02 mai 2007

Aller au coeur

Dans un échange mail-épistolaire, j’écrivais hier ceci :

« Mais c’est un fait, le développement d’une industrie pétrolière et gazière a des retombées positives. Elle crée des dizaines de milliers d’emploi dans notre petit État, l’Espírito Santo, et permet une redistribution des richesses plus équitable. Sans aucun doute produit-elle des effets négatifs, qui apparaissent chaque jour plus évidents. Sur ce dernier point, il faut pourtant bien admettre que rares sont les personnes qui ressentent aujourd’hui un serrement de coeur lorsqu’elles remplissent le réservoir de leur voiture ou allument la chaudière de leur logement. »

Sur le coup, j’étais content de mon serrement de coeur. J’ignore si, en me lisant, l’ami Joël a reçu de bon coeur mes propos.

Aujourd’hui, s’exprimant dans le quotidien Le Monde à propos de la conférence sur le climat qui se tient à Bangkok, un professeur d'économie à l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, Martin O'Connor, assène comme une évidence : « La lutte contre l'effet de serre ne peut être imposée par le haut aux citoyens. »

Ce soir en France, cet après-midi ici, Ségo et Sarkô sont passés très vite sur la question. L’un ou l’autre aura l’occasion d’y revenir avant 2012, en président(e). Pour annoncer les inévitables mesures impopulaires que le premier ministre belge, Guy Verhofstat, a prédites lors de la précédente conférence du GIEC qui s’est tenue à Bruxelles. Les Français les recevront-elles à contre-coeur ?

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