06 février 2007

Révolution énergétique

mata atlântica

À la suite de la publication à Paris du rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), Greenpeace Brésil a présenté un scénario qui permettrait au Brésil d'assurer en 2050 près de 90% de sa production d'électricité à partir des énergies renouvelables.

Elaboré en partenariat avec des chercheurs de l'Université de São Paulo, ce projet de révolution énergétique accorde une place accrue aux énergies éolienne, photovoltaïque et à la biomasse, aux côtés de l'hydroélectricité, en éliminant toutes les sources non renouvelables (charbon, pétrole, nucléaire), à l'exception du gaz naturel.

« Il faut agir vite car, au-delà d’une ou deux décennies, on aura atteint un point de non-retour », a déclaré Marcelo Furtado, directeur des opérations de Greenpeace Brésil.

Combien de ministres, de députés, de sénateurs, de gouverneurs sont convaincus que cette révolution est l’enjeu majeur des années qui viennent, que de celui-ci dépend le futur économique et social de ce pays comme dans le reste du monde ?

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Le Brésil est le quatrième responsable mondial des émissions de CO2, la déforestation de l'Amazonie comptant pour 75% de ses rejets.

À la question posée plus haut, Celso Amorim apporte un élément de réponse. « Le changement climatique est sans aucun doute une question importante pour tous les pays, et le Brésil ne peut pas rejeter ses responsabilités quant à la protection de l’environnement », a indiqué le ministre des Affaires étrangères lors d'une conférence de presse. Et d’annoncer que « le gouvernement brésilien va désigner un envoyé spécial en charge du dossier du changement climatique afin de forger un partenariat international pour lutter contre le réchauffement. » Dont acte.
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