29 janvier 2007

Piraterie

Il suffit de faire quelques pas dans une ville brésilienne pour comprendre à quel point le droit de la propriété intellectuelle est étranger au pays. CD et DVD pirates de musique, de cinéma ou d’informatique sont vendus sur des stands ayant pignon sur rue aussi bien qu’à la sauvette aux terrasses des cafés et des restaurants. Personne ne semble y trouver à redire, ni les consommateurs qui savent que l’unique risque qu’ils courent est d’acheter un support vierge ou défectueux, ni les policiers qui patrouillent les rues.

L’étude que vient de publier la Chambre de commerce internationale (ICC, en anglais) confirme la bonne place du Brésil quant à cette activité, en le situant à la quatrième place entre 53 pays étudiés.

Notons que, cette fois, le Brésil tient son rang parmi les BRIC puique les quatre pays font un tir groupé aux quatre dernières places. Les autres pays le plus souvent pointés du doigt sont l’Indonésie, le Viêt Nam, Taiwan, le Pakistan, la Turquie et l’Ukraine.

À l’inverse, les meilleurs sont les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France, le Japon, le Canada, la Suisse, les Pays-Bas, tous des pays qui tirent une partie importante de leur richesse de l’innovation technologique et de la création péri-artistique. Le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine les rejoindront s’ils réussissent leur pari de se placer aux premiers rangs des pays développés mais aussi au prix d’une révolution des mentalités, ce qui est loin d’être gagné !
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