de Rio. Les noms des personnages et de certains lieux ont été modifiés.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;(1) L’expression portugaise « cidade maravilhosa » désigne Rio de Janeiro.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;(2) Le complexe (« complexo », en portugais) est un ensemble de favelas contiguës.&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;(3) Le mot « pagode » recouvre divers sens tournant autour de « joyeux charivari » ; il désigne, par métonymie, un genre de musique populaire pratiquée entre amis.&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;(4) Branchement frauduleux à Internet. Par métonymie, ceux qui vendent ce service à prix cassé.&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;(5) J’emprunte ici l’expression « la jupe à ras le bonbon », chantée par Léo Ferré (La « The Nana »), la proximité phonétique entre le &lt;/i&gt;&lt;i&gt;« &lt;/i&gt;&lt;i&gt;bumbum&lt;/i&gt;&lt;i&gt; »&lt;/i&gt;&lt;i&gt; brésilien et le bonbon français se rejoignant avec bonheur dans l’évocation de deux arguments de séduction voisins.&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;(6) Littéralement, le Troisième Commandement.&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;(7) Littéralement, le Commandement Rouge.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-346788908730266433?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/346788908730266433/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=346788908730266433' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/346788908730266433'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/346788908730266433'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/12/chroniques-de-la-favela-eco-92.html' title='Chroniques de la favela : ECO 92'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-8206727991878613517</id><published>2011-12-08T07:00:00.000-02:00</published><updated>2011-12-08T07:00:10.050-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie quotidienne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les vraies gens'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='religion'/><title type='text'>« Où qu’elle est la sainte patronne ? »</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors que je presse le pas pour me rendre à un rendez-vous, un homme me tend la main. Physionomiste comme je suis, je suis foutu de ne pas le reconnaître. Il a la soixantaine bien tassée, quelques cheveux blancs qui ondulent, le visage rougi et un grand sourire. Je ne vois pas de qui il s’agit. « Où qu’elle est la sainte patronne ? » Je le dévisage, ses yeux bleus hérités d’un ancêtre de la Vénétie ou de la Poméranie brillent d’une hilarité qu’il veut me communiquer. « Toute cette violence, tous ces braquages, les canailles qui courent les rues », se lance-t-il. Je me regarde, cherchant ce qui me donnerait un air de canaille. Il me montre le vieux à bicyclette qui s’approche en répandant avec son haut-parleur la bonne parole de Santa Rita. « Où qu’elle est la sainte patronne ? », répète-t-il, toujours jovial. Maintenant, j’en suis sûr, il ne me connaît pas, il a juste envie de partager avec quelqu’un ce qui le rend hilare. Comme j’étais le seul sous la main, c’est à moi qu’il s’est adressé. « Où qu’elle est la sainte patronne ? », répète-t-il encore une fois. Je m’apprête à lui faire une révélation : je suis athée, mon frère. Mais il ne m’en laisse pas vraiment le temps. « Moi, dit-il, je crois qu’en Belzébuth. » Un tantinet surpris, je le regarde à nouveau. L’espace d’une fraction de seconde, il me semble voir deux petites cornes sur ses tempes. Il est temps que je reprenne ma course en direction de mon rendez-vous. Des ailes ont poussé dans mon dos.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-8206727991878613517?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/8206727991878613517/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=8206727991878613517' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/8206727991878613517'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/8206727991878613517'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/12/ou-quelle-est-la-sainte-patronne.html' title='« Où qu’elle est la sainte patronne ? »'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-7409347838346805807</id><published>2011-12-07T10:57:00.001-02:00</published><updated>2011-12-07T14:28:17.252-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='usa'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='amérique latine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='économie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='france'/><title type='text'>Manœuvres aériennes dans le ciel brésilien</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Plusieurs annonces aujourd’hui. D’abord, la prise de participation de Delta Airlines dans GOL (100 millions de dollars, soit 3% du capital), qui lui donnera un siège au conseil d’administration. Les deux parties espèrent y trouver leur compte, Delta en se plaçant plus facilement sur les marchés sud-américain et caribéen, Gol en facilitant sa présence sur les liaisons entre le Brésil et les États-Unis, ainsi que sur les vols au départ des USA.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Pour Gol, c’est une première riposte à la prochaine fusion de la TAM et de la chilienne LAN, qui fera de la nouvelle compagnie la plus importante de l’Amérique latine.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Crise oblige, le trafic aérien intérieur brésilien voit sa croissance fortement ralentir. Pour compenser, les deux principales compagnies ont décidé d’augmenter leurs tarifs, des tarifs pourtant déjà fort élevés si on les compare à ceux d’autres pays.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-family: inherit; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Enfin, dans un tout autre coin du ciel, celui occupé par les militaires, c’est le dossier du Rafale qu’on ressort. Le gouvernement français aurait proposé un nouveau deal : si les Brésiliens acceptaient enfin de signer la commande promise, la France — mais qui en France ? — accepterait de nouveaux transferts de technologie pour la construction d’un porte-avions &lt;strike&gt;à propulsion nucléaire&lt;/strike&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;avec catapultes et brins d'arrêt (en anglais,CATOBAR — Catapult Assisted Take Off Barrier Arrested Recovery), joujou que seuls deux pays possèdent aujourd’hui, les États-Unis et la France.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-7409347838346805807?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/7409347838346805807/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=7409347838346805807' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/7409347838346805807'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/7409347838346805807'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/12/manuvres-aeriennes-dans-le-ciel.html' title='Manœuvres aériennes dans le ciel brésilien'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-2087050050206452463</id><published>2011-12-06T13:54:00.001-02:00</published><updated>2011-12-07T07:54:07.619-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='économie'/><title type='text'>0%, la croissance du PIB brésilien au troisième trimestre</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La méthode Coué appliquée par Dame Dilma et son ministre de l’Économie et des Finances, Guido Mantega, n’aura pas suffi. Le PIB du Brésil a stagné au troisième trimestre, comparé à celui du second.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais Guido Mantega reste optimiste, cela ira mieux au quatrième trimestre : le coup de pompe ne peut être que passager car, nous, contrairement aux Européens et aux Américains, nous avons tout ce qu’il faut pour relancer la croissance. Puisqu’il le dit...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais, pour certains, les chiffres du troisième trimestre auraient été maquillés par le gouvernement. Un recul de la croissance aurait été constaté, il importait de ne point l’afficher au cas où le quatrième trimestre décevrait, ce qui marquerait tout bêtement une récession (techniquement, deux trimestres consécutifs de recul).&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-2087050050206452463?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/2087050050206452463/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=2087050050206452463' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/2087050050206452463'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/2087050050206452463'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/12/0-la-croissance-du-pib-bresilien-au.html' title='0%, la croissance du PIB brésilien au troisième trimestre'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-5224891322029908085</id><published>2011-12-04T16:47:00.001-02:00</published><updated>2011-12-04T17:10:02.808-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie quotidienne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='afrique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='société'/><title type='text'>La femme brésilienne</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je me suis réveillé ce matin avec une drôle d’idée : écrire un billet sur les Brésiliennes. Fichtre ! Que dire des Brésiliennes ? Et, d’ailleurs, cela n’a sans doute pas beaucoup de sens. Malgré tout, il faut bien que je l’admette, mon inconscient avait expulsé vers ma conscience encore tiède des brumes matinales cet étrange désir : écrire un foutu billet sur les Brésiliennes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je me souviens d’une conversation que j’avais eue avec un collègue français dans un avion qui nous ramenait de Lisbonne, où nous travaillions, à Paris. C’est en Argentine, m’avait-il confié avec des éclairs dans les yeux, que l’on trouve les plus belles femmes du monde. Voilà donc la première étincelle qui éclaire ce désir d’écrire sur les Brésiliennes, c’était donc sur les mérites des unes et des autres, rapport aux canons de la beauté, que penchait doucement mon inclination à écrire sur les Brésiliennes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À cette affirmation de mon collègue, répondait aussitôt une autre conviction venue du Venezuela, rapportant que ce pays en proie à un prétendu &lt;a href="http://venezuelatina.com/2011/11/10/le-monde-appartient-aux-venezueliennes/" target="_blank"&gt;bolivarisme&lt;/a&gt; offrait à l’univers sidéré la plus importante brochette de Miss Monde, ce que je ne saurais contester.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourquoi fallait-il que je commençât à évoquer les femmes de deux pays voisins, l’Argentine et le Venezuela, avant d’entrer dans le vif du sujet, les Brésiliennes ? Sans doute avais-je du mal à cacher mon embarras. Mais, bon, il faut que je me lance.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je pourrais rétorquer que si le Venezuela a produit maintes Miss Monde, le Brésil n’est pas en reste qui produit des légions de &lt;i&gt;top-models&lt;/i&gt;, Gisele Bündchen et Raquel Zimmermann figurant parmi les plus connues. Toutes deux &lt;i&gt;gaúchas&lt;/i&gt;, on ne peut pas dire, malgré leur notoriété internationale, qu’elles correspondent à l’image que se font la plupart des gringos de la femme brésilienne, le cliché le plus répandu étant celui de la jeune mulâtresse svelte aux longs cheveux crépus descendant en cascades jusqu’aux reins.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Me revient, hélas, le souvenir d’une longue flânerie un dimanche après-midi sur la plage d’Itapoã à Salvador où j’avais fait cet horrible constat : par Iansã, que de laideur ! J’avais beau la chercher cette mulâtresse idéale, je ne voyais que de grosses femmes, souvent obscènement obèses. Pourtant, j’en étais sûr, le cliché internationalement répandu, que même un Jorge Amado avait contribué à populariser, devait recouper au moins une part de vérité. Cette part de vérité m’échappait. Comme me le répète souvent mon épouse, brésilienne, rares sont les belles femmes, au Brésil comme ailleurs, et sans doute aussi en Argentine et au Venezuela. À quoi j’ai l’habitude de répondre qu’il en est de même des hommes. On le sait, la beauté est l’affaire du diable, qui ne la veut pas partager avec tout un chacun.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Malgré tout, ce qui fascine au Brésil, c’est la diversité des traits et des silhouettes qui résulte d’un récent métissage quasi généralisé. Ainsi un recensement de 1976 dénombrait-il 136 couleurs de peau, chacun étant prié de la définir. On peut avoir la peau &lt;i&gt;branca-avermelhada&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;branca sardenta&lt;/i&gt;, on peut avoir la peau &lt;i&gt;carvão&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;café&lt;/i&gt;, ou peut encore avoir la peau &lt;i&gt;bugrezinha escura&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;morena-bem-chegada&lt;/i&gt; — cette dernière ma préférée, sémantiquement parlant —, j’en passe et des meilleures. Mais ce qui plaît par dessus tout, me semble-t-il, est l’extraordinaire meccano génétique qui colle, par exemple, des yeux verts ou bleus à des peaux noires. Ou les cheveux crépus du cliché sur des peaux d’une blancheur laiteuse. Ou des lèvres charnues au-dessus d’un menton nippon. Tout ce que l’on imagine existe, de même que tout ce que notre imagination, forcément limitée, ne nous permet pas d’entrevoir.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Contrairement à une idée qui circule dans certains cercles, le métissage ne produit malheureusement pas que de la beauté. Me revient cette réflexion d’un journaliste gringo, sans doute inspiré par quelque préjugé raciste, suggérant que, pour être à ce point laids, les footballeurs brésiliens, tels des épouvantails, faisaient peur à leurs adversaires au point de les vaincre sans coup férir. Peut-être faudra-t-il encore quelques siècles avant que ne s’épanouissent de nouvelles représentations canoniques, quoique diverses, qui s’appliqueront aux femmes brésiliennes autant qu’à leurs hommes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En attendant cet hypothétique apogée, la femme brésilienne n’hésite pas à corriger les erreurs patentes, forcément patentes selon elles, de la nature, en ayant recours aux bistouris, lasers, séances de &lt;i&gt;malhação&lt;/i&gt;, afin de renforcer en premier lieu deux zones érogènes autant que stratégiques de leur plastique, les seins et les fesses. Offrir aux regards masculins, mais aussi féminins, de gros seins et de gros culs constitue un &lt;i&gt;must&lt;/i&gt;. À cet égard, le modèle supposé africain du cul — &lt;i&gt;bunda&lt;/i&gt; est un dérivé du mot &lt;i&gt;mbunda&lt;/i&gt;, d’une langue de l’Angola — et des seins contamine la quasi-totalité des esprits, fussent-ils imprégnés du racisme rampant qui est la règle non seulement entre les plus blancs mais aussi parmi les nègres eux-mêmes. Le gros cul et les seins siliconés disent assez bien finalement ce complexe d’infériorité qui est, au fond, celui des dominants. N’en est-il pas de même des hommes blancs qui se représentent maîtres du monde mais qui fantasment sur la bite supposée démesurée de l’Africain ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais les qualités de la femme brésilienne ne se résumant pas à la dimension esthétique, il convient d’évoquer la femme brésilienne en tant qu’être social. Or qu’est-elle cette femme brésilienne ? Généralement culottée, c’est elle qui, dans les ménages, porte la culotte. Le machisme bien réel qui règne au Brésil, comme dans la plupart des contrées de notre planète, n’empêche nullement ce constat. Dans toutes les sociétés, le machisme est d’abord tourné vers l’extérieur. Dans le secret du foyer — et je ne sous-estime pas la violence, bien réelle, exercée contre les femmes — c’est généralement la femme qui, en dernier ressort, décide. D’ailleurs, la violence masculine n’est-elle pas l’aveu d’une faiblesse, d’une infériorité profonde par rapport à la femme ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans ces merveilleuses réunions, quoique à mes yeux souvent assez chiantes après quelques heures et maintes bières, que sont les &lt;i&gt;churrascos&lt;/i&gt;, c’est elle qui parle le plus, c’est elle qui se laisse aller à dire tout le mal qu’elle pense de ses congénères, tandis que les hommes finissent sur le terrain tout symbolique du football qui a, malgré tout, l’avantage d’une mise à distance des conflits potentiels.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au travail, la Brésilienne est souvent la plus dure à la tâche, quelle qu’elle soit. Et non seulement elle consacre plus d’énergie pendant ses heures de travail sur le chantier ou au bureau que ses collègues masculins, mais elle remet ça le soir à la maison en dirigeant mais aussi en accomplissant la plupart des tâches relevant de l’éducation des enfants ou de la tenue du foyer, qu’elle s’appuie ou non sur une &lt;i&gt;empregada&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans les cénacles dits intellectuels, la femme brésilienne fait généralement montre, là aussi, d’une supériorité sur ses pairs masculins. Dans un avenir proche, l’écrasante majorité des psychanalystes — c’est important au Brésil —, des médecins, des professeurs, des artistes seront des femmes. Et n’oublions pas que le — j’applique ici une règle de grammaire française — premier des Brésiliens n’est autre qu’une femme, en la personne de Dame Dilma, dont le parcours, de la lutte armée jusqu’au Planalto, symbolise assez bien la force de caractère de la femme brésilienne.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Reste en apparence sous le contrôle des hommes la religion. Du moins parmi les Chrétiens, qu’ils soient catholiques ou évangéliques. Mais — j’y ai souvent fait allusion, voire plus — dans la pratique de leur seconde religion, héritée là encore de l’Afrique ou même du Français Alan Kardec, la femme reprend le dessus. Si dans les pays bordant le golfe du Bénin les hommes dirigent les cérémonies, ce sont les femmes qui, en traversant l’Océan, ont pris le dessus et mènent la transe, fût-elle exprimée par le corps par l’intermédiaire des &lt;i&gt;mães de santo&lt;/i&gt;, fût-elle vécue de façon plus intériorisée dans le spiritisme légué par Kardec et ses disciples brésilien(ne)s. Et même pour un athée, comme moi, force est de reconnaître qu’il y a au plus profond de l’âme de la femme brésilienne un lien, ténu mais certain, entre les forces du monde ordinaire, entre lesquelles nous nous débattons jour après jour, et les forces d’un monde plus vaste auquel la raison ne nous donne pas franchement accès, un monde dont les physiciens les plus en pointe laissent aujourd’hui entrevoir les dimensions les moins accessibles à notre cerveau humain, terriblement limité. Ainsi, je ne vois guère, en fin de compte, de domaine qui échappe au pouvoir des femmes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En conclusion, je laisserai Erasmo Carlos chanter, avec simplicité, la femme brésilienne, sa détermination, sa sagesse.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="369" src="http://www.youtube.com/embed/TMSfivTHSag" width="500"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-5224891322029908085?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/5224891322029908085/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=5224891322029908085' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/5224891322029908085'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/5224891322029908085'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/12/la-femme-bresilienne.html' title='La femme brésilienne'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/TMSfivTHSag/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-7370397776290950347</id><published>2011-12-03T10:06:00.001-02:00</published><updated>2012-01-19T19:57:17.435-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='énergie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rio de Janeiro'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='économie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='justice'/><title type='text'>Chevron paiera-t-il ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je n’avais pas pris la peine, jusqu’à ce jour, de commenter la fuite de pétrole d’un forage en eaux profondes (1.200 m), dans la baie de Campos, d’une concession accordée à la deuxième compagnie pétrolière des États-Unis, Chevron. Nombreux ont été les articles de la presse internationale, relatant l’accident puis l’annonce de la condamnation de l’entreprise à payer une amende de 50 millions de reais (environ 21 millions d’euros), cette dernière information étant claironnée avec jubilation, comme si tout était rentré dans l’ordre, les méchants ayant été punis.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La suite retiendra-t-elle leur attention ? J’en doute, les médias, et sans doute les lecteurs et spectateurs, courant jusqu’à l’essoufflement après les nouvelles fraîches du jour, oubliant le plus souvent de suivre sur le moyen terme — et je n’ose parler du long terme ! — les aléas et conséquences des faits ayant déclenché la mise à la une.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Or, pendant les 10 ans qui ont précédé cet accident, 93 infractions du même type ont fait l’objet au Brésil d’autant de condamnations, pour un montant total de 57,3 millions de reais (environ 24 millions d’euros). De cette somme, déjà dérisoire si on la compare aux dommages occasionnés, seulement 200.000 reais (environ 83.000 euros) ont été effectivement payés.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’explication est simple : les entreprises fautives font systématiquement appel, sachant qu’au Brésil, comme dans d’autres pays, les procédures peuvent nécessiter 20 ans, voire plus, pour épuiser les recours.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans ces conditions, pourquoi se priver ? D’autant qu’un des représentants de Chevron s’est étonné publiquement que les autorités brésiliennes leur cherchent des poux alors que ce genre d’accident interviendrait ailleurs (en Afrique ?) quasi quotidiennement sans déclencher le moindre émoi. Chevron paiera-t-il un jour pour le désastre survenu en novembre dans la baie de Campos ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au-delà de ce cas, c’est une autre question qui se profile, plus sérieuse encore. S’il est difficile à 1.200 m de contrôler les fuites, qu’en sera-t-il lorsque les puits en eaux très profondes (de 6 à 7.000 mètres) de la zone dite du &lt;a href="http://vitoria-brasil.blogspot.com/2009/09/pre-sal-et-pres-sales.html" target="_blank"&gt;&lt;i&gt;pré-sal&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; seront exploités à une large échelle ? Croisons les doigts !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-7370397776290950347?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/7370397776290950347/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=7370397776290950347' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/7370397776290950347'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/7370397776290950347'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/12/chevron-paiera-t-il.html' title='Chevron paiera-t-il ?'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-3764964296942277084</id><published>2011-12-02T11:22:00.001-02:00</published><updated>2011-12-02T11:28:52.640-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='économie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Relancer la croissance du Brésil par la consommation</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Telle Madame Irma, Dame Dilma répète à l’envi qu’elle prévoit peu d’impact de la crise mondiale sur un Brésil de roc. Et, bien consciente que la dimension psychologique pourrait toutefois nuire à l’économie brésilienne, elle ne cesse d’inciter les populations à continuer de consommer comme des petits fous à l’approche de Noël.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Oui, mais voilà, dans le secret de ses cogitations, elle n’est, comme les copains du premier monde, sûre de rien. Car certains des indicateurs de son tableau de bord commencent à clignoter en rouge. C’est pourquoi une série de mesures, susceptibles de relancer la croissance, notamment par la consommation, a été annoncée par son ministre des Finances, Guido Mantega.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En premier lieu, vient donc la réduction de l’impôt sur les produits industrialisés (IPI) pour les produits blancs (frigos, machines à laver, gazinières, etc.). Les pâtes coûteront moins cher, les impôts PIS/COFINS étant annulés, comme pour le pain et la farine de blé, autres produits basiques. Le programme d’accession à la propriété (&lt;i&gt;Minha Casa, Minha Vida&lt;/i&gt;) n’est pas en reste : le plafond du financement à 1% d’imposition a été revu à la hausse, passant à 85.000 reais (soit environ 35.000 euros).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Même si Dame Dilma fait la part belle à la ménagère, dont elle se sent peut-être encore proche — on peut toujours rêver ! —, elle n’oublie toutefois pas la bagnole, ustensile il est vrai unisexe, bien plus, hélas, que la cuisine, en abaissant la taxe sur les opérations financières (IOF) qui s’applique à son financement (désormais 2,5% par annuité).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cela ne serait complet, par les temps qui courent, sans un petit cadeau aux investisseurs et spéculateurs étrangers qui voudraient jouer à la Bourse de São Paulo. Ils payaient une taxe de 2% (actions) ou 6% (titres privés de plus de 4 ans), elle est désormais supprimée.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À part ça, l’économie brésilienne se porte comme un charme, Dame Dilma nous prie d’en être convaincu.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-3764964296942277084?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/3764964296942277084/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=3764964296942277084' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/3764964296942277084'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/3764964296942277084'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/12/relancer-la-croissance-du-bresil-par-la.html' title='Relancer la croissance du Brésil par la consommation'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-489832217868001980</id><published>2011-12-01T09:51:00.001-02:00</published><updated>2011-12-01T17:50:13.410-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='économie'/><title type='text'>L’extrême pauvreté gagne du terrain au Brésil</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À force d’être répétée, la chose finit par s’imposer comme une vérité aux yeux de ce qu’on appelle l’opinion publique. Il faudrait, d’ailleurs, s’interroger sur le sens qu’a véritablement l’expression « opinion publique », mais je laisserai ça pour un prochain billet.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il s’agit ici simplement de souligner, par un exemple, un de plus, l’inanité de cette « vérité admise », à savoir que des pays comme le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine (les fameux BRIC), seraient les relais de croissance, grâce auquel le système économique en place va se maintenir en déplaçant le centre de gravité de la croissance. À l’appui de cet argument, vient sans cesse répétée par les perroquets qui tiennent lieu de commentateurs officiels (la plupart des journalistes et des politiques) la prétendue émergence d’une classe moyenne dans les BRIC.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le contre-exemple de ce jour nous est donné, et c’est bien normal s’agissant de ce blogue, par le Brésil. Des millions de personnes seraient sortis de la misère et auraient rejoint les classes moyennes... Or, qu’apprend-on ce jour ? L’UNICEF, s’appuyant sur l’IBGE, nous apprend que la proportion d’adolescents de 12 à 17 ans qui vivent dans l’extrême pauvreté n’a cessé de progresser depuis 2004, l’extrême pauvreté étant au Brésil définie par un revenu mensuel familial inférieur au quart du salaire minimum (soit environ 60 euros, soit encore 2 euros par jour).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ils étaient 16,3% en 2004, ils étaient 17,6% en 2009, dernière année pour laquelle les chiffres sont disponibles. Avec des disparités régionales énormes : 38,4% (36,7% en 2004) en Alagoas contre 4,4% (3,7% en 2004) dans l’État de Santa Catarina. Ou encore 13% (11,2% en 2004) dans mon État, l’Espírito Santo, qui est loin d’être le plus mal loti.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Faut-il s’étonner, pour s’en amuser, que les chiffres auxquels on a fait le plus de publicité cette semaine concernait le nombre de nouveaux millionnaires gagnés chaque jour par le Brésil, à savoir 19 ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-489832217868001980?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/489832217868001980/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=489832217868001980' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/489832217868001980'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/489832217868001980'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/12/lextreme-pauvrete-gagne-du-terrain-au.html' title='L’extrême pauvreté gagne du terrain au Brésil'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-2330563935966605863</id><published>2011-11-30T10:51:00.001-02:00</published><updated>2011-12-01T11:47:27.863-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='économie'/><title type='text'>Le nouveau marché brésilien de la musique</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme ailleurs, les ventes de disques (CD et DVD) sont en forte décroissance au Brésil. Du moins, les disques « officiels » produits par les compagnies ayant pignon sur rue. Sans doute est-il déjà trop tard pour corriger la tendance. Malgré tout, les députés brésiliens ont voté il y a quelques jours une loi défiscalisant la production des artistes brésiliens. Et uniquement brésiliens.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette entrave à la libre concurrence ne me choque pas. L’exception culturelle n’a pas lieu d’être uniquement française ! Quoiqu’il en soit, cela ne changera sans doute rien à l’évolution du marché de la musique au Brésil.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il a fonctionné pendant longtemps comme la plupart des marchés étrangers : les musiciens proposaient leurs œuvres à des maisons de disque ; si intéressées, celles-ci imposaient leurs contrats ; la promotion était faite principalement via la radio et, si possible, la télévision (merci Faustão) ; la distribution était assurée par innombrables petits disquaires et quelques grands généralistes, type FNAC ; les concerts venaient couronner le tout, telle la cerise sur le gâteau.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avec l’avènement de l’Internet, un nouveau modèle est en train d’émerger. Les artistes les plus intéressants s’auto-produisent de plus en plus souvent ; ils offrent le téléchargement gratuit de leurs opus, comme moyen de promotion, et comptent de moins en moins sur la radio ou la télévision ; ils font de leurs concerts leur principale source de revenus et vendent à cette occasion les disques qu’ils ont fait presser, ces ventes devenant la nouvelle cerise sur le gâteau.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Particularité brésilienne : une proportion importante de concerts sont « gratuits » pour le public, car subventionnés notamment par les municipalités ou le gouvernement &lt;i&gt;estadual&lt;/i&gt;, et ce pour tout type de musique : &lt;i&gt;brega&lt;/i&gt;, MPB labellisée de qualité, jazz, classique... Les revenus des musiciens proviennent alors directement de l’impôt prélevé par les municipalités et les États, voire l’État fédéral. Ce qui, pour une large part, fait des artistes des fonctionnaires dédiés au divertissement des foules, petites et grandes. Un modèle qui a fait ses preuves ailleurs et qui n’est pas totalement sans défaut, puisqu’il s’agit pour les artistes de courtiser les autorités (in)compétentes. Mais, entre l’assujettissement aux compagnies privées dont l’objectif est le pur profit et ce modèle, mon cœur ne balance pas longtemps.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous reste au bout du compte un seul impératif, celui de partir à la découverte des talents les plus intéressants. Pour ce faire, rien de tel que de faire un tour sur des sites de téléchargement gratuit et &lt;i&gt;de facto&lt;/i&gt; autorisé, tels que &lt;a href="http://www.amusicoteca.com.br/" target="_blank"&gt;Musicoteca&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://umquetenha.org/uqt/" target="_blank"&gt;Um Que Tenha&lt;/a&gt;. Sans oublier de consulter les blogues extrêmement bien documentés du &lt;a href="http://lelixirdudrfunkathus.blogspot.com/" target="_blank"&gt;Docteur Funkathus&lt;/a&gt; et de &lt;a href="http://bossanovabrasil.fr/" target="_blank"&gt;Thierry&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-O2i29rDpHnI/TtYvx5oAVMI/AAAAAAAAAJo/ItokX6ybvX0/s1600/tudo+%25C3%25A9+jazz+2009+%25283187r2%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/-O2i29rDpHnI/TtYvx5oAVMI/AAAAAAAAAJo/ItokX6ybvX0/s1600/tudo+%25C3%25A9+jazz+2009+%25283187r2%2529.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-2330563935966605863?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/2330563935966605863/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=2330563935966605863' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/2330563935966605863'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/2330563935966605863'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/11/le-nouveau-marche-bresilien-de-la.html' title='Le nouveau marché brésilien de la musique'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-O2i29rDpHnI/TtYvx5oAVMI/AAAAAAAAAJo/ItokX6ybvX0/s72-c/tudo+%25C3%25A9+jazz+2009+%25283187r2%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-9201329615312075929</id><published>2011-11-28T11:21:00.001-02:00</published><updated>2012-01-19T19:57:17.442-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='favela'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les vraies gens'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rio de Janeiro'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='criminalité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='corruption'/><title type='text'>Chroniques de la favela : TCP</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« C’est un de ces sigles qui servent de nom pour les groupes armés à Rio de Janeiro. Terceiro Comando Puro (1) est une des bandes de trafiquants les plus violentes de la ville, un regroupement de mecs expulsés du Comando Vermelho (2) et des ADA (3). Elle ne vend pas de crack, mais elle est le principal détaillant de cocaïne à Rio.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La communauté où je vis est aujourd’hui contrôlée par, d’un côté, la milice, formée par des policiers militaires et civils et, de l’autre, le Comando Vermelho. Si tu t’enfuis, la bête t’attrape ; si tu bouges pas, la bête te bouffe. C’est une de ces communautés, une de plus, que l’État a abandonnée, laissant le terrain libre aux trafiquants et aux opportunistes de tout poil. Le Terceiro Comando Puro en a été expulsé par les deux groupes, le Comando Vermelho et les Miliciens, alliés de circonstance. La favela est un point stratégique : elle longe une des avenues les plus importantes de Rio et se trouve tout près de l’aéroport international. La moitié est sous contrôle du Comando Vermelho, l’autre appartient aux Miliciens. La nuit chaque groupe a l’autre à l’œil, la nuit ils surveillent la plage, ils surveillent les coins les plus reculés, ils surveillent l’avenue, c’est chacun pour soi et Dieu pour tous. On dit que plus de 50 personnes sont mortes au combat pendant l’expulsion et qu’aujourd’hui encore il ne se passe pas un jour sans un assassinat. La justice ? Elle reste à l’écart de tout ça, personne n’irait porter plainte, la vie de ces gens-là ne vaut rien.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La peur est dans l’air, chaque tir de fusée de feu d’artifice, chaque voiture qui pénètre dans la favela fait monter la tension. Le silence est la règle, personne n’entend rien, personne ne dit rien, personne ne voit rien. Quand je rencontre un mec sans bras ou sans jambe, je sais que ce n’est pas parce qu’il est tombé de moto mais que c’est le trafic qui lui a pris.Ces gamins sont fiers de faire partie des trafiquants, parce qu’ils sont respectés par toute la communauté. Il n’y a qu’un petit problème, ils ne peuvent pas sortir de la favela, parce qu’ils sont des cibles pour la police et pour les bandes rivales. J’ai demandé à un jeune de 18 ans, amputé d’un bras, s’il était déjà allé à Copacabana ou à Barra da Tijuca. Il a souri et dit que non, il a ajouté qu’il ne connaîtra jamais ces quartiers, qu’il était tombé dans le trafic tout gamin, qu’il était marqué pour toujours et que s’il sortait il ne rentrerait pas vivant. Il a dit aussi que le trafic c’est pour survivre, qu’il a besoin de voler pour avoir assez d’argent pour s’acheter des armes, payer les pots de vin aux miliciens et marquer son territoire. Quand son père, un travailleur, a découvert qu’il était devenu trafiquant, il l’a mis à la porte. Alors il a habité dans le local où on raffine la coke, puis il s’est mis à la colle avec une fille et ils ont eu un bébé. Il ne voudrait pas que son fils suive le même chemin que lui. Je lui ai demandé s’il était heureux et il m’a répondu que tout le monde le respectait mais qu’il ne savait pas combien de temps cela durerait. J'ai répété : mais heureux ? Il aurait aimé l’être, pouvoir se promener avec son fils et au moins connaître Rio, mais il suivait une voie sans retour. Il ne sait pas s’il vivra jusqu’à ses 25 ans. Il pense que, si jamais il est arrêté, il sera assassiné pour paiement des crimes qu’il a commis. Et il a fini en disant que, tant qu’il sera en vie, il lui faudra vivre chaque jour comme si c’était le dernier.»&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;* * * &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Comme les précédents de cette série, ce texte est la transcription d’un récit qui m’a été transmis par un habitant d’une favela de Rio.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;(1) Littéralement, le Troisième Commandement Authentique. Le clip qui suit revendique être la bande son originale du TCP, qui n’a cependant rien d’une fiction.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;(2) Littéralement, le Commandement Rouge.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;(3) Amigos dos Amigos. Littéralement, les Amis des Amis.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="376" src="http://www.youtube.com/embed/Gk0wJ7l0Bac" width="510"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-9201329615312075929?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/9201329615312075929/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=9201329615312075929' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/9201329615312075929'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/9201329615312075929'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/11/tcp.html' title='Chroniques de la favela : TCP'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/Gk0wJ7l0Bac/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-4663806824767075663</id><published>2011-11-28T10:56:00.000-02:00</published><updated>2011-11-28T11:47:53.859-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='économie'/><title type='text'>Déficit commercial du Brésil</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour les produits industrialisés, le déficit commercial du Brésil devrait atteindre en 2011 environ 80 milliards de dollars. Soit 400 dollars par tête de pipe. Indolore.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-4663806824767075663?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/4663806824767075663/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=4663806824767075663' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/4663806824767075663'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/4663806824767075663'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/11/deficit-commercial-du-bresil.html' title='Déficit commercial du Brésil'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-7744507323935300912</id><published>2011-11-27T11:32:00.001-02:00</published><updated>2011-11-27T11:45:24.861-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='pipeule'/><title type='text'>Des Illuminati à la télévision, ou comment on lave les cerveaux</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comment vient une idée ? Je digérais mon copieux petit déjeuner et j’en étais là de ma réflexion quand m’est apparu qu’il fallait d’abord que je vérifie ce que le signifiant « idée » voulait dire. C’est que si l’on se fait des idées sur tout un tas de choses, dérisoires aussi bien que des plus sérieuses, je pouvais aussi bien me faire des idées quant au mot « idée ». Chimère, illusion, rêve, vision ? Ou bien d’autres signifiés encore ? « Ce que l'esprit conçoit ou peut concevoir », me dit en première instance le &lt;a href="http://atilf.atilf.fr/tlf.htm" target="_blank"&gt;TLF&lt;/a&gt;, qui, soit dit en passant, est le plus complet d’entre les dictionnaires de la langue française.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ma question devenait : « comment mon esprit conçoit-il ou peut-il concevoir ? » Passent par la tête, comme on dit vulgairement, quelques bribes d’idées et, avec un peu de chance, cristallise un discours. Un peu de chance ou quelque obsession.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce blog(ue) étant ouvert à toutes mes digressions, je risque de me perdre en route et d’oubier le motif de ce billet. Mais qu’importe ! Du moins pour ceux qui sont et seront encore là et qui ont, je le confesse, bien du mérite.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je lisais ce matin un curieux article de la &lt;i&gt;Folha de São Paulo&lt;/i&gt; (version papier) sur une organisation secrète, les Illuminati, à laquelle appartiendraient Lady Gaga et bien d’autres étoiles de la musique populaire, aussi populaires que nulles sur le strict plan musical, quand m’est (re)venue l’idée, certes modeste — mais quel mal y a-t-il ? —, que, aussi farfelue soit la théorie d’un complot des Illuminati qui, paraît-il, circule sur les réseaux sociaux, Facebook et &lt;a href="http://twitter.com/#%21/pixeluz" target="_blank"&gt;Twitter&lt;/a&gt; en tête, il y a bel et bien une entreprise de décervelage généralisée et qui n’a pas besoin de se cacher qui est à l’oeuvre depuis maintenant quelques décennies et qui est régulièrement dénoncée, j’ai nommé la télévision.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Rien de bien nouveau, donc. Mais c’est le propre des idées de faire retour. Ou, mieux encore, de boucler. Nous le savons bien : David Pujadas et Lady Gaga, même combat. Au point qu’ils se confondent en David Gaga et Lady Pujadas. Je ne prendrai pas la peine ici de développer ce qui a été fait par ailleurs maintes fois et avec beaucoup de patience. Je renvoie donc à, par exemple, Guy Debord et Pierre Bourdieu.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si vous êtes encore là, c’est que vous n’êtes pas devant votre poste de télévision, ce qui est tout à fait méritoire. Mais aussi salutaire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La musique dite pop, le spectacle télévisé du monde, ou encore de larges domaines de l’art contemporain, tout concourt, tu le sais aussi bien que moi, à la glorification du succès, qui se mesure en millions de dollars. Jeff Koons ou Michael Jackson, quelle différence, sinon au bilan comptable ? Ou encore la chronique cinéma des émissions de télévision qui se résume à une caisse de résonnance du &lt;i&gt;box office&lt;/i&gt; : combien va faire d’entrées le nouveau film à grand spectable de Jean-Jacques Annaud ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bon, nous le savons. Et alors ? Et alors c’est là que le bât blesse : nous ne faisons rien, nous nous laissons doucement endormir. D’autant que, tandis que nous dansons le tango de l’ennui, il n’y a plus de François Béranger pour nous gueuler dans les oreilles « Anasthasie, l'ennui m'anesthésie »...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Malgré tout, ici ou là, je sens ou je veux croire que, petit à petit, l’idée cristallise et qu’il convient de la laisser travailler doucement, lentement. Afin que de l’indignation les foules passent à l’action.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ainsi prend fin, provisoirement, ce billet, à peine ébauché, sans queue ni tête mais avec idée fixe.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-7744507323935300912?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/7744507323935300912/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=7744507323935300912' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/7744507323935300912'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/7744507323935300912'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/11/des-illuminati-la-television-ou-comment.html' title='Des Illuminati à la télévision, ou comment on lave les cerveaux'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-6558492871818221978</id><published>2011-11-25T12:17:00.001-02:00</published><updated>2011-11-25T13:50:15.023-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>La sexualité de Madame la Présidente à la Chambre</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les rumeurs ont la vie dure. Je me souviens qu’il y a un peu plus d’un an, pendant la campagne électorale, un opposant à Dilma, sans doute à court d’arguments strictement politiques, avait inscrit en lettres énormes sur un mur de mon quartier « DILMA SAPATÃO ».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Sapatão&lt;/i&gt; désigne au Brésil une lesbienne. Pourquoi cette référence aux grandes chaussures, donc aux grands pieds ? N’en déplaise à Bertrade de Laon, cela semble assez évident. Mais il y a peut-être un sens caché qui m’échappe...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne reparlerais pas ici de cette rumeur si l’actualité récente ne l’avait remise sur le devant de la scène. Et plus précisément sur l’estrade de la chambre des députés. Dans sa croisade homophobe, Jair Bolsonaro (PP - RJ) n’a pas hésité à interpeller Dilma : « Dilma Rousseff, arrête de mentir ! Si tu aimes une homosexuelle, assume ! Si ton truc, c’est l’amour avec une homosexuelle, assume ! »&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Interrogé après coup, Jair a prétendu qu’il se foutait comme de son premier caleçon de la sexualité de Dilma et qu’il n’avait voulu que remettre en cause la décision, qui fait polémique, de distribuer aux jeunes élèves le matériel pédagogique anti-homophobie que les députés évangéliques qualifient de « kit gay ».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bolsonaro, dont le discours sent le réchauffé, fait désormais l’objet à son tour d’une campagne qui vise à casser son mandat, campagne dont la vice-présidente du Sénat, Marta Suplicy (PT – SP) a pris la tête. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-6558492871818221978?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/6558492871818221978/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=6558492871818221978' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/6558492871818221978'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/6558492871818221978'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/11/la-sexualite-de-madame-la-presidente.html' title='La sexualité de Madame la Présidente à la Chambre'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-2778267509520650654</id><published>2011-11-23T14:58:00.001-02:00</published><updated>2012-01-19T19:57:17.410-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='favela'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les vraies gens'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rio de Janeiro'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='criminalité'/><title type='text'>Chroniques de la favela : l’engrenage</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« C’était ici, dans ces confins qui avaient été terroir de samba, que Pixinguinha avait aimé se baigner, se promener, flirter.  Ils ont donné à une école le nom du grand musicien qui s’était épris de ce bout du monde. Les plus anciens disent que c’était un endroit très beau, qu’il avait été le lieu de la promenade préférée de la princesse Leopoldina (1), si bien que la voie ferrée qui coupe les quartiers de la zone nord parallèlement à l’avenue Brasil a été baptisée chemin de fer Leopoldina. Les plus anciens parlent encore de la beauté qu’avait alors cet endroit, quand l’eau de la mer était limpide, que les pêcheurs vivaient de leur pêche et que les jeunes filles et garçons se donnaient du bon temps à la plage.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avec le début des grands travaux, comme la construction de la Reduque (la raffinerie Duque de Caxias), l’aéroport de Galeão, le pont Rio Niteroi et la base navale, des gens de tout le pays étaient venus et avaient envahi ces parages. Tout avait alors changé dans la plus grande improvisation. Sans argent pour payer un loyer dans un quartier mieux tenu, les ouvriers ont commencé à ériger des habitations de fortune. Puis, sur ce qui avait été les chantiers tout proches, on a commencé à choisir des personnes plus qualifiées et le travail manuel s’est fait rare. Avec le temps, des enfants sont nés et ont grandi, les choses n’ont fait qu’empirer. Les cousins et les amis qui étaient venus de loin, qui désormais habitaient là se sont retrouvés paumés et, faute d’avoir été à l’école ou d’avoir appris un métier, ont d’abord cherché des petits boulots, au noir. Des petits boulots qui étaient loin de rapporter ce que rapportait le trafic. Les agressions se sont multipliées, les vols aussi. Et toutes sortes de sales besognes liées au trafic se sont développées. Avec l’argent facile et l’État se désintéressant de cette population qui augmentait sans contrôle et sans espoir de travailler, les trafiquants n’ont eu aucun mal à prendre le pouvoir. Les guerres entre bandes rivales sont devenues permanentes, chaque jour les familles des premiers ouvriers voient leurs fils se faire tuer ou finir en prison. Les peurs, l’insécurité, le manque de travail et les enfants au milieu des drogues, tout est fait pour que les gens se soumettent aux caïds et dépendent de plus en plus d’eux. Aujourd’hui, les commerçants payent le droit de vendre, les habitants payent le droit de vivre. Il n’y a de lois que celles des groupes d’extermination qui décident de la vie ou de la mort de ceux qui commettent des crimes au sein de la communauté. Comme les policiers sont de mèche, personne n’ose demander justice pour les proches qui ont été assassinés. C’est aujourd’hui un endroit dangereux où l’on n’est l’ami de personne, où c’est chacun pour soi et Dieu pour tous. »&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;* * * &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Comme les précédents de cette série, ce texte est la transcription d’un récit qui m’a été transmis par un habitant d’une favela de Rio.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;(1) Leopoldina Teresa Francisca Carolina Micaela Gabriela Rafaela Gonzaga de Bragança e Bourbon est l’une des deux filles de l’empereur Dom Pedro II. &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-2778267509520650654?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/2778267509520650654/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=2778267509520650654' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/2778267509520650654'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/2778267509520650654'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/11/chroniques-de-la-favela-lengrenage.html' title='Chroniques de la favela : l’engrenage'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-1870381977832207697</id><published>2011-11-20T10:52:00.001-02:00</published><updated>2011-12-04T20:32:14.744-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie quotidienne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='criminalité'/><title type='text'>Cela n’arrive pas qu’aux autres</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il fut un temps lointain où l’on apprenait les décès par un télégramme ou par un coup de fil ; j’ai eu hier deux exemples où on les apprend en baguenaudant sur Internet, l’un via Facebook, l’autre en consultant une gazette locale en ligne.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Apprendre la mort de quelqu’un de la famille en lisant le journal, non pas à la rubrique nécrologique mais à celle des faits divers, ça fait un tantinet tanguer. Je l’avais pas vu souvent, mais il était venu avec sa compagne, elle aussi trucidée, pousser la chansonnette lors de l’anniversaire de mon épouse. Il avait une belle voix de basse et il chantait juste, le cousin Gustavo.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’an dernier, alors qu’il accompagnait son père à l’église, celui-ci était mort en chantant et la guitare à la main. Carlos et Gustavo, je me souviendrai de vous comme ça, interprétant les classiques de la MPB.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Hier, cela a donc été le tour de Gustavo. Il ne chantait pas, il était tranquillement attablé à la terrasse d’une essencerie, sirotant une bière avec Mariza, sa compagne, une journaliste. Leur dernière bière, avant celle de l’enterrement.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un homme s’est approché de Gustavo, lui a demandé de le suivre un peu à l’écart, une discussion a commencé. Inquiète, Mariza s’est levée, elle n’aurait pas dû, ce n’était pas à elle que l’homme s’intéressait. L’homme n’a pas obtenu ce qu’il voulait, il a défouraillé. Une balle dans le cou pour Gustavo, une dans le ventre pour la journaliste. Deux morts laissés sur le carreau de la station-service.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je me suis demandé s’il fallait que je déballe le linge sale en public, je me suis dit que oui, qu’il n’est pas inutile de rappeler que n’importe qui peut rejoindre les pages — au Brésil, elles sont nombreuses et fournies — des faits divers. Une dette pas remboursée à temps et pan : ad patres.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je sais que pour la plupart de mes lecteurs, des Franchouilles, cela peut paraître loin. Méfiez-vous tout de même, la drogue fait des ravages dans la région parisienne ou en Ardèche, comme au Brésil. Les statistiques officielles, c’est un ; les destins individuels, c’est deux. Et d’ailleurs, dans un monde où la société du vivre ensemble se délite un peu partout, n’ayons pas la naïveté de croire que les homicides ne se multiplient pas en France, contrairement au Brésil, comme voudraient nous le faire croire Guéant et sa clique au ministère de l’Intérieur. C’est qu’en France, les macchabées gênants des règlements de compte du trafic de dope disparaissent subrepticement au profit d’autres plus médiatiques au goût du public français.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-uThreq2AwE4/Tsj4-s6ZHII/AAAAAAAAAJY/ZUYlO2lAqM4/s1600/anivers%25C3%25A1rio%2Betel%2B2009%2B%25281648r%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/-uThreq2AwE4/Tsj4-s6ZHII/AAAAAAAAAJY/ZUYlO2lAqM4/s1600/anivers%25C3%25A1rio%2Betel%2B2009%2B%25281648r%2529.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Photo : Francis Juif&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;u&gt;Addendum&lt;/u&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dix jours après les deux meurtres, la police a arrêté les assassins, deux hommes et une femme. Les circonstances des assassinats ont été élucidées grâce au témoignage d’une dentiste présente sur les lieux. Plus que des mobiles, drogue et jalousie constituent la toile de fond du crime. Le déroulé détaillé des faits est relaté par le quotidien local &lt;i&gt;A Gazeta&lt;/i&gt;. C’est &lt;a href="http://gazetaonline.globo.com/_conteudo/2011/12/noticias/a_gazeta/dia_a_dia/1043749-assassinato-de-jornalista-e-do-ex-namorado-crime-passional.html" target="_blank"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-1870381977832207697?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/1870381977832207697/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=1870381977832207697' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/1870381977832207697'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/1870381977832207697'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/11/cela-narrive-pas-quaux-autres.html' title='Cela n’arrive pas qu’aux autres'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-uThreq2AwE4/Tsj4-s6ZHII/AAAAAAAAAJY/ZUYlO2lAqM4/s72-c/anivers%25C3%25A1rio%2Betel%2B2009%2B%25281648r%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-8105396772358521295</id><published>2011-11-18T15:27:00.001-02:00</published><updated>2012-01-19T19:57:17.439-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='favela'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les vraies gens'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rio de Janeiro'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='criminalité'/><title type='text'>Chroniques de la favela : le crack</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« Grand-mère, c’est être deux fois mère : après avoir élevé les enfants, il faut élever les petits-enfants. Et ça n'a rien de facile. L’âge pèse, l’argent manque, c’est une vie de chien. Et ça fait mal de voir la famille se laisser détruire par le crack.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce qui fait le plus mal, c’est de voir la mère et le père des enfants faire basculer leur aîné dans le trafic. Un gamin d’à peine 11 ans jeté dans cette zone pour financer le vice des parents, un gamin qui ne va pas à l’école, qui vit jour après jour au milieu des drogués à qui il vend leurs doses, qui n’a pas l’ombre d’une chance d’en sortir. Il n’a qu’un rêve, celui de se mettre plus tard à son compte, de devenir à son tour le boss du business.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais ils sont quelques uns qui ont décidé de changer le cours de cette histoire, d’aider eux-mêmes ce gamin à sortir de la misère, parce qu’il n’y a rien à espérer des autorités et que c’est une course contre la montre : s’il faut faire quelque chose, c’est maintenant ou jamais. La milice a d’abord expulsé les parents de la communauté, parce que c’est le seul moyen de sauver les enfants. Une association s’occupe de l’aîné, celui de 11 ans. La grand-mère s’occupe des deux plus petits, ceux de 7 et 9 ans, adoptés aussi par la pauvre communauté des voisins, parce que tous savent que le trafic est cruel, qu’il tue le jeune comme le vieux. La grand-mère se lève tôt, emmène les deux mômes à l’école, leur prépare le déjeuner. Quand vient la fin de la semaine, c’est au tour de la communauté de faire sa part, de donner à manger, de prendre soin des gamins.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le trafic continue de jeter aux yeux sa poudre de perlimpinpin, c’est des disputes de chats et souris : pendant que les uns en sauvent de la dope, les autres font cadeau de leurs cailloux. Et les autorités n’attendent qu’une chose, que ça pète, les politicards ne viendront qu’avant les élections pour acheter des votes en échange de bricoles.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette grand-mère a déjà perdu deux enfants à cause du trafic, morts au combat contre la police, et maintenant la fille et le gendre. Elle est résolue à ne pas perdre les petits-fils, quitte à demander du soutien à ceux qui peuvent, sans attendre parce qu’elle sait que ses années sont comptées. Cette dame aux cheveux gris, qui ne sait ni lire ni écrire, a beau être fatiguée, elle se bat pour aider les petits-fils, elle rêve encore de pouvoir voir en eux des hommes d’honneur, travailleurs même s’ils doivent rester pauvres, mais loin des drogues. La communauté tente de lui donner un coup de main pour qu’ils n’entrent pas dans les statistiques de la criminalité. »&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;* * *&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Ce texte, comme la précédente chronique de la favela, est la transcription d’un récit qui m’a été transmis par un habitant d’une favela de Rio.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-8105396772358521295?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/8105396772358521295/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=8105396772358521295' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/8105396772358521295'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/8105396772358521295'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/11/chroniques-de-la-favela-le-crack.html' title='Chroniques de la favela : le crack'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-7830316103062587094</id><published>2011-11-17T07:00:00.000-02:00</published><updated>2011-11-17T07:00:03.194-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='usa'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='classements'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='france'/><title type='text'>Où émigrent les Brésiliens ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ils sont officiellement 491.645 Brésiliens à vivre à l’étranger. Ces chiffres publiés par l’IBGE s’appuient sur les déclarations faites lors du recensement de 2010. En y repensant, je ne me souviens pas qu’on m’ait demandé combien de personnes de mon foyer ont émigré... Cette petite remarque ne sert qu’à souligner que les familles ayant dans leur totalité tenté l’aventure au loin et laissé fermée à double tour la maison, ne sont pas comptabilisées.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais ne faisons pas la fine bouche, cela ne doit pas remettre en cause les proportions par pays. Lequel a les faveurs du plus grand nombre ? Malgré la crise, les États-Unis restent le pays de cocagne pour 23,8% d’entre les Brésiliens. La langue facilitant les choses, vient ensuite le Portugal (13,4%). Le castillan n’étant pas si éloigné du portugais, suit l’Espagne (9,4%). Puis c’est le Japon (7,4%), notamment pour les citoyens de l’État de São Paulo où l’on trouve la plus forte concentration de descendants de Japonais (plus d’un million rien que dans la capitale pauliste). L’Italie a attiré 7% des Brésiliens, pour une large part d’origine italienne. Malgré Sarkozy, ils sont plus de 21.500 à avoir choisi la France (Guyane incluse, où ils sont 3.822), ce qui fait de la bête noire footballistique du Brésil la septième destination.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Par continent, l’Europe arrive largement en tête (252.892), l’Amérique du Nord n’accueillant que 129.940 Brésiliens.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Près de 5 Capixabas sur 1000 ont émigré, ce qui fait proportionnellement de l’Espírito Santo le troisième État le plus quitté pour l’étranger.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-7830316103062587094?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/7830316103062587094/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=7830316103062587094' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/7830316103062587094'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/7830316103062587094'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/11/ou-emigrent-les-bresiliens.html' title='Où émigrent les Brésiliens ?'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-2969501623862555966</id><published>2011-11-16T10:02:00.001-02:00</published><updated>2011-11-16T11:12:18.486-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='corruption'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Valse des ministres : à qui le tour ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Combien de ministres de Dilma ont dû démissionner suite à des suspicions de corruption ? On ne les compte plus. C’est désormais Carlos Lupi, le ministre du Travail, qui se trouve dans le collimateur de la presse et, sait-on jamais, de l’opinion publique.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On lui reproche pourtant bien peu de choses, à savoir qu’il aurait utilisé un avion qu’une ONG aurait mis à sa disposition, en 2009, pour un déplacement dans le Maranhão. Quelque forfaiture qui fait vaguement penser à Madame Alliot-Marie voyageant en Tunisie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On notera que les ONG apparaissent de plus en plus souvent impliquées dans des affaires de corruption. Leur statut et leur image en font des &lt;i&gt;laranjas&lt;/i&gt; (des prête-noms) plutôt commodes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Voici la recette : tu te crées une petite ONG bien sympathique qui va s’occuper de venir en aide aux pauvres gens dans le besoin, tu fais ami ami avec un ministre, tu obtiens de son ministère des subventions, tu en mets une partie dans ta poche et le tour est joué.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-2969501623862555966?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/2969501623862555966/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=2969501623862555966' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/2969501623862555966'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/2969501623862555966'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/11/valse-des-ministres-qui-le-tour.html' title='Valse des ministres : à qui le tour ?'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-7395096864821299889</id><published>2011-11-13T10:59:00.001-02:00</published><updated>2011-11-13T22:24:09.957-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='réminiscences'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cuisine'/><title type='text'>Restaurants des grands hôtels : des étoiles dures à avaler</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les chefs des restaurants des hôtels cinq étoiles tombent comme des mouches dans les grandes métropoles brésiliennes. Ainsi ceux du Grand Hyatt de São Paulo, les Othon, Marriott, Pestana et Sofitel de Rio... qui sont parfois passés illico presto de la case piano de leur établissement à la case cantine des prisons. Le motif de ces interventions musclées, tu l’as deviné : des centaines de kilos de viandes et autres marchandises avariées. Pour leur défense, ils se sont donné le mot : c’était des stocks qui traînaient dans un coin du frigo, qu’ils n’avaient pas eu le temps d’éliminer mais qu’en aucun cas ils n’avaient l’intention de servir à leurs chers clients. Les services d’hygiène ont tout de même trouvé quelques indices faisant accroire le contraire. Sans doute des fonctionnaires trop zélés...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cela m’a ramené loin dans une autre vie, au temps où j’avais lu le &lt;i&gt;Down and Out in Paris and London&lt;/i&gt;, du père de Big Brother, un livre épatant dont je vous recommande la lecture avant votre prochaine réservation dans un restaurant trois étoiles. Ah, si un nouvel Orwell pouvait se faufiler dans les cuisines d’aujourd’hui et nous raconter par le menu les secrets les moins glorieux de nos chefs les plus illustres...&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et pour vous mettre en appétit, le petit clip qui suit (merci Thierry).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://1.gvt0.com/vi/boO3fIXcSpk/0.jpg" height="376" width="510"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/boO3fIXcSpk&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="510" height="376"  src="http://www.youtube.com/v/boO3fIXcSpk&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-7395096864821299889?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/7395096864821299889/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=7395096864821299889' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/7395096864821299889'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/7395096864821299889'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/11/restaurants-des-grands-hotels-des.html' title='Restaurants des grands hôtels : des étoiles dures à avaler'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-7874222349969920838</id><published>2011-11-10T17:28:00.001-02:00</published><updated>2011-11-10T17:35:00.584-02:00</updated><title type='text'>Violence routière, un rappel</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Des lecteurs un tantinet inquiets, voire angoissés, me demandent de temps en temps ce à quoi s’attendre à la rubrique violence à Vitória. Généralement, je tente de les affranchir en faisant la part des choses — la violence qui touche, le plus souvent, ceux qui touchent au crack et autres drogues et celle, plus hasardeuse, qui peut survenir partout et dans presque toute circonstance. Parfois, je leur raconte une anecdote personnelle ou qui a concerné des connaissances — et cela ne manque pas ! Bref, je les rassure.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais j’oublie, me semble-t-il, de leur parler de la violence routière. Non seulement celle des accidents de la route, mais aussi celle déclenchée, telle l’impossible foudre dans un ciel d’azur, par un accident, inattendu, forcément inattendu. Un fait divers tragique tout frais tout chaud, si j’ose dire, vient hélas à point nommé pour attirer l’attention des gringos en goguette au Brésil qui ont l’intention de louer une voiture.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Donc, c’était hier, sur la BR 101 au nord de Vitória, sur le territoire de Serra. Une petite auto, une Gol, a un accrochage avec un semi-remorque. Rien de plus banal, d’autant que le camion était en panne, circonstance elle aussi des plus banales. Une discussion s’ensuit entre les deux conducteurs, le camionneur tentant de faire entendre raison à l’automobiliste. Le ton monte. C’est, mes amis, que le conducteur de la Gol n’arrive pas, semble-t-il, à admettre que le camion est immobilisé, hors d’état de mieux se garer, kaputt. Pour le malheur d’Antônio, le camionneur, son opposant est un soldat de la gendarmerie, le ci-devant Saulo. Le ton monte, monte, monte. Saulo, qui n’était pas en service, dégaine malgré tout son arme. Antônio l’implore &lt;i&gt;pelo amor de Deus&lt;/i&gt;. De nombreux témoins assistent à la scène. Ainsi que l’épouse de Saulo et son fils de deux ans. Ils assistent impuissants à ce qui suit : quatre balles dans le buffet d’Antônio.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Hier soir, je ne sais ce qui m’a pris, je me suis énervé en sortant du festival Cine Vídeo, j’ai bloqué mon klaxon, furieux de me trouver en mauvaise posture sur une avenue, des plus cahotiques, derrière une bagnole à l’arrêt au pire des endroits, forcément au pire... Ce qui m’a valu un vigoureux rappel à l’ordre de mon épouse, me rappelant &lt;a href="http://gazetaonline.globo.com/_conteudo/2011/11/a_gazeta/minuto_a_minuto/1020239-policial-militar-mata-caminhoneiro-a-tiros-apos-discussao-de-transito.html" target="_blank"&gt;ce qui s’était passé le matin même sur la BR 101&lt;/a&gt;. Merci, mon amour. Tu as (presque) toujours raison. Et puis, c’est vrai, il est peut-être un peu tôt pour que tu te retrouves veuve.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-7874222349969920838?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/7874222349969920838/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=7874222349969920838' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/7874222349969920838'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/7874222349969920838'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/11/violence-routiere-un-rappel.html' title='Violence routière, un rappel'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-4540099659566424625</id><published>2011-11-10T11:54:00.000-02:00</published><updated>2011-11-10T13:10:58.234-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='langue'/><title type='text'>Apprendre à compter en portugais</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Habitué(e) de &lt;i&gt;De Vitória, Brésil&lt;/i&gt;, le blog, ce blog, tu sais sans doute comment apprendre en musique &lt;a href="http://vitoria-brasil.blogspot.com/2010/08/alphabet-portugais-du-bresil.html" target="_blank"&gt;l’alphabet portugais&lt;/a&gt; ou, plus exactement, brésilien. Eh bien, désormais, est disponible une application pour apprendre à compter dans la même langue.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il paraît qu’en moyenne nous embrassons nos amoureuses ou nos amours 24.000 fois au cours d’une vie. &lt;i&gt;24 Mil Beijos&lt;/i&gt; est le titre du court métrage que je te propose, amie, ami, un film que j’ai découvert hier soir lors de la 18ème édition du Festival Cine Vídeo de Vitória.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://2.gvt0.com/vi/HX9BkvUdUjY/0.jpg" height="266" width="320"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/HX9BkvUdUjY&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="510" height="289"  src="http://www.youtube.com/v/HX9BkvUdUjY&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Allez, un petit bisou !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-4540099659566424625?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/4540099659566424625/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=4540099659566424625' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/4540099659566424625'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/4540099659566424625'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/11/apprendre-compter-en-portugais.html' title='Apprendre à compter en portugais'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-6317714423233344958</id><published>2011-11-09T16:22:00.000-02:00</published><updated>2011-11-09T16:22:35.174-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='langue'/><title type='text'>Guaraná</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est l’histoire d’un gamin appelé Alupá, un gosse surdoué de la tribu des Maué qui croyait qu’elle lui devait son bien-être. Non seulement le garçon était intelligent, mais il était aussi du bon côté des sentiments. L’intelligence et la bonté, il n’en fallait pas plus pour susciter l’envie et la haine de Jurupari, entité maléfique. Jurupari se transforma en serpent et, d’un coup de poignard, envoya Alupá ad patres.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’histoire d’Alupá ne prenait pas fin. Intervint alors Tupã, le tonnerre, manifestation divine, qui demanda à la tribu de planter les deux yeux du jeune homme encore chaud : de la terre où seraient enterrés les deux yeux sortirait une plante dont les fruits ramèneraient le bonheur aux Maué. Surgit alors un pied de guaraná.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La suite est connue. Capitalisme aidant, le guaraná est désormais en vente dans tous les débits de boisson du Brésil. Et a lentement mais sûrement commencé sa conquête du monde. Un jour viendra, le capitalisme ne sera plus qu’un chapitre des livres d’histoire et les Indiens reprendront le dessus. Et le contrôle des arbres à guaraná.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je vais de ce pas m’en servir un verre. Allez, santé !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Pour plus de détails, se rendre samedi 12 à 14h au Musée de la langue portugaise de São Paulo.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-6317714423233344958?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/6317714423233344958/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=6317714423233344958' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/6317714423233344958'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/6317714423233344958'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/11/guarana.html' title='Guaraná'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-6954689493863104642</id><published>2011-11-09T11:18:00.000-02:00</published><updated>2011-11-10T13:14:44.109-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='corruption'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Une sainte colère</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La sainte colère de Cidinha Campos, députée &lt;i&gt;estadual&lt;/i&gt; de l'État de Rio de Janeiro, qui se passe de commentaires...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;object class="BLOGGER-youtube-video" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0" data-thumbnail-src="http://3.gvt0.com/vi/q21rM03_R18/0.jpg" height="376" width="510"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/q21rM03_R18&amp;fs=1&amp;source=uds" /&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF" /&gt;&lt;embed width="510" height="376"  src="http://www.youtube.com/v/q21rM03_R18&amp;fs=1&amp;source=uds" type="application/x-shockwave-flash"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-6954689493863104642?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/6954689493863104642/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=6954689493863104642' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/6954689493863104642'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/6954689493863104642'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/11/une-sainte-colere.html' title='Une sainte colère'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-4053474007386323244</id><published>2011-11-09T10:37:00.000-02:00</published><updated>2011-11-09T16:18:16.898-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='fonction publique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='france'/><title type='text'>Grève dans les services diplomatiques</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le personnel des consulats français et de l’ambassade de France au Brésil sont en grève ce mercredi. Y compris les domestiques de Monsieur l’ambassadeur, nous précise, vacharde, la &lt;i&gt;Folha de São Paulo&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ces employés (qui, si j’ai bien compris, ne sont pas tous fonctionnaires) réclament des augmentations de salaire pour compenser l’inflation locale. Seront-ils entendus en ces temps de « rigueur » ? J’en doute, mais tiens à afficher ma solidarité, car il est effectivement  impossible de maintenir son train de vie au Brésil sans une augmentation d’environ 10% (l’inflation réelle, pour les 12 derniers mois).&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-4053474007386323244?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/4053474007386323244/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=4053474007386323244' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/4053474007386323244'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/4053474007386323244'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/11/greve-dans-les-services-diplomatiques.html' title='Grève dans les services diplomatiques'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-4326384237505221149</id><published>2011-11-07T16:14:00.000-02:00</published><updated>2011-11-07T16:14:08.598-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='amérique latine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='europe'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='économie'/><title type='text'>Les Espagnols affluent au Brésil</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Y aurait-il deux Espagne ? Celle où les indignés occupent les lieux publics et manifestent par centaines de milliers, voire par millions, et celle des repus qui n’ont jamais autant voyagé ? C’est, du moins, l’impression que l’on peut avoir en consultant les derniers chiffres publiés par Embratur relatifs aux touristes étrangers au Brésil.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En effet, de tous les pays européens, c’est l’Espagne qui affiche la plus forte croissance (15%) d’entrées au Brésil cette année. Compte tenu des prix pratiqués au Brésil, il est facile d’écarter une recherche de séjours à prix bradés. À croire qu’il s’agit pour une part de candidats à un travail ici... Mais, c’est sans doute aller un peu loin, les travailleurs clandestins n’étant probablement qu’une (infime ?) minorité.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; Autre piste : la dette publique espagnole ne représente-t-elle pas que 65% du PIB, soit nettement moins que celle du Royaume-Uni, de l’Allemagne ou de la France ? D’ailleurs, à la vue de ces chiffres, je me demande bien pourquoi on s’inquiète tant de l’Espagne et que quelque agence de notation a abaissé la note de la dette espagnole. Il est vrai que l’Espagne est dirigée par un socialiste, de la plus molle des espèces certes, mais un socialiste tout de même aux yeux des donneurs de leçon. Ce  qui n’est nullement le cas du Royaume-Uni, de l’Allemagne ou de la France.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au plan mondial, les Espagnols sont toutefois battus par les Péruviens (+32%), les Argentins (+24%) et les Chiliens (+18%), citoyens privilégiés de pays dont on nous dit qu’ils sont à forte croissance. Mais peut-on accorder quelque crédit à tous ces chiffres ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-4326384237505221149?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/4326384237505221149/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=4326384237505221149' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/4326384237505221149'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/4326384237505221149'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/11/les-espagnols-affluent-au-bresil.html' title='Les Espagnols affluent au Brésil'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-3530561123108717489</id><published>2011-11-06T10:40:00.000-02:00</published><updated>2011-11-06T10:40:44.608-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les vraies gens'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='langue'/><title type='text'>Mon pompiste parle français</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Frentista&lt;/i&gt;, c’est le nom qu’on donne au Brésil à ceux qui exercent la profession de pompiste. Curieux substantif, qui a d’ailleurs d’autres significations, que motive le fait que le &lt;i&gt;frentista&lt;/i&gt; se trouve en première ligne face aux clients ? Mais pompiste — le mot — ne vaut guère mieux : est-ce que le pompiste pompe encore ? Il y a belle lurette que le shadok en lui est à la retraite. D’autant qu’en France, dans la plupart des essenceries — mot franco-wolof de meilleur effet que station-service qui ne veut plus rien dire — c’est l’automobiliste qui fait le boulot lui-même. Une aberration quand on y réfléchit deux secondes : ne vaudrait-il pas mieux (re)mettre au travail des hommes et des femmes ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce long préambule, qui sera peut-être plus long que la suite qui vient, c’est pour vous dire que mon &lt;i&gt;frentista&lt;/i&gt; parle français. Je l’ai découvert ce matin en faisant le plein, en complétant comme on dit ici. Ayant remarqué mon accent à la Claude Troisgros, le pompiste me parlait en français de la plus naturelle des façons. Au point que ce n’est qu’après quelques phrases échangées que je me suis aperçu que nous devisions dans la langue de Voltaire — ras le cul des unanimes allusions à Molière, même si je n’ai rien contre Jean-Baptiste Poquelin.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La conversation étant ainsi amorcée, ainsi que le remplissage du réservoir de ma petite auto, je n’ai pu m’empêcher de lui demander où et comment il en était venu à maîtriser la langue de Guy Debord — rendons hommage à ce maître de la langue ! C’est que Nelson, mon ami le pompiste, a travaillé pour l’armée française et qu’il a crapahuté sur bien des terrains d’opération de notre force d’intervention néo-coloniale. Hélas, un mauvais jour, il s’est mis dans une sale embrouille et a fini par déserter, je ne donnerai pas plus de détails.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nelson m’a confirmé qu’il gagnait le salaire minimum (moins de 250 euros). Ce qui l’obligeait à cumuler avec un autre boulot, celui de serveur dans un restaurant plus ou moins français le soir. À la colle avec une fille qui faisait des ménages, il s’en sortait à peu près. C’est du moins ce qu’il me disait. Quoiqu’il en soit, sauver sa peau justifiait largement changer l’uniforme de légionnaire pour celui de pompiste d’un grand réseau multinational.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Moi, je le verrais bien professeur à l’Alliance française, mon ami Nelson. Après tout, j’ai connu à l’inverse un Français qui, de directeur de l’Alliance dans une ville du Nordeste, s’est retrouvé contraint de poser sa valise en carton dans une favela d’un État limitrophe et de gagner son riz et ses haricots en restaurant de mauvaises toiles des églises locales...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-3530561123108717489?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/3530561123108717489/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=3530561123108717489' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/3530561123108717489'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/3530561123108717489'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/11/mon-pompiste-parle-francais.html' title='Mon pompiste parle français'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-8956417297186073806</id><published>2011-11-04T09:00:00.000-02:00</published><updated>2011-11-04T09:00:02.263-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='économie'/><title type='text'>Bill Gates veut que le Brésil crache au bassinet</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il me fait bien rire, Bill Gates. Monsieur voudrait que le Brésil consacre plus d’argent à l’aide aux pays pauvres ! C’est ce qu’il a déclaré à Cannes, lors du G20, auquel il participe, en tant que rapporteur d’un projet de sauvetage des pays les moins bien lotis au moment où les signes d’une récession mondiale se multiplient. Sacré Bill Gates ! Si son plan est aussi bien ficelé que ses logiciels, les peuples concernés n’ont pas fini de pleurer...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais revenons en au Brésil. Il pourrait faire passer son aide de quelques dizaines à quelques centaines de millions de dollars, soit, selon Billy the rich kid, une fraction infime de son PIB. Le Billy n’a pas l’air de savoir qu’au Brésil même il y a des Afrique qui mériteraient qu’on leur vienne en aide. Des Afrique qui n’existeraient plus depuis belle lurette si les élites brésiliennes acceptaient, tout bêtement, de payer plus d’impôts (en pourcentage) que les plus pauvres.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais c’est la même chanson partout et, nous le savons, les inégalités ne cessent de se creuser dans la plupart des pays, Bill Gates ou pas. Et ce, grâce à Ronald Reagan et ses séides. Mais c’est une autre histoire, que j’ai déjà contée par ailleurs.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-8956417297186073806?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/8956417297186073806/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=8956417297186073806' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/8956417297186073806'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/8956417297186073806'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/11/bill-gates-veut-que-le-bresil-crache-au.html' title='Bill Gates veut que le Brésil crache au bassinet'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-199733592881969883</id><published>2011-11-03T10:55:00.000-02:00</published><updated>2011-11-03T11:50:43.895-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='énergie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='environnement'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='économie'/><title type='text'>Gestion intelligente des ressources : les aberrations brésiliennes</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Des Vitória (ou des Victoria), il y en a à foison dans le monde, de l’Australie au Canada, de l’Espagne au Brésil. Au Brésil même, nous en collectionnons plusieurs. Je n’avais pas encore parlé de Vitória do Xingu, voilà que l’occasion m’en est donnée par Megaron Txucarramãe, neveu du fameux cacique Raoni, à la une des médias occidentaux chaque fois qu’ils veulent se payer un quart d’heure de bonne conscience.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Indien caiapó, Megaron vient de se faire jeter de la FUNAI (&lt;i&gt;Fundação Nacional do Índio&lt;/i&gt;) parce qu’il ne joue pas le jeu du barrage de Belo Monte. Megaron contre le méga-barrage, donc. C’est qu’au gouvernement on les aime bien les Indiens, mais à condition qu’ils montrent leurs plumes et ferment leur gueule. Le plus drôle est que la FUNAI prétend que la mise à la porte de Megaron n’a strictement rien à voir avec son opposition à l’usine hydro-électrique de Belo Monte.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce chantier est contesté depuis des années, mais le gouvernement de Dilma semble prêt à tout pour réaliser ce projet, de même qu’il vient de décider d’accroître encore l’activité industrielle de Manaus, zone franche et première productrice de produits électroniques, ce qui constitue en soi une aberration totale.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors que de grands groupes nord-américains, enfin sensibles aux problèmes environnementaux ou du moins à l’idée du bénéfice qu’ils peuvent en tirer en terme d’image, semblent décidés à installer leurs fermes de serveurs dans des régions froides (Islande, Suède, Finlande...) pour diminuer la consommation d’électricité consacrée au refroidissement des bâtiments abritant leurs machines, on fait tout le contraire au Brésil !&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ne serait-il pas logique d’installer le parc industriel électronique du Brésil dans les États du sud, au climat tempéré et plus proches des zones consommatrices, et d’orienter Manaus vers ce qui devrait être sa vocation première : une exploitation intelligente de la forêt ? Trop facile, sans doute !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-199733592881969883?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/199733592881969883/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=199733592881969883' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/199733592881969883'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/199733592881969883'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/11/gestion-intelligente-des-ressources-les.html' title='Gestion intelligente des ressources : les aberrations brésiliennes'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-3903616200544132357</id><published>2011-10-31T12:11:00.000-02:00</published><updated>2012-01-19T19:57:17.422-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='favela'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie quotidienne'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='les vraies gens'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rio de Janeiro'/><title type='text'>Chroniques de la favela : Davi</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« Davi est le nom de notre personnage, qui vit aujourd’hui dans le grand Vitória et que sa famille a réussi à sortir du monde des drogues.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quand j’ai connu Davi à Vila Velha, un garçon ordinaire, un coiffeur qui parlait doucement, bosseur, supporteur du Vasco da Gama, jamais je n’aurais imaginé que je raconterais un jour son histoire, cette histoire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chaque fois que je me rendais au siège du syndicat, je passais par le salon Da Silva, sur la place Duque de Caxias, et plaisantais là quelques instants avec tous les clients, que je connaissais tous de près ou de loin. Le salon était toujours plein à l’époque où tous les services administratifs étaient regroupés dans le centre de la ville. C’était là que se retrouvaient tous les cadors pour boire un café, se faire couper les cheveux, donner leurs chaussures à cirer. C’était un salon exclusivement masculin, comme il l’est encore aujourd’hui.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais venons en à Davi, qui m’avais toujours dit qu’il avait habité à Rio, qu’il était supporteur du Vasco, mais qu’il ne ressentait aucune &lt;i&gt;saudade&lt;/i&gt; de la ville qui se prétendait merveilleuse, au point qu’il se sentait un vrai Capixaba.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un soir, alors que je rentrais chez moi dans un bus bondé et que les rues étaient embouteillées, et que j’approchais de ma destination, a commencé un échange de tirs nourris dans le &lt;i&gt;complexo do Alemão&lt;/i&gt;. Alors que les balles fusaient dans le ciel, la trouille d’en prendre une perdue et, avec elle, le silence se sont installés dans le bus. Un vieux assis à côté de moi m’a demandé l’heure et j’ai tout de suite vu, en lui répondant, qu’il tenait une Bible entre les mains et qu’il priait, mais, surtout, que son visage me rappelait quelqu’un. Pour entamer la conversation, je lui ai demandé s’il connaissait l’Espírito Santo. Je ne sais pas si c’était la peur, mais il m’a fait signe que non, si bien que je lui ai dit qu’il me rappelait un garçon que j’avais connu, qui travaillait dans un salon de coiffure de Vila Velha. Il a fait mine de ne pas comprendre e a baissé la tête, avant de la relever et de me demander si je connaissais le nom de ce garçon. Je lui ai dit que oui et j’ai avancé le nom de Davi. L’homme m’a dévisagé et m’a demandé si j’étais de la police, je lui ai dit que non, que je travaillais au village olympique. Alors, les yeux emplis de larme, il m’a dit que son fils s’appelait Davi, qu’il était coiffeur et travaillait à Vila Velha. J’ai ajouté que Davi avait un fils et qu’il était marié, qu’il habitait à Cariacica dans la banlieue de Vitória et il m’a répondu que c’était bien lui. Il est resté silencieux pendant quelques instants, puis m’a demandé ce que je faisais au village olympique. Je lui ai dit que j’entraînais les gamins, il m’a souri et a ajouté que son petit-fils s’entraînait là, sans doute avec moi. Puis il a parlé des coups de feu qui l’effrayaient, mais qu’il approchait de chez lui et il a voulu savoir où j’habitais. Je lui ai donné comme point de repère l’église évangélique. Il m’a dit qu’il était comme de juste le pasteur de cette église et qu’il aimerait beaucoup me parler de Davi. Il a alors proposé d’accompagner son petit-fils au village olympique le lendemain et de m’y rencontrer. Quand nous sommes descendus du bus ensemble, les tirs n’ont fait que redoubler et il a lâché, d’un air désabusé, qu’il aimerait bien s’installer dans l’Espírito Santo. Je lui ai souri et lui ai répondu que là-bas non plus la vie n’était pas facile. Arrivé chez moi, j’ai allumé la télévision pour connaître le motif de ces échanges de coups de feu, puisque je croyais le &lt;i&gt;complexo do Alemão&lt;/i&gt; pacifié depuis que l’armée occupait les lieux. Je n’ai pas attendu très longtemps l’explication : l’armée venait de décider de rester un an de plus, ce qui n’avait pas plu aux trafiquants qui se trouvaient encore là.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le lendemain, quand je suis arrivé au village, j’ai trouvé Luizinho déjà là. Né dans l’intérieur de la Paraíba, il était venu travaillé à Rio à la recherche d’une vie meilleure. Puis il avait fait venir sa femme et ils avaient eu deux enfants. Il m’a présenté son petit-fils et quand il a commencé à me raconter que Davi avait été trafiquant, j’en serais tombé sur le cul si je n’avais pas été assis. Luizinho était arrivé à Rio, avait fait tous les petits boulots possibles, faute d’avoir pu étudier, avait travaillé dur et s’était installé sur une des collines du complexe, où étaient nés et avaient grandi ses enfants. De consommateur de drogues, Davi était monté dans la hiérarchie jusqu’à devenir le numéro deux du gang et gérant d’un point de vente clandestin.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Luizinho faisant déjà partie de l’Église et sa femme étant malade, ils ont décidé de tout faire pour sauver Davi, ils sont allés prier et ont demandé à Dieu qu’il change de vie. Mais Davi n’a rien voulu savoir et c’est seulement quand ils ont déménagé du complexe pour une autre favela et qu’ils ont continué à prier, qu’ils ont réussi à le décider à venir à l’église, difficilement, si difficilement que sa femme ne l’a pas supporté et a fini par mourir. Luizinho avait alors pensé que son fils péterait les plombs et tirerait dans le tas, mais, non, Davi lui a simplement demandé de l’aider à partir. Luizinho a décidé de l’envoyer dans la Paraíba, ils ont acheté un billet pour Vitória car de là un pasteur capixaba lui trouverait une place dans une voiture qui partirait pour João Pessoa. Finalement ce pasteur est entré dans sa vie, le voyage en voiture ne s’est jamais présenté, Davi a d’abord accepté de nettoyer l’église, si bien que le pasteur a décidé de lui donner un coup de main et lui a payé un cours pour devenir coiffeur. Ça s’est bien passé et il a commencé à couper les cheveux gratis à l’église jusqu’au jour où il a été invité par Alberto, le gérant du salon Da Silva, à travailler pour lui, cela faisait maintenant plus de dix ans.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Davi s’est marié, a eu un fils, s’est acheté une maison à Cariacica et une voiture, avec laquelle il est déjà venu à Rio, avec sa famille. Quant à moi qui ai connu Davi avant de rencontrer son père, comment aurais-je pu imaginer que ce garçon si tranquille, si simple et bien élevé avait été un trafiquant, peut-être un assassin ? Mais Luizinho m’a garanti qu’il n’avait jamais tué personne.&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Davi travaille toujours au salon Da Silva, au rez-de-chaussée d’un immeuble sur la place Duque de Caxias, riant rarement, écoutant tout, loin du monde où il avait vécu. Si par hasard vous rencontrez Davi, vous ne croirez peut-être pas à cette histoire, mais n’oubliez jamais que les voyous ont des visages tout à fait ordinaires. Je ne suis sûr de rien, mais il me semble qu’à l’école de la vie Davi a appris la meilleure leçon qu’il pouvait en tirer. »&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;* * *&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Ce texte est la transcription d’un récit qui m’a été transmis par un habitant d’une favela de Rio. Les noms des personnages et des lieux ont été modifiés afin de préserver la sécurité des personnes concernées.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-3903616200544132357?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/3903616200544132357/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=3903616200544132357' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/3903616200544132357'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/3903616200544132357'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/10/chroniques-de-la-favela-davi.html' title='Chroniques de la favela : Davi'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-2428281776858808686</id><published>2011-10-29T10:48:00.000-02:00</published><updated>2011-10-31T12:11:46.652-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='société'/><title type='text'>Le nombre du jour : 40.610</title><content type='html'>C’est en 2010 le nombre de personnes qui ont perdu la vie dans des accidents de la route au Brésil, en augmentation de 8% par rapport à 2009.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des chiffres effrayants mais pas étonnants quand on a l’habitude de circuler sur les routes brésiliennes ou même en ville. Imprudence (alcoolisme et excès de vitesse en tête), signalisation défectueuse, mauvais état des route, j’en passe et des pires). Un Brésilien à qui je m’ouvrais de ma peur lorsque je conduisais m’a répondu avec beaucoup de franchise que c’était le prix à payer pour que le Brésil disposât de champions de Formule 1 !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis lors de la publication du nombre de tués, on a souvent tendance à oublier son corollaire, le nombre de blessés. Ils ont été près de 146.000 (+15% par rapport à l’année précédente) à avoir nécessité une hospitalisation. 146.000 dont une part a la vie sauve mais définitivement gâchée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Combien de vies sauverait-on sur la planète si l’on supprimait les courses automobiles et les remplaçait par des courses d’escargots ? J’imagine que mon lointain cousin et homonyme n’est pas d’accord avec moi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-2428281776858808686?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/2428281776858808686/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=2428281776858808686' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/2428281776858808686'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/2428281776858808686'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/10/le-nombre-du-jour-40610.html' title='Le nombre du jour : 40.610'/><author><name>Francis Juif</name><uri>https://profiles.google.com/114825571796105426430</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='//lh3.googleusercontent.com/-JeVZmKJGWN4/AAAAAAAAAAI/AAAAAAAAAA8/5klG4OCxgmk/s512-c/photo.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-4893599097316708641</id><published>2011-10-27T14:34:00.001-02:00</published><updated>2011-10-31T12:11:25.901-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='criminalité'/><title type='text'>Le Brésil n’est pas un pays violent</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Selon le secrétariat de la Déclaration de Genève sur la violence armée et le développement, une initiative diplomatique lancée en 2008, « les régions les plus affectées par la violence meurtrière sont l'Amérique centrale, avec un taux moyen régional de 29,0 (morts) pour 100 000 (habitants), suivie par l'Afrique australe (27,4) et les Caraïbes (22,4) ».&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Non, le Brésil n’est pas un violent et ne mérite pas la réputation qui lui est faite en la matière. D’ailleurs, à en croire cette macabre statistique, il n’arrive qu’en 18ème position des pays les plus violents. Quant au Mexique, dont les télévisions se complaisent à montrer des images de massacres à grande échelle, il n’occupe que le 51ème rang.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais trêve d’humour noir, encore faudrait-il pouvoir se fier à des statistiques fiables. Une étude menée à Rio a démontré que la soi-disant baisse des homicides observée ces dernières années reposait sur une classification en trompe-l’œil. Ainsi, le nombre de décès de cause inconnue a explosé au point de compenser les baisses affichées.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Prudence, donc, où que vous soyez. Ne me suis-je pas fait voler tous mes papiers, français et brésiliens, à Prague ! Par excès de confiance, pensant que plus je m’éloignais de Vitória, plus j´étais en sécurité...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-4893599097316708641?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/4893599097316708641/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=4893599097316708641' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/4893599097316708641'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/4893599097316708641'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/10/le-bresil-nest-pas-un-pays-violent.html' title='Le Brésil n’est pas un pays violent'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-7402065486340725200</id><published>2011-10-24T17:58:00.001-02:00</published><updated>2011-10-25T11:58:49.294-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='économie'/><title type='text'>Le Brésil aussi est endetté</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quel pays n’est pas endetté ? Quel pays n’est pas confronté de nos jours à une situation économique préoccupante ? À lire certains journaux français, on pourrait croire que les pays dits émergents, qui pour certains émergent depuis des siècles, échappent aux difficultés que connaissent les États-Unis ou les membres de l’Union européenne, vieilles économies empêchées de croître, disent-ils, du fait de réglementations étouffantes...&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Selon les chiffres du Trésor brésilien publiés aujourd’hui, la dette publique fédérale a augmenté en septembre de 2,28% par rapport au mois précédent. Elle s’établit désormais à 1805 milliards de reais (735 milliards d’euros), répartis entre la dette interne (1720 milliards de reais) et la dette externe (84,8 milliards de reais).&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Des détails sur la dette publique brésilienne dans cet article du site &lt;a href="http://www.alterinter.org/article3364.html"&gt;Alternatives&lt;/a&gt;.&amp;nbsp; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-7402065486340725200?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/7402065486340725200/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=7402065486340725200' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/7402065486340725200'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/7402065486340725200'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/10/le-bresil-aussi-est-endette.html' title='Le Brésil aussi est endetté'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-6540945969175072036</id><published>2011-10-23T14:30:00.000-02:00</published><updated>2011-10-23T14:30:01.230-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><title type='text'>In memoriam Francisco Tenório Jr</title><content type='html'>J’avoue que je n’avais jamais entendu parler de Francisco Tenório Jr avant de lire dans la &lt;i&gt;Folha de São Paulo&lt;/i&gt; un billet de Ruy Castro à lui consacré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pianiste, Francisco accompagne Vinícius de Moraes et Toquinho à Buenos Aires. Nous sommes le 27 mars 1976. Il laisse à ses compagnons un message : « Je sors pour acheter des cigarettes et un médicament. Je reviens de suite. » Ils ne le reverront jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’Argentine vit les heures noires de la dictature. Pris pour un autre, Francisco qui a le malheur de parler parfaitement l’espagnol et, qui plus est, avec l’accent &lt;i&gt;porteño&lt;/i&gt;, a été arrêté. Il sera torturé dans les jours qui suivent. Et enfin tué d’une balle dans la tête en 1977.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cela, nous le savons, parce que 10 ans après sa disparition, Cláudio Vallejos, tortionnaire et membre des services secrets de la Marine, a révélé que Francisco avait été abordé par des hommes qui travaillaient pour le régime militaire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Francisco avait 33 ans et quatre enfants. Son épouse était enceinte de 8 mois.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le 16 novembre prochain, à l’initiative d’un député &lt;i&gt;porteño&lt;/i&gt;, Raul Puy, une plaque sera apposée sur la façade de l’hôtel Normandie, au 320 de la rue Rodríguez Peña, qui rendra hommage à Francisco Tenório Jr. Y seront gravés ces quelques mots : « Ici a logé ce brillant musicien brésilien, victime de la dictature militaire argentine ».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À l’âge de 21 ans, il avait enregistré son unique disque solo, &lt;i&gt;Embalo&lt;/i&gt;, dont je vous propose d’écouter un extrait.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="376" src="http://www.youtube.com/embed/fHpQDiZznmY" width="510"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-6540945969175072036?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/6540945969175072036/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=6540945969175072036' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/6540945969175072036'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/6540945969175072036'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/10/in-memoriam-francisco-tenorio-jr.html' title='In memoriam Francisco Tenório Jr'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/fHpQDiZznmY/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-8730512349716124716</id><published>2011-10-22T20:45:00.001-02:00</published><updated>2011-10-22T21:34:58.732-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><title type='text'>Quand Tom Zé rend hommage à Brigitte Bardot</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Brigitte Bardot a souvent inspiré les compositeurs et chanteurs brésiliens. Sans doute est-ce l'effet Búzios où il arrivait que l'actrice française passât quelques jours de vacances. Sans doute est-ce l'effet d'une sensualité faussement ingénue qui a fait rêver nombre de Brésiliens dans le secret des salles obscures et au-delà.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ici, Tom Zé rend hommage, à sa façon toujours inouïe, non pas à la star internationale au faîte de sa gloire, mais à la femme d'aujourd'hui, supposée seule et oubliée : « Est-ce qu'un jeune homme de 20 ans va lui téléphoner quand elle sera sur le point de se suicider ? »&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="376" src="http://www.youtube.com/embed/3Bwc4HbG3f8" width="510"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-8730512349716124716?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/8730512349716124716/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=8730512349716124716' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/8730512349716124716'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/8730512349716124716'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/10/quand-tom-ze-rend-hommage-brigitte.html' title='Quand Tom Zé rend hommage à Brigitte Bardot'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/3Bwc4HbG3f8/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-2983112840069759981</id><published>2011-10-21T20:24:00.000-02:00</published><updated>2011-10-21T20:25:55.922-02:00</updated><title type='text'>Et moi et moi et moi</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sept milliards de Terriens et moi et moi et moi, deux-cent millions de Brésiliens et moi et moi et moi, soixante-cinq millions de Français et moi et moi et moi, trois millions de Capíxabas et moi et moi et moi, j'y pense et puis j'oublie, c'est la vie, c'est la vie...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="376" src="http://www.youtube.com/embed/GRaAghtPFRE" width="510"&gt;&lt;/iframe&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-2983112840069759981?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/2983112840069759981/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=2983112840069759981' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/2983112840069759981'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/2983112840069759981'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/10/sept-milliards-de-terriens-et-moi-et.html' title='Et moi et moi et moi'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/GRaAghtPFRE/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-7913174007244436480</id><published>2011-10-18T17:58:00.000-02:00</published><updated>2011-10-22T21:35:36.401-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='france'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>François Hollande, grand Uilikandé</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;« Quand aux environs de 1560, Montaigne rencontra à Rouen trois Indiens brésiliens ramenés par un navigateur, il demanda à l’un d’eux quels étaient les privilèges du chef (il avait dit « le roi ») dans son pays ; et l’indigène, chef lui-même, répondit que c’était marcher le premier à la guerre. Montaigne relata l’histoire dans un célèbre chapitre des &lt;i&gt;Essais&lt;/i&gt; en s’émerveillant de cette fière définition. Mais ce fut pour moi un plus grand motif d’étonnement et d’admiration que de recevoir quatre siècles plus tard exactement la même réponse. Les pays civilisés ne témoignent pas d’une égale constance dans leur philosophie politique ! Si frappante qu’elle soit, la formule est moins significative encore que le nom qui sert à désigner le chef dans la langue nambikwara. &lt;i&gt;Uilikandé&lt;/i&gt; semble vouloir dire « celui qui unit » ou « celui qui lie ensemble ». »&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Grâce à ces quelques phrases extraites des &lt;i&gt;Tristes tropiques&lt;/i&gt; de Claude Lévi-Strauss, nous savons maintenant à quelle tradition de la philosophie politique il convient de rattacher Monsieur François Hollande, chef de la tribu socialiste et grand rassembleur qui, depuis dimanche soir, marche le premier à la guerre déclarée contre le roitelet Sarkozy.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Même si, à titre personnel, je ne me fais guère d’illusions quant à la conduite des affaires après une victoire du PS en mai 2012, je souhaite malgré tout à Monsieur Hollande de marcher d’un pas décidé dans sa conquête du pouvoir présidentiel. Cela aura au moins pour bénéfice de nous débarrasser de Sarkozy qu’il est inutile de qualifier outre-mesure.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-7913174007244436480?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/7913174007244436480/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=7913174007244436480' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/7913174007244436480'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/7913174007244436480'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/10/francois-hollande-grand-uilikande.html' title='François Hollande, grand Uilikandé'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-3054364733834463146</id><published>2011-10-13T11:02:00.000-03:00</published><updated>2011-10-22T21:36:08.515-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie quotidienne'/><title type='text'>Fuseaux horaires : en octobre le Brésil avance et la France retarde</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce dimanche, la France et une partie du Brésil se rapprocheront un peu. Ce sera, dans les États de la moitié sud du Brésil (dont l’Espírito Santo) le début de l’heure d’été. À 0 heure, il faudra avancer sa montre d’une heure. La différence avec la France se trouvera donc réduite à 4 heures, et ce jusqu’au 30 octobre, date à laquelle la France en aura fini, pour cette année, avec l’heure d’été. Vitória et Paris ne seront alors plus « distants » que de 3 heures.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Est-ce mon grand âge ? J’ai de plus en plus de mal à m’y faire. De plus en plus de mal à me lever pendant les mois où sévit l’heure d’été. De plus en plus de mal à aller me coucher le soir pendant cette même période. Ceci aurait-il à voir avec cela ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais, d’un autre côté, selon des esprits toujours positifs que j’envierais presque, il paraît que cela facilite les communications intercontinentales quand il n’y a plus que 3 heures de décalage. Puisqu’ils le disent...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bon, je m’y ferai encore. D’autant que, de toute ma vie, je n’ai jamais porté de montre. Ce qui, soit dit en passant, fait que j’échappe à la règle énoncée par Jacques Séguéla qui veut que tout homme de 50 ans ou plus dont la montre n’est pas une Cartier est un raté !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je crois qu’il est maintenant temps que j’en finisse avec ce billet des plus utilitaires. Car on m’attend à la cuisine, où je suis censé me rendre utile.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-3054364733834463146?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/3054364733834463146/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=3054364733834463146' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/3054364733834463146'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/3054364733834463146'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/10/fuseaux-horaires-en-octobre-le-bresil.html' title='Fuseaux horaires : en octobre le Brésil avance et la France retarde'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-371160646482849155</id><published>2011-10-08T14:08:00.001-03:00</published><updated>2011-10-22T21:36:22.140-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='afrique'/><title type='text'>Blessures de guerre</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En apparence tout content d’apprendre que je suis français, un ex-soldat angolais, soigné dans l’hôpital psychiatrique de jour de Vitória, s’approche de moi. Pupilles dilatées et bouche édentée, il ne cesse de me cracher au visage le refrain de Polnareff : « C’est une poupée qui fait non, non, non, non ». Le directeur de l’hôpital m’explique qu’entre les carnages il écoutait la radio zaïroise et ne qu’il ne pourra jamais l’oublier.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="376" src="http://www.youtube.com/embed/eGXBA8N9AC0" width="510"&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-371160646482849155?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/371160646482849155/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=371160646482849155' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/371160646482849155'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/371160646482849155'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/10/blessures-de-guerre.html' title='Blessures de guerre'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/eGXBA8N9AC0/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-7860959124915394995</id><published>2011-10-06T08:33:00.000-03:00</published><updated>2011-10-22T21:36:35.700-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='société'/><title type='text'>De la pluie et des larmes : Justin Bieber</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quand il pleut comme vache qui pisse au Brésil, il y a souvent des milliers de personnes qui perdent leur logement, qui sont condamnées à recommencer de zéro tout ou presque. Les télévisions nous les montrent parfois, quand la démoniaque trinité — football, violence, corruption — laisse un peu d’espace médiatique au malheur des plus démunis.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Hier, l’aéroport de Vitória a été fermé une grande partie de la journée, de nombreux vols ont étés annulés, comme cela arrive de plus en plus souvent, alors que les travaux pour la construction du nouvel aéroport se sont transformés en travaux cache-misère faits de préfabriqués qui, s’ils permettent d’agrandir un peu la salle des pas perdus et les salles de départ et d’arrivée, ne résolvent pas le problème de fond : l’inadaptation à la croissance du trafic aérien.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais, hier, les télévisions locales étaient bien présentes pour couvrir le terrible drame des jeunes filles en fleur empêchées de prendre leur avion à destination de leur idole, l’adolescent planétaire Justin Bieber, qui donnait un « concert » à São Paulo ou Rio de Janeiro — peu importe la métropole concernée.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je dois le dire, ces scènes poignantes m’ont d’autant plus ému que la veille même, j’étais dans une situation comparable. Alors que nous étions, à Sampa, dans l’avion qui devait nous conduire à Vitória, on nous avait annoncé qu’il n’était pas possible de décoller, compte tenu que l’aéroport de destination était fermé, la piste unique étant inondée. Drames du quotidien des plus chanceux à la loterie de la vie, certes. Drames gérés au plan brésilien, sans plus de répercussions que ces mines déconfites de jeunes ados ou que ces timides réclamations des voyageurs ordinaires. Mais qu’en sera-t-il lorsqu’en 2014 les floués seront les touristes footballistiques du monde entier ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au moins, les plus pauvres pourront y trouver leur revanche en regardant à la télévision le grand bordel qui s’annonce. Ils pourront ou pourraient, mais ce n’est pas le genre brésilien de prendre sa revanche sociale de cette façon.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-7860959124915394995?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/7860959124915394995/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=7860959124915394995' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/7860959124915394995'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/7860959124915394995'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/10/de-la-pluie-et-des-larmes-justin-bieber.html' title='De la pluie et des larmes : Justin Bieber'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-5241756752753544007</id><published>2011-10-05T03:30:00.000-03:00</published><updated>2011-10-05T03:30:02.904-03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='réminiscences'/><title type='text'>Esther</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle lança un regard à son image dans le miroir. La serviette éponge dépliée, posée sur son crâne à la façon d'un voile de religieuse, faisait d'elle une nonne au sortir du bain.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme elle, j'aurais voulu jaillir avec enthousiasme et tout au long de la course maintenir les paramètres du plaisir, de l'amour et de la joie à leur plus haut niveau, à tout prix relevé le défi lancé à l'improviste par les foules zombies et gagner le pari sur moi-même. « A tout prix » signifie « Pour rien », car dans le monde tout est gratuit, comme sont gratuits les paysages fantasques de Cappadoce, le bâillement du crocodile posé sur un tronc couché au bord du marigot, ou encore le feulement du tigre avant l'accouplement.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cependant le souvenir flou de cartes mal dessinées empêchait ma tranquille contemplation. Je rêvais du fleuve Amour dont j'avais trop longtemps mal situé la source et l'embouchure. Et je m'en voulais d'avoir pu tolérer ces imprécisions sous prétexte que l'éloignement des sites servait d'excuse.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elle portait maintenant une jupe courte à volants noirs bouffants. Le parfait désordre de sa chevelure noire, la cassure d'un geste flamenco dessiné par le profil de son visage à contre-jour, menton tiré au cordeau et élan de l'arête du nez, achevèrent de me troubler. C'était soudain le genre de femme à qui l'on pardonne tout, y compris les soirées d'hiver qu'elle passerait à tricoter.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-5241756752753544007?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/5241756752753544007/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=5241756752753544007' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/5241756752753544007'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/5241756752753544007'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/10/esther.html' title='Esther'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-3874253300231582204</id><published>2011-10-03T03:30:00.000-03:00</published><updated>2011-10-03T03:30:03.066-03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='réminiscences'/><title type='text'>Hôtel Europa, Köln</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme le mouvement heurté de mes reins suivait le rythme régulier des jointures de rail d'une voie ferrée imaginaire, je lui murmurai que nous étions sur la couchette d'un train de nuit et que seule une jeune fille, que je me figurais selon les traits de celle qui avait partagé mon compartiment à l'aller, partageait notre intimité. &lt;i&gt;D'abord&lt;/i&gt;, dis-je, &lt;i&gt;la jeune fille se contente de te regarder&lt;/i&gt;. Le visage de Mary se crispa aussitôt comme sous l'effet d'une vague la frappant de plein fouet. &lt;i&gt;C'est ton visage&lt;/i&gt;, ajoutai-je, &lt;i&gt;ton visage secoué de plaisir qu'elle regarde&lt;/i&gt;. Une autre vague, plus violente, déferla, emportant Mary toute entière elle seule savait où. &lt;i&gt;La jeune fille s'approche, elle s'approche et te caresse, elle s'approche encore et nous caresse&lt;/i&gt;. Plusieurs fois, je répétai ces mots, jouant avec eux. &lt;i&gt;Sens-tu ses doigts s'enfoncer dans ta chair ?&lt;/i&gt; Déroulant la caresse de mes doigts de la même façon que l'aurait fait la jeune fille, plusieurs fois je vis Mary gémir, bouche tordue, yeux rentrés en-dedans. Jusqu'à l'emballement final où se confondirent, dans l'éblouissement d'un soleil de feu crevant le ramage des arbres qui fuyaient de l'autre côté d'une fenêtre, la course de ma main, la ronde des doigts de la jeune fille, l'accélération du train.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-3874253300231582204?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/3874253300231582204/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=3874253300231582204' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/3874253300231582204'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/3874253300231582204'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/10/hotel-europa-koln.html' title='Hôtel Europa, Köln'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-2824752766384346191</id><published>2011-10-01T03:30:00.000-03:00</published><updated>2011-10-01T03:30:00.843-03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='réminiscences'/><title type='text'>Au Père Fouettard</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sitôt qu'elle apparaît, glissant entre les tables, un plateau posé sur une main, on sait qu'on a vu une déesse et on n'y croit pas. La veille, Patrice me parlait de cette espèce rare de femme. La perfection faite femme. Comme toute perfection, inaccessible et vaguement inquiétante. Dont on préfère se tenir à l'écart, parce que l'on craint de ne pas être à la hauteur. C'est évident, cette serveuse du Père Fouettard, lumineuse d'un sourire permanent qui semble venir de loin, des étoiles peut-être, et qui ne s'adresse à personne en particulier, mais plutôt à la vie, cette serveuse appartient à cette espèce.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un examen attentif ne permet pas de la prendre en défaut. Jusque dans le choix des couleurs. Chez cette femme brune, à la peau très mate et dont la chevelure ondule jusqu'aux épaules, hormis le rouge des lèvres et les taches fauves d'un foulard imitant la peau du léopard noué autour de la taille, la parure est noire : pull dont les manches sont retroussées au-dessus du coude, ceinture de cuir luisant à laquelle est accroché le foulard, collants de danseuse qui épousent les courbes harmonieuses de ses jambes, santiags basses en croco.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quel est le métissage qui a produit pareille créature ? Assurément il y a du Iémanjá, cette déesse de la mer qui, dans le golfe du Bénin comme au large des côtes du Brésil, prend au piège de sa sensualité les marins et les attire au fond de l'océan les jours de tempête. Quant au père, ce pourrait être un personnage d'un roman de Jorge Amado, &lt;i&gt;Mar Morto&lt;/i&gt; par exemple, un nègre robuste, fils d'esclave, lui-même petit-fils d'un roi d'Abomey. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-2824752766384346191?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/2824752766384346191/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=2824752766384346191' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/2824752766384346191'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/2824752766384346191'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/10/au-pere-fouettard.html' title='Au Père Fouettard'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-4931214347607529310</id><published>2011-09-29T03:30:00.000-03:00</published><updated>2011-09-29T03:30:02.322-03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='réminiscences'/><title type='text'>République</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La fille sur le strapontin d'à côté, une blonde plutôt quelconque, le corps camouflé sous trois couches de nippes informes à quoi l'on reconnaît au premier coup d'oeil les étudiantes anglo-saxonnes, se tourne vers moi en envoyant un coup de coude énergique dans le gras de mon blouson, me jette à la face l'effronterie de son regard et, avec hardiesse autant qu'avec ivresse, me demande si je m'appelle François. Ça faisait cinq minutes qu'elle et ses copines s'exerçaient à prononcer à la française François et Jean-Paul. J'ignore pourquoi François et Jean-Paul plutôt que Alain ou Michel.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;— Almost François, Francis.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;— Australian, me dit-elle en guise de présentation avant d'ajouter :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;— English.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; — Aussie or English ? m'indigné-je.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; — Australian. But we speak english.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Merci pour ce précieux renseignement. Je croyais que depuis deux décennies les Australiens, à l'instar des Anglais, parlaient américain !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-4931214347607529310?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/4931214347607529310/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=4931214347607529310' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/4931214347607529310'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/4931214347607529310'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/09/republique.html' title='République'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-906302852436738035</id><published>2011-09-27T03:30:00.000-03:00</published><updated>2011-09-27T03:30:01.096-03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='réminiscences'/><title type='text'>Unter den Linden</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je ne me souviens plus, Mary, comment nous nous sommes retrouvés bras dessus bras dessous. Était-ce Unter den Linden ou Alexander Platz ? Ou bien était-ce déjà au franchissement de la Porte de Brandebourg pour ne pas nous perdre dans les tourbillons de la foule allant et venant selon les seules contraintes des lois de la mécanique d'Ouest en Est et d'Est en Ouest ? Pour toi, Mary, qui vit à Berlin Ouest depuis huit ans, plus encore que pour moi qui n'y avais mis les pieds qu'une seule fois auparavant (c'était il y a dix ans), cela ressemblait à un rêve cette incursion à l'Est sans papiers, dérive d'une nuit de nouvel an et d'ère nouvelle, nuit d'ivresse à en juger par les milliers d'éclats de bouteilles de &lt;i&gt;sekt&lt;/i&gt; jonchant la chaussée d'Unter den Linden, cadavres mutilés auxquels répondaient d'autres cadavres mutilés, ô combien humains, ceux-là, du charnier de Timisoara pour nous rappeler que c'était miracle que d'avoir à Berlin, mais aussi à Prague ou à Budapest, reconquis la liberté sans avoir à en payer le prix du sang. C'était d'ailleurs tellement un rêve que pour toi, Mary, cela a failli tourner au cauchemar lorsque au retour par le métro les &lt;i&gt;vopos&lt;/i&gt; de la station-frontière de Friedrichstr. nous ont demandé les passeports. Mais te serrer très fort dans mes bras a suffi à nous dédouaner aux yeux du policier chargé du rituel. Après l'ouverture de la grille qui, dernier hoquet de l'Histoire, refusa quelques secondes durant de s'ouvrir et nous procura une ultime frayeur, ce fut le premier baiser de l'année, son goût délicieux, une sensation sereine, un sentiment de libération pour moi qui venais de m'affranchir des chaînes subtiles que d'antérieures résolutions à tendances misogynes avaient mises peu ou prou au travers de mon esprit.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-906302852436738035?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/906302852436738035/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=906302852436738035' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/906302852436738035'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/906302852436738035'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/09/unter-den-linden.html' title='Unter den Linden'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-8991892489942863566</id><published>2011-09-25T03:30:00.000-03:00</published><updated>2011-09-25T03:30:01.787-03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='réminiscences'/><title type='text'>Saint-Michel</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Assise sur la banquette d'en face, elle lit, comme moi, &lt;i&gt;Libération&lt;/i&gt;. J'ai l'habitude d'observer les lecteurs et peut-être plus encore, avouons-le, les lectrices de ce journal. Non pas que je recherche une certaine complicité avec elles, mais plutôt parce que je suis amusé, et parfois effaré, par l'extrême diversité de ce que les publicitaires appellent son lectorat. Aussi cette lectrice n'échappe-t-elle pas à la règle du jeu. Entre deux phrases assassines sur les époux Ceaucescu, je jette un œil sur son visage las et, à cause d'un inexplicable sentiment de malaise qu'il inspire, dénué de charme. Après un ou deux échanges fortuits de regard, la voilà soudain qui se lève et va, je n'ai pas besoin de me retourner pour le savoir, s'asseoir derrière mon dos ! Là au moins, s'est-elle dite, il ne pourra plus me lorgner. Sans doute a-t-elle interprété, je la devine survivante de l'épopée lamentable du MLF, mes regards comme des attaques machistes ! J'aurais préféré qu'elle me demande de ne plus la dévisager avec insistance, j'aurais alors pu lui répondre que c'était avec minutie et non insistance que je lisais dans ses yeux la même froide détermination que dans ceux d'Elena Ceaucescu.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-8991892489942863566?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/8991892489942863566/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=8991892489942863566' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/8991892489942863566'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/8991892489942863566'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/09/saint-michel.html' title='Saint-Michel'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-1992246130984212084</id><published>2011-09-23T03:30:00.000-03:00</published><updated>2011-09-23T03:30:01.396-03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='réminiscences'/><title type='text'>Daumesnil</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ces cuisses molletonnées d'épais coton noir, je les ai reconnues tout de suite. Je ne les avais pourtant vues qu'une seule fois auparavant, c'était il y a un an ! Qu'ont-elles de plus que la perfection de leur évasement pour que je les reconnaisse aussi sûrement ? J'ai accéléré le pas, c'était bien elle, suffocante beauté extrême-orientale. Ses yeux sont si bridés qu'on dirait deux meurtrières discrètes dans le mur d'enceinte d'une forteresse. Et c'est bien contre une forteresse que mon regard bute chaque fois que je tente de la dévisager. Il ne faut pas se fier à la finesse des traits de son visage parfait, à la grâce du corps qu'on devine mince sous la fourrure synthétique du blouson, c'est bien d'une citadelle inviolable dont il s'agit.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-1992246130984212084?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/1992246130984212084/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=1992246130984212084' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/1992246130984212084'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/1992246130984212084'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/09/daumesnil.html' title='Daumesnil'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-4752139277846923365</id><published>2011-09-21T03:50:00.004-03:00</published><updated>2011-09-21T03:50:00.050-03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='réminiscences'/><title type='text'>Étoile - Châtelet</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est évident : elle est latino-américaine. Quelque chose de mongol dans le visage, le velouté de sa peau cuivrée, ses longs cheveux de jais qu'elle rejette sans cesse d'une secousse nerveuse de la tête. Elle parle très vite de choses sans importance, avec ses belles lèvres enfiévrées, avec ses sourires faciles qui découvrent des dents du haut grandes et blanches légèrement en avant, en jetant un œil dans ma direction chaque fois que je la regarde. Ses mains aussi s'agitent, vont des cuisses aux oreilles en déliant les doigts. Est-elle mexicaine ? L'ornementation de sa chemise qui rappelle certaines façades de l'université de Mexico, la grosse boucle d'oreille en argent de Taxco le laissent penser. A moins que ce ne soit la nouvelle de Carlos Fuentes, que je viens de lire, qui ne m'influence.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-4752139277846923365?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/4752139277846923365/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=4752139277846923365' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/4752139277846923365'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/4752139277846923365'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/09/etoile-chatelet.html' title='Étoile - Châtelet'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-944728543976354322</id><published>2011-09-19T04:04:00.002-03:00</published><updated>2011-09-19T04:04:00.192-03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='réminiscences'/><title type='text'>Pizza Slice</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est une grande blonde, coiffée avec un pétard, ce qui lui va bien. Quand elle sourit, ça fait un creux dans chacune de ses joues, et c'est ça, allez savoir pourquoi, qui donne envie de répondre à son sourire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Elles sont deux du même format, petites et minces avec un chouïa de poitrine sous un tee-shirt un peu lâche qui agace. La parfaite similitude de leurs chevilles parfaitement ciselées suggère qu'elles pourraient être sœurs. Toutefois l'une parle italien et l'autre lui répond en japonais. Est-ce pour tromper l'ennemi français ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Mettant l'immédiateté entre parenthèses pour quelques jours, ce sont quelques textes brefs de la série "Fugitives", publiés dans diverses revues à une époque où le papier ignorait encore qu'il se ferait bouffer par les écrans, qui vont refaire surface ici. Un retour aux années 1980, une déambulation dans les couloirs du métro parisien ou dans des villes qui m'étaient étrangères, des rencontres fugaces, des visages et des regards que j'ai souhaité ne pas oublier. Bonne lecture !&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-944728543976354322?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/944728543976354322/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=944728543976354322' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/944728543976354322'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/944728543976354322'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/09/pizza-slice.html' title='Pizza Slice'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-306872017363091637</id><published>2011-09-17T04:28:00.012-03:00</published><updated>2011-09-17T04:28:00.843-03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cuisine'/><title type='text'>Pato no tucupi</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Dis donc, Henrique, j’ai entendu dire que tu es allé travailler quelques semaines sur une plateforme de Petrobras au large de l’embouchure de l’Amazone.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et il en vient à me parler de Belém et de son fameux « pato no tucupi », qu’il a mangé dans le plus fameux des restaurants de la ville : « Lá em casa ».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le temps n’a donc pas passé. J’ai déjeuné dans ce même restaurant en 1982 lors de mon premier séjour au Brésil, y ai mangé le même plat. Bien sûr, le temps a passé, je ne sais pas ce qu’est devenue Madmoiselle de Beaufort qui m’accompagnait alors, et mes cheveux ont blanchi. Mais le « pato no tucupi » et le restaurant qui lui consacre un véritable culte défient le temps, malgré les transformations qu’a connues Belém, malgré les évolutions du climat, malgré les crises du libéralisme économique, malgré les soi-disant guerres contre le terrorisme.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le « pato no tucupi » est un plat de l’État du Pará, une façon de cuisiner le canard avec des brèdes mafane, le tout plongé dans un liquide jaune extrait de racines de manioc. Ce qui en fait le piment, si j’ose dire, c’est que le brevage dans lequel marine le palmipède pourrait être hautement toxique, n’était le tour de main du cuisinier qui l’exécute. Comme le restaurant « Lá em casa » est toujours là, je suppose que nul client n’en est sorti les pieds devant et, par conséquent, vous le recommande chaudement, Henrique et moi en étant sortis indéniablement satisfaits.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe width="510" height="412" src="http://www.youtube.com/embed/mjpAXIJLQXM" frameborder="0" allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-306872017363091637?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/306872017363091637/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=306872017363091637' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/306872017363091637'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/306872017363091637'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/09/pato-no-tucupi.html' title='Pato no tucupi'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://img.youtube.com/vi/mjpAXIJLQXM/default.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-5366726930179951549</id><published>2011-09-15T03:10:00.014-03:00</published><updated>2011-09-15T03:10:00.495-03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='langue'/><title type='text'>Saudade</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tous les Brésiliens que je connais un tant soit peu me demandent un jour ou l’autre si je ressens de la « saudade » pour mon fils vivant au loin, pour la France, pour je ne sais quoi encore. La plupart du temps, je leur réponds que non, que seuls les Brésiliens et les Portugais connaissent la « saudade ». Ma réponse me semble on ne peut plus logique et devoir les flatter puisque d’après ces mêmes Brésiliens ou Portugais, le mot « saudade » est intraduisible, ce que je suis tout à fait prêt à admettre. Et pourtant, ils ne s’en satisfont pas.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Que faut-il en conclure ? Sans doute rien, car la logique, du moins celle que j’ai étudiée en France, ne m’est d’aucun secours ou presque ici. Car, de même que la « saudade » paraît intraduisible, la « logique » française n’a, me semble-t-il, pas d’équivalent au Brésil, hors les cours de mathématique, voire de philosophie.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Est-il permis de supposer que, bien que ressentant les mêmes sentiments que les Brésiliens et les Portugais, les Français, les Turkmènes, les Bantous ou les Japonais n’ont pas su trouver un mot pour définir dans leur langue maternelle la « saudade » ? Certes, tout est possible en notre tour de Babel, et en matière de vocabulaire l’étude des lexiques montre d’étonnantes disparités. Umberto Eco en donne des exemples souvent surprenants dans son excellent et distrayant livre consacré à la traduction : &lt;i&gt;Dire quasi la stessa cosa. Esperienze di traduzione&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Puisqu’il n’y aurait pas d’équivalent parfait à « saudade » en aucune langue et que, malgré tout, les Brésiliens et les Portugais veulent qu’il nous arrive de la ressentir, il faut chercher des mots s’en approchant. Beaucoup d’auteurs français se sont employés à cette tâche, avec plus ou moins de bonheur. Et certains, les plus habiles à mon goût, ont trouvé une porte de sortie qui a bien des avantages. Pour ces derniers, c’est à chacun de proposer sa propre définition. Selon moi, le plus grand mérite de cette pirouette est qu’elle permet d’accorder notre traduction à notre propre palette émotionnelle, ce qui dans le cas du mot « saudade » me semble on ne peut plus approprié.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Alors, me dira-t-on, quelle est ta traduction du mot « saudade » ? Laisse-moi te conter une anecdote, te faire une confidence. C’était en 1975, j’étais au Portugal pour vivre d’un peu plus près les suites de la révolution des Œillets. J’avais fait connaissance dans un village en face de Lisbonne d’une étudiante en médecine dont je m’étais entiché. Je me souviens qu’elle avait de très beaux yeux qui changeaient de couleur, passant du gris au vert au gré de la lumière. Pour elle, j’avais bravé les taureaux qu’on avait lâchés dans la rue ! Je l’avais retrouvée en 1976 pour quelques jours. Et puis il avait fallu prendre le bateau et traverser le Tage. Installé à la poupe, je regardais les lumières de son village s’éloigner. Pour la première fois de ma vie, sans le moindre doute, je ressentais cette « saudade » dont parlaient les poètes et les romanciers portugais dans leurs œuvres. C’est alors que, sans un effort, une traduction, ma traduction m’est apparue : la nostalgie d’un futur que je ne connaîtrai pas.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-5366726930179951549?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/5366726930179951549/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=5366726930179951549' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/5366726930179951549'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/5366726930179951549'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/09/saudade.html' title='Saudade'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-4276133469417545653</id><published>2011-09-13T12:00:00.020-03:00</published><updated>2011-09-13T12:00:14.369-03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='religion'/><title type='text'>Religions au Brésil : les parts de marché</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les cathos brésiliens s’inquiètent, ils sont de moins en moins nombreux. Du moins en pourcentage. De 2003 à 2009, leur part de marché est passée de 74% à 68%. La baisse touche toutes les classes sociales.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La faute à qui ? À Jean-Paul II, pape superstar mais médiocre stratège marketing. Anticommuniste primaire, il avait un peu trop tendance à voir sur les croix brésiliennes des Karl Marx en lieu et place du Christ. Les évêques et les prêtres de la théologie de la libération, il les avait dans le nez, il les a écartés chaque fois qu’il a pu. Quant à leurs ouailles, elles n’étaient pas perdues pour tout le monde.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ceux qui ont vite compris que leur chance était venue, ce sont les pasteurs venus des États-Unis, les gringos distributeurs de bibles. Et ils en ont distribué des bibles, y compris aux analphabètes. C’est que chez ces gringos, ce n’est pas l’argent qui manque quand il s’agit de répandre la bonne parole. D’autant que cette bonne parole est un investissement sans risque sur lequel le retour se fait en quelques années. Et leur bonne parole n’est pas celle des catholiques, marxistes ou non. Leur promesse est celle d’une toute prochaine prospérité. Cette parole a vite trouvé un écho favorable chez les Brésiliens qui ne pensent avant tout qu’à &lt;i&gt;se dar bem&lt;/i&gt;. Ils sont aujourd’hui environ 13%.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La croissance des évangéliques pentecôtistes (Assemblée de Dieu, Église du royaume universel de Dieu, Congrégation chrétienne du Brésil, etc.) a été fulgurante, mais elle semble aujourd’hui accuser un coup d’arrêt. Trop de scandales ont éclaté, trop de pasteurs sont partis avec la dîme.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-Vz2V5naLppQ/TlZXzcUu_ZI/AAAAAAAAAQQ/Gequ7ZFuF7Y/s1600/iurd%2B%25280010r%2Bip%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/-Vz2V5naLppQ/TlZXzcUu_ZI/AAAAAAAAAQQ/Gequ7ZFuF7Y/s1600/iurd%2B%25280010r%2Bip%2529.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et les autres ? Il y a les protestants historiques (les calvinistes et luthériens), ceux qui pratiquent les religions d’inspiration africaine, les juifs et les musulmans, les bouddhistes et les hindouistes, les adorateurs de Lucifer et les bricoleurs de leur propre culte, les agnostiques et les athées.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a aussi les spirites dont les adeptes se concentrent parmi les couches les plus aisées de la population (6% des classes A et B). Je me souviens que lors d’une promenade au Père Lachaise, j’avais trouvé par hasard la tombe d’Allan Kardec. Une dizaine de femmes, tout de noir vêtues, y priait bruyamment, impuissantes à contenir les larmes qui inondaient leurs yeux. Ces pleureuses étaient brésiliennes.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-4276133469417545653?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/4276133469417545653/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=4276133469417545653' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/4276133469417545653'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/4276133469417545653'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/09/religions-au-bresil-les-parts-de-marche.html' title='Religions au Brésil : les parts de marché'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-Vz2V5naLppQ/TlZXzcUu_ZI/AAAAAAAAAQQ/Gequ7ZFuF7Y/s72-c/iurd%2B%25280010r%2Bip%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-1877940091559552138</id><published>2011-09-10T03:30:00.000-03:00</published><updated>2011-09-10T03:30:00.921-03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='chine'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='économie'/><title type='text'>Et maintenant, le vin chinois</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;J’avais déjà luquelque part que les Chinois produisaient du vin, mais je n’en savais guèreplus. J’apprends aujourd’hui qu’un vin chinois, le Cabernet Dry Red, cuvée2009, vient de battre des pinards français de la même catégorie et de décrocherle Decanter World Wine. C’est quoi ce Cabernet Dry Red&amp;nbsp;? Un assemblage deCabernet Sauvignon, Merlot et Cabernet Gernicht. Les jurés l’ont trouvé«&amp;nbsp;succulent, délicat, et avec des arômes de fruits mûrs, mais noncharnus&amp;nbsp;» et ont fait l’éloge de «&amp;nbsp;sa persistance en bouche et de sestanins consistants&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Le créateur, ledésormais fameux Demei Li, est passé par la France. Autrement dit, il y aappris son métier. Et, en bon disciple, il a mis en application les leçonsapprises dans le Bordelais dans le nord de la Chine.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;L’ambition deDemei Li ne serait pas de concurrencer les Grands Crus de Bordeaux. C’est luiqui le dit. Pour les prochaines années, je veux bien le croire. Mais dans unfutur plus lointain, qu’en sera-t-il&amp;nbsp;? Y a-t-il un secteur économique danslequel les Chinois n’ont pas l’intention d’investir&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;D’après Vinexpo,l’organisateur français du salon éponyme, le marché chinois sera en 2012 le 8&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt;mondial. Déjà. J’en profite pour rappeler que la consommation moyenne au Brésilest de 2 litres par bouche et par an. Et qu’elle n’a pas augmenté ces dixdernières années, en dépit de toutes les prévisions.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Je lève mon verreà mes amis chinois. Allez, santé&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-1877940091559552138?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/1877940091559552138/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=1877940091559552138' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/1877940091559552138'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/1877940091559552138'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/09/et-maintenant-le-vin-chinois.html' title='Et maintenant, le vin chinois'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-272993162029743958</id><published>2011-09-08T03:30:00.000-03:00</published><updated>2011-09-08T03:30:01.597-03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='criminalité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Manifestations contre la corruption : du réseau social à la rue</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’était hier la fête nationale et ses défilés militaires. Depuis quelques jours, de gentillettes initiatives lancées sur les réseaux sociaux appelaient à manifester contre la corruption. Sur Facebook, il suffisait de créer un événement et de demander à chacun de confirmer sa participation. Quoi de plus facile que de cliquer ! À l’appel des principaux mouvements — indépendants des partis —, 130.000 personnes avaient répondu positivement : ils quitteraient l’écran de leur ordinateur et se retrouveraient dans la rue.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Résultat, ils étaient 12.000 à Brasília mais seulement 700 à São Paulo, munis de sifflets, masques, nez rouges de clown, ou encore le visage peint en noir comme au bon vieux temps.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Face à une aussi faible mobilisation, les zèbres en ligne de mire peuvent continuer de dormir sur les deux oreilles.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Me revient, à propos, une vieille blague. Quelle est la différence entre les partis de gauche et de droite au Brésil ? Il y a ceux qui volent de la main gauche et ceux qui volent de la main droite...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-272993162029743958?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/272993162029743958/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=272993162029743958' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/272993162029743958'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/272993162029743958'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/09/manifestations-contre-la-corruption-du.html' title='Manifestations contre la corruption : du réseau social à la rue'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-4278581211438037823</id><published>2011-09-07T03:30:00.000-03:00</published><updated>2011-09-07T03:30:00.265-03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='économie'/><title type='text'>L’inflation à la hausse</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce n’est pas encore le retour de l’hyper-inflation, mais l’inflation connaît ces derniers mois une tendance à la hausse.Sur 12 derniers mois, elle a été évaluée à 7,23% — admire la précision, ami lecteur.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; Les aliments, les loyers et les vêtements sont les principaux facteurs qui expliquent ce mauvais chiffre, qui laisse penser que l’objectif du gouvernement pour 2011 (6,5%) ne sera pas tenu.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-4278581211438037823?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/4278581211438037823/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=4278581211438037823' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/4278581211438037823'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/4278581211438037823'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/09/linflation-la-hausse.html' title='L’inflation à la hausse'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-5163585189853496477</id><published>2011-09-06T00:44:00.000-03:00</published><updated>2012-01-19T19:59:21.455-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='São Paulo'/><title type='text'>Venir à São Paulo en A380</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’Infraero, l’entreprise publique en charge de la gestion des principaux aéroports brésiliens, a annoncé qu’elle avait donné son accord à la compagnie Emirates pour qu’elle opère avec un A380 à Guarulhos. Ce sera une première brésilienne pour cet Airbus.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Avec une capacité pouvant aller jusqu’à 853 passagers, le débarquement pouvait faire craindre le pire, compte tenu des légendaires files d’attente aux guichets de la police des frontières. Mais, dans sa grande sagesse, l’Infraero a mis une condition à son autorisation : il faudra atterrir et décoller hors les heures de pointe.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quant à moi, j’ai une petite question toute personnelle : est-ce que l’arrivée de ce monstre fera baisser les tarifs sur les liaisons transatlantiques ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-5163585189853496477?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/5163585189853496477/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=5163585189853496477' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/5163585189853496477'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/5163585189853496477'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/09/venir-sao-paulo-en-a380.html' title='Venir à São Paulo en A380'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-3453971371760894340</id><published>2011-09-05T07:32:00.000-03:00</published><updated>2011-09-06T21:35:05.306-03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='économie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Crise économique, mon oeil !</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À force de l’entendre dire, par les hommes-troncs de la télé, par les journaleux, par les éditorialistes de tout poil, nous avons fini par l’adopter comme une nécessaire croyance, par le mettre dans un coin de notre ciboulot au même rang des évidences comme deux et deux qui font quatre : le monde, ou plus exactement les pays les plus anciennement développés, connaissent une crise économique qui impose que nous revoyions nos modèles de société. Ou, pour le dire plus crûment, que les salariés du privé comme du public acceptent une baisse de leurs revenus. Et, dans les faits, le phénomène est déjà largement en cours aux États-Unis, il a commencé dans les pays de l’Union européenne, violemment en Grèce ou en Espagne, de manière plus &lt;i&gt;soft&lt;/i&gt;, du moins en apparence, en Allemagne et en France. Tout ça semble aller de soi et chacun n’a qu’une crainte : que le ciel ne lui tombe pas sur la tête, que le chômage ne le touche pas directement, lui ou l’un de ses proches.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et pourtant ! Et pourtant ces pays, les États-Unis et ceux de l’Union européenne dans leur grande majorité, n’ont jamais été au total aussi riches qu’aujourd’hui, même si le taux de croissance ralentit, même si au pire certains trimestres ont dégagé un léger recul de l’activité. Et nous savons d’où vient cette apparente contradiction : la distribution des revenus se fait chaque année de manière plus inégale.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il serait temps que nous remettions un peu d’ordre dans nos cervelles de moutons apeurés et de retrouver notre sang froid. Ce que nous vivons est une crise politique. C’est cette crise qui est à l’origine du grand désordre que les médias — des médias entre les mains de qui ? — nous vendent sous l’étiquette de « crise économique ». Un putain de produit que nous achetons les yeux fermés, la peur au ventre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Serons-nous capables, avant qu’il ne soit trop tard, de le comprendre ? Serons-nous capables de nous réveiller collectivement, de passer à l’action après nous être indignés ? Inverser le mouvement ne se fera pas tant que les foules des pays dominants, encore dominants, ne se mettront pas en marche pour exiger massivement une solution à la crise politique, une solution démocratique et non une solution qui ne passe pas par un retour aux fascismes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce n’est pas, par exemple, en votant en France pour François Hollande ou Martine Aubry que nous changerons le cours de l’Histoire. Ce n’est pas en réélisant Obama que les Américains trouveront l’énergie salutaire qui donnerait un sursis à leur déclin. L’espoir ne viendra pas non plus de pays soi-disant émergents comme le Brésil (dont le rôle n’augmente que grâce à sa démographie) ou la Russie ou l’Inde. Un seul pays pourrait imposer un nouveau modèle de distribution des revenus plus égalitaire. Ironie de l’Histoire, c’est même le rôle que se propose dans ses statuts sa caste de dirigeants organisés à travers le Parti communiste chinois. Mais on peut douter de la volonté, et de ses leaders et de ses peuples, d’aller dans cette direction.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-3453971371760894340?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/3453971371760894340/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=3453971371760894340' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/3453971371760894340'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/3453971371760894340'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/09/crise-economique-mon-oeil.html' title='Crise économique, mon oeil !'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-5166680901959465637</id><published>2011-09-04T00:30:00.000-03:00</published><updated>2011-09-04T00:30:00.776-03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma littérature'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='réminiscences'/><title type='text'>Welcome to the Rileys</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cinéma. On ne sait jamais de quoi il va retourner, surtout si, comme moi, on préfère ne rien lire avant sur le film qu’on va voir. Parce qu’on préfère se fier à son instinct. Quitte à en payer le prix. Le prix d’un ticket de cinéma, au pire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;i&gt;Welcome to the Rileys&lt;/i&gt;, ça s’appelle en anglais. &lt;i&gt;Corações perdidos&lt;/i&gt;, au Brésil. Retour planète Magenta, chez moi, dans la cassette fermée à double tour des souvenirs laissés à l’abandon depuis longtemps.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vers la fin du film, on apprend que Mallory ou Allison — on se fiche de son vrai nom — a perdu sa mère quand elle avait 4 ou 5 ans ou quelque chose comme ça, dans un accident de voiture. Toutes les petites filles qui perdent leur mère dans un accident de voiture ne deviennent pas des strip-teaseuses ou des putes ou les deux à la fois.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quand Marie est arrivée le premier soir planète Magenta, je l’ai prise dans mes bras dans le long couloir qui menait dans nos chambres respectives. Je l’ai prise dans mes bras et je l’ai embrassée. J’ai aimé l’embrasser, j’ai aimé la façon dont elle m’a embrassé. Et puis au lieu de me suivre ou de m’emmener dans l’une ou l’autre chambre, elle m’a demandé de la pardonner, elle m’a demandé d’attendre un jour de plus.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Marie n’avait pas perdu sa mère, mais sa sœur dans un accident de voiture, une voiture dans laquelle elle aurait dû se trouver à la place de sa sœur. C’est du moins ce qu’elle croyait, c’est ce que j’avais fini par apprendre par G. Ch., le copain chez qui je l’avais vue la première fois, le jour où de suite j’avais eu envie d’elle. Marie n’était devenue ni strip-teaseuse ni prostituée. Marie avait fait d’autres bêtises. Ça je l’avais compris quand j’étais entré dans sa chambre et que j’avais découvert l’attirail dont elle avait besoin pour s’évader, pour rendre plus légère cette culpabilité qu’elle croyait devoir endosser. Comme si le destin n’était pas, quoi qu’on fasse, plus fort que nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marie et moi, nous sommes devenus amis. Je la prenais dans mes bras quand elle allait mal, très loin de moi, tout près de moi. J’étais devenu le grand frère qui la prenait dans ses bras pour la réchauffer quand elle tremblait de la tête aux pieds.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis la vie nous a séparé, j’ai quitté la planète Magenta. Elle aussi. Nous nous sommes vus deux ou trois fois chez l’un, chez l’autre. Et puis elle a disparu. J’ignore, Marie, si tu es encore de ce monde. J’ignore s’il t’arrive de penser à moi de temps en temps, si je suis un vague souvenir dans la cassette fermée à double tour de tes souvenirs laissés à l’abandon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-KZHYEf8sU2c/TmLP2lCBnpI/AAAAAAAAAQU/Hl5GkNK_bx4/s1600/kristen+stewart+%2528r%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/-KZHYEf8sU2c/TmLP2lCBnpI/AAAAAAAAAQU/Hl5GkNK_bx4/s1600/kristen+stewart+%2528r%2529.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-5166680901959465637?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/5166680901959465637/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=5166680901959465637' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/5166680901959465637'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/5166680901959465637'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/09/welcome-to-rileys.html' title='Welcome to the Rileys'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-KZHYEf8sU2c/TmLP2lCBnpI/AAAAAAAAAQU/Hl5GkNK_bx4/s72-c/kristen+stewart+%2528r%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-74483059461097719</id><published>2011-09-02T23:00:00.000-03:00</published><updated>2011-09-02T23:00:01.719-03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='langue'/><title type='text'>Guarani, tu ne parleras pas</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ils sont trois Indiens, trois Caiuás, qui apprennent à lire et à écrire. Ils ont la quarantaine, ils étudient le soir. Rien que pour ça, ils ont du mérite. Et vient un jour où on leur demande de signer un registre dans lequel serait écrite la loi : guarani, tu ne parleras pas. Ils signent.Et puis c’est la confusion.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt; L’un en parle autour de lui, ça finit par arriver aux oreilles des députés de l’assemblée législative de l’État du Mato Grosso. Mato Grosso, décidément tu as tout pour plaire, ton agro-business, ton interdiction de parler les langues indigènes, j’en passe et des meilleures de cet acabit.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Malgré tout, le député Pedro Kemp (PT) rappelle que cette prétendue loi est contraire à la constitution et aux droits de l’homme. Mais à la mairie de Água Bonita, on a la tête dure : c’est pas pour rien qu’on a interdit à ces trois Caiuás de parler leur sabir, rendez-vous compte, c’était pour eux le moyen de dire du mal de leurs petits camarades non indigènes, croyant qu’ils ne seraient pas compris.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tu y crois, toi, à cette histoire ? Qu’il y aurait là des disciples de Claude Lévi-Strauss habiles dans le maniement du guarani et plus précisément du guarani parlé par les Caiuás.Ce doit être un préjugé de ma part, mais j’aurais plutôt tendance à croire la version des trois Caiuás, interrogés par un journaliste de la &lt;i&gt;Folha de São Paulo&lt;/i&gt; : « Tout ça c’est des mensonges. C’est nous qui souffrons des mauvaises blagues que les autres racontent sur notre dos ».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ça me rappelle l’excellent texte de l’ami Marco, que je vous invite à lire en cliquant &lt;a href="http://photosderue.net/piombino-e-dintorni/le-ceneri-del-padre-7-nous-ne-leur-pardonnerons-rien-car-ils-ne-savent-pas-ce-quils-font/"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-74483059461097719?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/74483059461097719/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=74483059461097719' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/74483059461097719'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/74483059461097719'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/09/guarani-tu-ne-parleras-pas.html' title='Guarani, tu ne parleras pas'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-3584731516568525978</id><published>2011-09-01T22:30:00.000-03:00</published><updated>2011-09-01T22:30:00.098-03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='usa'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='europe'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='internet'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='france'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>La fin de l’état de droit en Occident, selon Julian  Assange</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, a beau accomplir une peine de prison domiciliaire, il a donné hier une conférence à São Paulo dans le cadre de InfoTrends. Oui, tu l’as compris, amie lectrice, ami lecteur, Julian s’est adressé au public brésilien grâce à une visioconférence.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ça a été l’occasion pour lui de dénoncer deux journaux avec lesquels il avait passé un accord, le &lt;i&gt;New York Times&lt;/i&gt; et le &lt;i&gt;Guardian&lt;/i&gt;. Au second, il reproche notamment d’avoir caché à ses lecteurs des informations concernant la corruption du gouvernement bulgare, que le journal était censé traiter actuellement.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et pour enfoncer le clou, Julian n’a pas hésité à pointer ses accusations au-delà de la presse commerciale : « Les personnes croient qu’il existe un état de droit en Occident. L’état de droit est en train de se déliter. Les fondements des gouvernements occidentaux s’effondrent ».&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les lamentables rebondissements de l’affaire Bettencourt, révélant une fois de plus que les comportements du chef de l’État français et de ses séides s’apparentent chaque jour davantage à ceux qui ont cours dans les républiques bananières, ne font que confirmer le diagnostic fait par Julian Assange.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-3584731516568525978?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/3584731516568525978/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=3584731516568525978' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/3584731516568525978'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/3584731516568525978'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/09/la-fin-de-letat-de-droit-en-occident.html' title='La fin de l’état de droit en Occident, selon Julian  Assange'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-2675669658651855123</id><published>2011-09-01T22:00:00.000-03:00</published><updated>2011-09-01T22:00:01.817-03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='europe'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='pipeule'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Pays de merde</title><content type='html'>&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Selon des écoutestéléphoniques, Silvio Berlusconi aurait qualifié l’Italie de «&amp;nbsp;pays demerde&amp;nbsp;». Si l’on a l’habitude de dire que, dans les pays vaguementdémocratiques, les peuples ont le président ou le chef de gouvernement qu’ilsméritent, je me demande dans quelle mesure on ne pourrait pas dire que lesprésidents ou chefs de gouvernement ont les peuples qu’ils méritent.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 0pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Que dire de laFrance de Sarkozy&amp;nbsp;? Et du Brésil de Dilma&amp;nbsp;? Je n’ai bien sûr pas lesréponses&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-2675669658651855123?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/2675669658651855123/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=2675669658651855123' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/2675669658651855123'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/2675669658651855123'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/09/pays-de-merde.html' title='Pays de merde'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total><georss:featurename>Av. Dante Michelini - Vitoria - ES, 29090-070, Brésil</georss:featurename><georss:point>-20.26219712424652 -40.242919921875</georss:point><georss:box>-21.21503212424652 -41.506347421875 -19.30936212424652 -38.979492421875</georss:box></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-5583022490302290962</id><published>2011-09-01T00:00:00.000-03:00</published><updated>2011-09-01T00:00:04.953-03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='FAQ'/><title type='text'>La population du Brésil au 1er juillet 2011</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Combien d’habitants au Brésil ? C’est une question qui revient souvent dans la bouche de mes interlocuteurs. Eh bien, c’est la loi, l’IBGE (l’équivalent de l’INSEE) a pour devoir de divulguer l’estimation qu’elle fait chaque 1er juillet de la population brésilienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, je ne vais pas te faire attendre plus longtemps : nous étions — je m’inclus car les résidents étrangers ne comptent pas pour du beurre — à cette date 192.376.496 habitants. Admirez la précision toute statistique ! Mais ne faisons pas la fine bouche, l’estimation n’est pas mauvaise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que te dire de plus ? Que la population a augmenté de 1,6 millions d’âmes en un an, que les municipes les plus importants sont dans l’ordre décroissant São Paulo (11,3 millions), Rio (6,4 millions), Salvador (2,7 millions), Brasília (2,6 millions) et Fortaleza (2,5 millions). Et Vitória, l’une des capitales les moins peuplées de la fédération, ne compte guère que 330.000 péquins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À noter que la population croît désormais plus vite dans les provinces et dans les villes moyennes (de 100.000 à 200.000 habitants), là où l’agro-business ou l’activité pétrolière se développent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des 5565 municipes du Brésil, deux seulement comptent moins de 1.000 habitants. Vu de France, qui compte environ 36.000 communes, cela peut paraître curieux. Par conséquent, ces deux villages brésiliens méritent que je les nomme : Borá dans l’État de São Paulo et Serra da Saudade dans les Minas Gerais. Serra da Saudade, quel joli nom, propre à rouvrir le coffret à songes pour quelques minutes et s’exempter de chercher à la localiser dans quelque probable &lt;i&gt;sertão&lt;/i&gt; où la vraie vie ne s'accommode sans doute pas des confortables rêveries.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-5583022490302290962?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/5583022490302290962/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=5583022490302290962' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/5583022490302290962'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/5583022490302290962'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/09/la-population-du-bresil-au-1er-juillet.html' title='La population du Brésil au 1er juillet 2011'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-3706096514561692770</id><published>2011-08-31T03:43:00.004-03:00</published><updated>2011-08-31T03:43:00.298-03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='football'/><title type='text'>Entre le football et la santé il faut choisir</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La Coupe du monde de football de 2014 sera une merveilleuse vitrine pour le Brésil. C’est pas moi qui le dit, mais je l’ai si souvent entendu que j’en suis presque convaincu. Non, rassure-toi ami lecteur, je plaisante.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il ne se passe pas un jour — j’exagère un petit peu — sans que les journaux n’apportent leur lot de nouvelles étranges sur le front de la préparation de la Copa. Car il s’agit bien d’un combat contre le temps qui passe, contre l’argent qui file entre les doigts mais n’est pas perdu pour tout le monde, contre les forces du mal qui voudraient démoraliser le pays.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette fois, la lutte passe par le choix cornélien entre la construction d’un stade à Cuiabá (Mato Grosso) et celle d’un hôpital à Belo Horizonte (Minas Gerais). Et l’initiative n’en revient pas au gouvernement fédéral, qui a déjà bien du mal à coordonner l’avancée des préparatifs de l’évènement planétaire, ni même aux entités administratives et rivales dont dépendent Cuiabá et Belo Horizonte, mais à l’entreprise en charge de la construction des deux édifices, la désormais célèbre &lt;i&gt;Santa Bárbara Engenharia&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le maire de Belo Horizonte, Marcio Lacerda (PSB), prétend qu’il a été mis devant le fait accompli. Et comment ne pas le croire puisque l’hôpital public de 12 étages était annoncé comme devant être la principale réalisation de son mandat, les prochaines élections ayant lieu au printemps (brésilien) 2012.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Sur ce coup-là, pas de doute, le maire de Cuiabá a été plus convaincant que son collègue de Belo Horizonte. Cuibá 1 – BH 0. Balle au centre.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-3706096514561692770?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/3706096514561692770/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=3706096514561692770' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/3706096514561692770'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/3706096514561692770'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/08/entre-le-football-et-la-sante-il-faut.html' title='Entre le football et la santé il faut choisir'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-3681102502555819068</id><published>2011-08-30T03:55:00.003-03:00</published><updated>2012-01-19T19:57:17.418-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Rio de Janeiro'/><title type='text'>Déraillement du tramway à Santa Teresa : l’enquête s’engage sur une route incertaine</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Donc, le bilan provisoire est de 5 morts et 57 blessés suite au déraillement du pittoresque tramway survenu la semaine dernière dans le pittoresque quartier de Santa Teresa, à Rio de Janeiro. Si je compte bien, cela fait 62 victimes, dont des touristes Français, dans un véhicule conçu pour n’en contenir qu’une grosse quarantaine.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aujourd’hui, diverses explications sont données pour tenter d’expliquer l’accident : les freins qui auraient lâché, le surpoids des passagers, le mauvais entretien de l’engin. Sans doute ne saurons-nous jamais, cela serait trop douloureux de faire porter la responsabilité à un supposé responsable en charge de ce moyen de transport.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On apprend toutefois que la municipalité de Rio venait de reporter du 12 août au 8 février le délai pour la mise en œuvre de la modernisation de 14 tramways. On apprend que celui qui a déraillé faisait partie du lot et était, la veille du tragique accident, entré en collision avec un autobus.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En attendant d’y voir plus clair, ou du moins que les esprits se calment, il a été décidé de suspendre le service. Carte postale du &lt;i&gt;vieux&lt;/i&gt; Rio, comme le sont ses semblables de Lisbonne ou de San Francisco, ces tramways vont donc rester remisés dans les hangars multiformes et replets de &lt;i&gt;saudade&lt;/i&gt; où sommeillent les souvenirs cinématographiques, photographiques ou personnels de ceux qui les ont empruntés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Addendum le 5 septembre&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un des blessés est mort le lundi 5 septembre, ce qui porte le bilan à 6 morts. Il s'agit d'un retraité de 73 ans, Alcides de Abreu Gonçalves.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-3681102502555819068?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/3681102502555819068/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=3681102502555819068' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/3681102502555819068'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/3681102502555819068'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/08/deraillement-du-tramway-santa-teresa.html' title='Déraillement du tramway à Santa Teresa : l’enquête s’engage sur une route incertaine'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-7029479710191713939</id><published>2011-08-29T03:59:00.003-03:00</published><updated>2011-11-01T16:38:35.544-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='usa'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Entre les États-Unis et le Brésil, de la friture sur la ligne</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Des dépêches inédites, gardées au secret pendant plus de 10 ans, révèlent que les relations diplomatiques entre le Brésil et les États-Unis ont été marquées par des tensions après la redémocratisation brésilienne.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Écrits entre 1990 et 2001, 261 messages confidentiels contiennent des accusations d’espionnage, de violation de la correspondance et d’arrogante ouverture des malles diplomatiques, ainsi que des critiques contre la politique étasunienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ces télégrammes font partie d’archives d’un million de pages échangées entre Itamaraty, siège du ministère des affaires étrangères brésilien, et les ambassades du Brésil autour du monde.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sur demande du quotidien &lt;i&gt;Folha de São Paulo&lt;/i&gt;, le gouvernement actuel a libéré l’accès à ces documents. Pendant 6 semaines, des journalistes ont effectué des recherches dans les archives, gardées dans 650 caisses dans un sous-sol du ministère, à Brasília.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La divulgation de ce contenu sur le site &lt;a href="http://transparencia.folha.com.br/"&gt;transparencia.folha.com.br&lt;/a&gt; fait partie du projet « Folha Transparência » dont l’objectif est de faire la publicité de documents, qui bien que publics, ne sont pas accessibles librement.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Parmi les sujets de bisbille entre les deux pays, on trouve sans surprise les relations entre le Brésil et Cuba, mais aussi la mise sur écoute de l’ambassade du Brésil à Washington, ainsi que les craintes brésiliennes eu égard à des manœuvres militaires nord-américaines en Guyana.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On peut penser que ces pratiques yankees ne concernaient, ne concernent pas aujourd’hui encore, que le Brésil. Quid, par exemple, de la France ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-7029479710191713939?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/7029479710191713939/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=7029479710191713939' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/7029479710191713939'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/7029479710191713939'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/08/entre-les-etats-unis-et-le-bresil-de-la.html' title='Entre les États-Unis et le Brésil, de la friture sur la ligne'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-2178934168509029307</id><published>2011-08-28T03:52:00.003-03:00</published><updated>2011-08-28T03:52:00.893-03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='criminalité'/><title type='text'>Le gouverneur du Mato Grosso ne serait-il qu’un vulgaire grileiro ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans ce pays des immensités mal définies qu’est le Brésil, il est souvent hasardeux de se fier aux titres de propriété. C’est vrai dans les régions les moins peuplées, c’est vrai aussi dans les villes les moins mal organisées. Le &lt;i&gt;grilagem&lt;/i&gt; est une technique assez banale qui consiste à s’approprier les terres d’autrui, entourloupe d’autant plus facile à réaliser qu’elle se fait en général aux dépens des plus faibles, des analphabètes ou des Indiens.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les Indiens, justement, n’ont-ils pas été victime de &lt;i&gt;grilagem&lt;/i&gt; dès l’arrivée des Portugais sur leurs terres ? En effet, on ne se souvient pas que les capitaines portugais leur aient acheté le moindre bout de terrain. Il est vrai que, comme on le leur a opposé, les Indiens n’avaient pas de titres de propriété à faire valoir...&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette même histoire se poursuit, par exemple, dans le Mato Grosso. Silval Barbosa (PMDB), son gouverneur, prétend avoir acheté en 2009 à un cacique, Cirênio Reginaldo Francisco, 4.225 hectares. L’embêtant, c’est que ce même cacique n’a découvert qu’en 2010 qu’il avait vendu ces terres, Silva ayant alors déclaré au TSE (tribunal supérieur électoral) qu’elles représentaient 30% de son patrimoine (soit 600.000 reais, environ 260.000 euros). Silval n’avait peut-être pas prévu que Cirênio savait lire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’affaire est désormais entre les mains du ministère public. Sans surprise, les points de vue, celui du cacique et celui de la défense du gouverneur, divergent et révèlent un imbroglio dont il est déjà clair qu’il sera difficile à démêler. Comme presque toujours dans ce genre d’affaires. Mais là où ça se corse, c’est que le cacique se souvient que les terres ne lui ont été attribuées qu’en 2003, l’opération lui ayant été suggérée par un agronome de la FUNAI et des agents de l’INCRA, ces deux organismes étant en charge respectivement des relations gouvernementales avec les Indiens et du développement agricole. Fédéraux, ces hectares seraient ainsi passés aux mains du cacique, provisoirement, pour mieux les repasser quelques années plus tard au gouverneur. La manœuvre, à laquelle auraient participé quelques vils complices, viendrait alors de loin !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-2178934168509029307?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/2178934168509029307/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=2178934168509029307' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/2178934168509029307'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/2178934168509029307'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/08/le-gouverneur-du-mato-grosso-ne-serait.html' title='Le gouverneur du Mato Grosso ne serait-il qu’un vulgaire &lt;i&gt;grileiro&lt;/i&gt; ?'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-2100787683911550192</id><published>2011-08-26T02:00:00.009-03:00</published><updated>2011-08-26T02:00:07.223-03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='santé'/><title type='text'>Du nouveau dans la lutte contre la dengue</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Parmi les bestioles qui peuvent gâcher la vie au Brésil, ou votre séjour si vous êtes touriste, il y a le moustique. Je ne fais pas allusion au moustique ordinaire, ou plus exactement aux moustiques ordinaires de différentes espèces, dont les piqûres sont certes désagréables, mais au plus honni d’entre eux, l’&lt;i&gt;aedes aegypti&lt;/i&gt;, porteur du virus de la dengue.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La dengue, c’est une forte fièvre pendant plusieurs jours, des nausées, des maux de tête, une sorte de grippe carabinée, mais c’est parfois pire, quand elle est dite hémorragique et peut provoquer la mort.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le Brésil est un pays particulièrement apprécié des moustiques, mais il n’est pas le seul. Ces petites bêtes font leur miel de tous les animaux à sang chaud des pays tropicaux.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Des chercheurs australiens auxquels s’est joint un Brésilien, Luciano Andrade Moreira, ont mené dans deux villages du Queensland une expérimentation dont les résultats ont dépassé leurs espérances. À Yorkeys Knob, ne subsistent plus que des femelles, celles qui transmettent le virus à l’homme, « contaminées » par une bactérie, la « wMel » (une variante de la bactérie « Wolbachia ») capable de neutraliser le virus. Dans l’autre village, Gordonvale, après 50 jours, ne subsistaient plus que 20% de bestioles potentiellement dangereuses.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comment ça marche ? Les moustiques « vaccinés » se reproduisent plus parce que la bactérie utilise un truc pour se répandre. Les mâles « infectés » qui copulent avec des femelles non porteuses de la bactérie voient leur descendance mourir à l’état embryonnaire. De leur côté, les femelles chez qui loge la wolbachia se reproduisent sans problème, aussi bien avec les mâles infectés qu’avec les mâles non infectés. Comme la bactérie est transmise de la mère à ses petits, la combinaison de ces facteurs favorise les infectés. Rapidement, il n’y a plus que des femelles dotées de bactérie et la population des moustiques porteurs de la dengue est vouée à l’extinction.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Prochaine étape : d’autres expérimentations au Vietnam, en Thaïlande, en Indonésie. Et, peut-être, au Brésil lorsque les autorisations auront été données. La bureaucratie étant une autre pathologie brésilienne assez commune, il n’est pas certain que l’&lt;i&gt;aedes aegypti&lt;/i&gt; vaccinée fera ici son apparition dans les toutes prochaines années et que nous voyions enfin la dengue reculer de façon significative.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-2100787683911550192?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/2100787683911550192/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=2100787683911550192' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/2100787683911550192'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/2100787683911550192'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/08/du-nouveau-dans-la-lutte-contre-la.html' title='Du nouveau dans la lutte contre la dengue'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-986945616537503838</id><published>2011-08-24T09:43:00.003-03:00</published><updated>2011-08-24T09:45:23.832-03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='afrique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Carlos Latuff, chroniqueur brésilien du printemps arabe</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il est brésilien et ses caricatures ont rencontré un succès inattendu dans les pays secoués par le « printemps arabe », en particulier en Égypte. Il s’appelle Carlos Latuff — probablement est-il de lointaine ascendance syrienne ou libanaise — et a offert aux manifestants la libre utilisation de ses dessins.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les événements en Libye ne manquent pas de l’inspirer, comme le montre l’exemple suivant :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-C3P8fBilv4s/TlTxVCOeR0I/AAAAAAAAAQI/vUGS5gzKPSc/s1600/latuff+%2528r%2529.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/-C3P8fBilv4s/TlTxVCOeR0I/AAAAAAAAAQI/vUGS5gzKPSc/s1600/latuff+%2528r%2529.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Carlos Latuff a 42 ans et est désormais plus connu en Égypte qu’au Brésil même s’il y publie son travail, la plupart du temps militant, depuis longtemps.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On accède à son travail &lt;a href="http://twitpic.com/photos/CarlosLatuff"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-986945616537503838?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/986945616537503838/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=986945616537503838' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/986945616537503838'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/986945616537503838'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/08/carlos-latuff-chroniqueur-bresilien-du.html' title='Carlos Latuff, chroniqueur brésilien du printemps arabe'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-C3P8fBilv4s/TlTxVCOeR0I/AAAAAAAAAQI/vUGS5gzKPSc/s72-c/latuff+%2528r%2529.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-2055294505690521348</id><published>2011-08-23T13:27:00.001-03:00</published><updated>2011-08-23T18:19:25.580-03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='usa'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Itamaraty, siège d’une navrante sénilité intellectuelle</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Itamaraty, qui désigne le siège du ministère des Affaires étrangères et par métonymie le ministre lui-même, Antonio Patriota, et ses proches conseillers, hésite encore à recommander à Dilma de reconnaître le Conseil national de transition (CNT) comme représentant légitime de la Libye. Cela peut surprendre alors que l’issue du combat entre le CNT et le clan Kadhafi ne fait plus guère de doute. Cela témoigne d’une vraie difficulté, profondément ancrée dans les esprits d’une certaine gauche — ou prétendue telle — brésilienne : entre le &lt;i&gt;diable&lt;/i&gt; étasunien et ses rivaux, la sympathie va systématiquement à ceux qui s’opposent aux USA. Les Castro plutôt que les présidents américains (de Kennedy à Obama), Hugo Chavez plutôt que W ou Barack Obama. La liste est longue. Kadhafi en est l’échantillon le plus chaud. Qu’importe que l’on ait, en l’occurrence, affaire à un bouffon et une girouette idéologique, la sympathie lui est acquise.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si cette incapacité à se prononcer à la fois contre l’&lt;i&gt;establishment&lt;/i&gt; nord-américain et contre Kadhafi (et Castro et Chavez et compagnie) est sans doute l’héritage de la guerre froide — je ne vois pas d’autre explication —, elle est aussi le signe inquiétant d’une navrante sénilité intellectuelle et, par conséquent, de l’impuissance à proposer de nouveaux modèles, de nouveaux paradigmes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Au moment où le libéralisme économique montre son visage le plus hideux, il serait pourtant souhaitable d’offrir une autre alternative à la démocratie à l’américaine, pervertie par le fric, et ses séides européens, que l’une ou l’autre des dictatures antiaméricaines.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-2055294505690521348?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/2055294505690521348/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=2055294505690521348' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/2055294505690521348'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/2055294505690521348'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/08/itamaraty-siege-dune-navrante-senilite.html' title='Itamaraty, siège d’une navrante sénilité intellectuelle'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-3759772517541641336</id><published>2011-08-22T11:41:00.000-03:00</published><updated>2011-08-22T11:41:44.979-03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='afrique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='économie'/><title type='text'>Qu’en sera-t-il des entreprises brésiliennes dans la future Libye ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est la fin du clan Kadhafi et, vu des Bourses, c’est une bonne nouvelle en ces temps de marasme. À Milan, les cours des actions d’ENI et de Finmeccanica s’envolent. À Paris, c’est Total et GDF-Suez qui entraînent le CAC à la hausse. Le CNT (Conseil national de transition) n’a-t-il pas déclaré que les pays qui l’ont aidé seraient privilégiés dans la nouvelle Libye ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En revanche, il n’est pas sûr qu’il en sera de même pour le géant brésilien du BTP, Odebrecht, qui avait les faveurs de Kadhafi. D’autant que le gouvernement brésilien n’a guère montré d’enthousiasme eu égard à l’intervention de l’OTAN.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais on ne va pas se faire de souci pour eux, ils ont déjà fort à faire avec la Coupe du monde de football et les retards à rattraper. Et puis, en Libye, les nouveaux dirigeants pourraient rapidement pardonner, rétro-commissions aidant. &lt;i&gt;Business as usual&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-3759772517541641336?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/3759772517541641336/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=3759772517541641336' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/3759772517541641336'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/3759772517541641336'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/08/quen-sera-t-il-des-entreprises.html' title='Qu’en sera-t-il des entreprises brésiliennes dans la future Libye ?'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-7889457316136533460</id><published>2011-08-20T18:04:00.000-03:00</published><updated>2011-08-20T18:04:26.252-03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>La campagne électorale permanente</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Cette semaine, est revenue sur le devant de la scène médiatico-politique brésilienne la question de la succession de Dilma. Pensez donc, elle est au pouvoir déjà bientôt huit mois, il n’est que temps de penser aux élections qui auront lieu au printemps (pour nous, au Brésil) 2014.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La question, de la plus extrême des importances est la suivante : Dilma sera-t-elle candidate à sa réélection ou laissera-t-elle la place à Lula qui en aura fini avec son purgatoire électoral ? En Russie, la question se pose dans les mêmes termes avec Poutine et Medvedev. Et, en Russie comme au Brésil, la question se posait déjà avant même l’élection de Medvedev et Dilma Rousseff. Un comble !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aux États-Unis, la campagne électorale est lancée depuis belle lurette mais elle s’est sérieusement accélérée avec la tournée entreprise par Obama, &lt;i&gt;himself&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quant à la petite France (vue d’ici) et le petit Sarkozy (vu de partout), il y a aussi un bon moment que la campagne est lancée. D’ailleurs, je crois pouvoir dire que dès le lendemain de l’investiture de Sarko, les commentateurs politiques, de la presse et de l’audiovisuel privés comme publics,  faisaient semblant de se poser, de nous poser, déjà la question de sa succession alors que depuis le premier jour ils étaient décidés à travailler à sa réélection. Tradition, d’ailleurs, bien française que celle-ci qui se déploie sous la forme d’une présence quotidienne du président au sommaire, par exemple, des journaux télévisés. Tout môme, je voyais en noir et blanc le grand Charles couper des rubans tricolores. Cette tradition n’a guère évolué, à peine s’est-elle un peu américanisée avec déplacements ciblés sur le terrain et discours thématiques devant des parterres de citoyens triés sur le volet.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bref, les hommes et les femmes politiques de nos démocraties, plus ou moins vigoureuses, sont en campagne électorale permanente. Et nous savons à quel lamentable résultat nous conduit leur conduite : ils ne voient guère plus loin que le bout de leur nez devant lequel chaque jour des conseillers fébriles viennent agiter les courbes d'une popularité mesurée à jet continu par les instituts de sondage. Cela serait sans grand effet si le monde se portait comme un charme. Or il n’en est rien — de plus en plus de citoyens commencent à en être convaincus — et il devient urgent d’opérer un changement de paradigme au niveau de la gouvernance mondiale.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Y a-t-il un remède à cette situation ridicule, voire dangereuse ? Oui, sans doute. Pour ma part, j’en vois un qui serait de supprimer le rôle prépondérant de nos présidents dans nos démocraties, non pas sur le modèle libéral qui, sous le faux prétexte de diminuer le rôle de l’État, vise à travailler en priorité au bénéfice des plus riches. Un petit pays, par la taille, nous donne une indication de la voie qui pourrait être suivie. C’est la Suisse. Savez-vous qui préside la Confédération aujourd’hui ? Probablement non, à moins que vous ne soyez suisse ou que vous regardiez régulièrement le journal de la TSR.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un président de la Confédération est élu pour une année parmi les conseillers fédéraux par l'Assemblée fédérale. Son rôle est principalement symbolique et médiatique. Traditionnellement, les conseillers fédéraux sont élus président chacun à leur tour en fonction de leur ancienneté.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aussi, si en Suisse, on connaît la campagne électorale permanente, ne serait-ce qu’à cause des innombrables votations qui ont le plus souvent pour but de faire émerger une réponse souveraine aux débats de société, au moins les électeurs ne sont-ils pas focalisés sur la figure maternelle ou paternelle de la présidente ou du président.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-7889457316136533460?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/7889457316136533460/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=7889457316136533460' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/7889457316136533460'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/7889457316136533460'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/08/la-campagne-electorale-permanente.html' title='La campagne électorale permanente'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-8909553601026983509</id><published>2011-08-19T15:10:00.002-03:00</published><updated>2011-08-22T12:12:07.076-03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='énergie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='économie'/><title type='text'>L’éolien a le vent en poupe au Brésil</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le coût de l’énergie éolienne au Brésil est en passe de devenir inférieur à celui du thermique fonctionnant au gaz naturel. Il en est de même par rapport à celui de l’énergie produite à partir de la biomasse de canne à sucre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est l’ANEEL (Agence nationale de l’énergie électrique) qui le dit, après avoir organisé cette semaine un appel d’offres pour la production de 1929 MW à compter de 2014.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est la première fois que l’éolien l’emporte, signe que les coûts de production du matériel ont sensiblement baissé. Il y a aujourd’hui quatre entreprises qui produisent des éoliennes au Brésil.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le coût du MW-h éolien est désormais de 99,5 reais, contre 120 reais ou plus pour le thermique. Ce serait une autre bonne nouvelle si les consommateurs pouvaient espérer une répercussion sur leur facture de cette diminution des coûts de production. Cela ne sera pas le cas, nous dit-on d’emblée, pour refroidir l’enthousiasme des plus électriques.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais ne boudons pas notre plaisir, c’est sans doute une bonne nouvelle en ces temps de marasme économique et de pillage accéléré des ressources naturelles.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Addendum le 22/8/2011&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’agence de presse EFE annonce que la compagnie espagnole Elecnor installera un parc de 14 éoliennes dans le Rio Grande do Sul, qui fournira 28 MW. Ces éoliennes seront connectées à un parc existant, que l’entreprise possède à Osório, considéré comme le plus important du monde ibéro-américain (300 MW).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-8909553601026983509?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/8909553601026983509/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=8909553601026983509' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/8909553601026983509'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/8909553601026983509'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/08/leolien-le-vent-en-poupe-au-bresil.html' title='L’éolien a le vent en poupe au Brésil'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-20537810.post-5379289879703105738</id><published>2011-08-18T11:00:00.001-03:00</published><updated>2011-11-10T11:04:46.565-02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='corruption'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>Wagner Rossi, quatrième ministre mis à la porte</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une démoniaque trinité concentre l’activité journalistique brésilienne : le football, la violence, la corruption. Environ 80% des articles de presse et des sujets traités par les journaux télévisés tournent autour de ces trois thèmes.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Je trouve, personnellement, assez lassant de traiter de la corruption. Mais aujourd’hui, malgré tout, peut-être parce qu’il y a du neuf sur le thème, je crois devoir en dire quelques mots.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La nouveauté, c’est que Dilma semble décidée à faire un peu de ménage. Alors qu’elle n’a pris ses fonctions que depuis le début de l’année, elle a déjà renvoyé quatre ministres : Alfredo Nascimento, aux Transports, pour avoir couvert de supposés pots de vin versés par des entrepreneurs du secteur ; Antonio Palocci, le chef de la Maison civile (mix de secrétaire général du gouvernement et de chef de cabinet), pour s’être enrichi personnellement un peu trop vite à la faveur de ses activités de consultant ; Pedro Novais, au Tourisme, pour des irrégularités dans la signature de partenariats ; Wagner Rossi, à l’Agriculture, après une série de suspicions.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans la foulée de ces ministres virés avec le ménagement que leur vaut fort justement la hauteur de leurs responsabilités, nombre de leurs collaborateurs sont passés par la case de la prison préventive mais en sont, pour la plus grande joie de leurs familles et de leurs très nombreux amis, sortis au plus vite.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Certains s’inquiètent, notamment au plus haut niveau de l’institution judiciaire : la police fédérale, se demandent-ils, ne ferait-elle pas du zèle ? D’autres, plus politiques, s’interrogent quant aux alliances partisanes qui risquent de se rabougrir comme peau de chagrin.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais la présidente a tenu à souligner que « rien ne pouvait ni rien ne devait » être entrepris contre les enquêtes menées par les organes de contrôle. À bon entendeur, salut !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/20537810-5379289879703105738?l=vitoria-brasil.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/feeds/5379289879703105738/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=20537810&amp;postID=5379289879703105738' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/5379289879703105738'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/20537810/posts/default/5379289879703105738'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://vitoria-brasil.blogspot.com/2011/08/wagner-rossi-quatrieme-ministre-mis-la.html' title='Wagner Rossi, quatrième ministre mis à la porte'/><author><name>Francis J.</name><uri>http://www.blogger.com/profile/16554555719886924267</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/-qsopBpBLWKU/TZR9V5vst1I/AAAAAAAAAOM/gOT4GZZpizE/s220/pixeluz.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
