31 août 2006

Parto : uma dimensão do gozo feminino

Lorsqu’après m’avoir observé feuilleter leur livre, les auteurs m’ont demandé ce que j’en pensais, un mot a surgi spontanément, un mot unique, un mot qui pouvait être mal compris, mais qui disait aussi à quel point j’avais été touché, émotionnellement touché et, pour être tout à fait sincère, physiquement touché.

— Choquant !

Oui, il y a quelque chose de choquant, pour le meilleur et peut-être pour le pire, dans la contemplation, l’observation, la scrutation de ce qui transpire de ces corps offerts au regard, de ce qui se livre sur les visages de ces femmes qui se délivrent, de ce qui affleure dans leurs regards de mères saisies au moment de mettre au monde.
Oui, il y a aussi, à affronter ces photos, quelque chose du vertige de ces passages que j’ai eus à affronter aux deux moments les plus intenses de ma vie, celui de ma propre naissance et celui de la naissance de mon fils.

Dans le texte qui accompagne les photos, Claudia raconte l’aveu qu’elle a fait à Paulo, après qu’il l’a accouchée. De toute sa vie, dit-elle, jamais la jouissance n’a été aussi grande. Paulo en a été choqué, c’est le mot qu’il emploie, ce même mot avec lequel j’ai exprimé ma réaction à la découverte de ces photos.

De cette rencontre et de cette confidence, est venu le besoin pour Paulo d’en savoir plus sur ce moment si spécial, sur les bouleversements psychologiques et physiques qui entrent en jeu au moment de l’accouchement, dont ne parlent pas la faculté de médecine, toute occupée à transmettre les techniques et seulement elles.

Et, puisque la jouissance est indicible, a fini par affleurer à la conscience l’idée d’en capturer les signes en les photographiant, puis de les montrer.

L’exposition, d’abord offerte au regard des Capixabas, prendra le chemin de Paris. En novembre, elle sera entre les murs du Centre social et culturel franco-brésilien, rue Payenne.

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