04 mai 2007

Double pari de Pascal chez les non cartésiens

C’est la venue du pape dans les prochains jours, les études sur la religion se multiplient comme les petits pains devant Jésus. Un Jésus qu’il conviendrait de nommer Ieschoua, rabbin Ieschoua, si nous étions un tant soit peu conséquents. Ce qui aurait l’avantage d’éclairer utilement des conflits qui demeurent vingt siècles après leur déclenchement. Mais ceci est une autre histoire...

L’une de ces études, celle des universités fédérales de Juiz de Fora et de São Paulo, nous apprend que pour 83% des Brésiliens la religion est chose sérieuse. À tel point qu’ils sont 11% à déclarer suivre le culte de deux d’entre elles.

Dans mon entourage, il n’est effectivement pas rare que l’on aille au temple spirite le samedi et à la messe catholique le dimanche. Ou que l’on associe candomblé et christianisme, dans un syncrétisme bien connu depuis les travaux de Pierre Verger. Est-ce l’effet d’une irrépressible soif de transcendance ? Je ne le crois pas. Pour avoir observé de près certains des rites pratiqués, il me semble que c’est surtout par calcul, des calculs bien terrestres, que leurs fidèles — mais est-ce le mot juste ? — prient avec constance dans les temples érigés au nom de tel ou tel dieu, telle ou telle force divine, tel ou tel esprit malin. Mais, chut ! J’en ai déjà trop dit et Ils n’aiment pas cela...

D’un point de vue modestement statistique, les catholiques seraient actuellement 68% (84% en 1991) et les évangéliques 24% (9% en 1991), selon la même étude.
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