08 décembre 2006

L'oiseau rare

Selon une étude réalisée par huit universités de six pays, dont l’École Polytechnique de l’Université de São Paulo, le professionnel d’aujourd’hui doit se préparer à agir au sein d’une communauté globale, ce qui exige des compétences qui vont bien au-delà du cursus universitaire traditionnel.

Bien au-delà, certes. Mais jusqu’où ? Le professeur Márcio Lobo Netto, du Département d’Ingénierie des systèmes électroniques, nous aide généreusement à situer ce point au-delà duquel le professionnel devient digne d’être reconnu comme tel. « La pratique globale de l’ingénierie, nous dit-il, requiert un professionnel qui, au-delà des compétences techniques, soit polyglotte, amplement instruit, culturellement bien informé, bon connaisseur des marchés, entrepreneur et innovateur, sans oublier d’être flexible et mobile — à la fois physiquement et virtuellement. »

Fichtre ! Je ne vois qu’un seul homme sur la planète pour concentrer autant de qualités. Du moins le pense-t-il très fort lui même. Je veux nommer Jacques Attali...

Mais ce qui m’inquiète dans ce portrait, le portrait robot du professionnel de demain matin, ou plus exactement le portrait du robot professionnel de première génération, c’est l’absence de qualités qui me paraissent autrement indispensables. Lesquelles ? Je vous laisse le soin de les imaginer...
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