04 novembre 2010

Marbre

Marbre sous le marbre, marbre du corps figé, pour un temps momifié, un temps très bref en regard de l’éternité qui l’attend, marbre pour un temps sous le marbre appelé à s’effriter entre les doigts du temps, dans la main du ciel qui court et qui déjà se referme et que les vivants sentent avec peine, ne sentent guère plus, absents qu’ils sont au monde, marbre du corps refroidi sous la chape de terre gorgée d’eau, du corps qui ne pense plus, du corps dont ne s’est échappé que le vide de l’âme, l’absence absolue de mystère, le néant offert à la béance.
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