17 avril 2007

Coquillages et crustacés

Avec une vague destination en tête et quelques amis, nous nous entassons dans une voiture. Prenons la direction du sud, la route baptisée « du soleil », qui mène vers Guarapari et les plages alentour. En poussant plus loin, vers Meaípe, le ruban d’asphalte parfaitement dessiné serpente entre des paysages semés de bosses où alternent forêts et pâturages. J’ignore pourquoi ces reliefs, brossés de verts divers, m’enchantent. J’ignorent pourquoi ils m’emportent vers un autre monde, hérité d’un passé dont j’ai perdu la trace consciente. Saudade ? Peut-être.

Sur la plage d’Enseada Azul, nous nous déshabillons. L’eau est fraîche et accueillante. Après le bain, nous ne nous attardons pas sous le soleil, il n’est pas nécessaire de se faire du mal.

À Meaípe, déjeunons dans un restaurant du bord de mer qui a nos faveurs. Sa muqueca de langouste est bien servie. La décoration a été refaite, de grandes baies vitrées laissent voir les douzaines de panelas de barro sur le feu, dans lesquelles coquillages et crustacés, poissons et bananes mijotent.

Digérons à Guarapari en arpentant la promenade du bord de mer, de la plage des châtaigners à celle des vertus, dans un sens et puis dans l’autre. Nous nous arrêtons manger une glace. Il est déjà cinq heures, il va nous falloir songer à rentrer. Les lundis, même lorsqu’ils sont fériés, ne sont pas toujours suivis d’un autre jour de liberté. Sans manières et sans urgence, la vie est belle, qui ne durera pas toujours.
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