04 mai 2007

Vade retro Merck Sharp & Dohme

L’événement est d’importance. Lula a voulu lui conférer un éclat particulier en annonçant lui-même la nouvelle au cours d’une cérémonie officielle, au lieu de laisser le ministère de la Santé diffuser un simple communiqué.

L’antirétroviral Efavirenz, du laboratoire Merck Sharp & Dohme, ne sera plus commercialisé au Brésil et sera remplacé par un générique, fabriqué actuellement en Inde et d’ici la fin de l’année dans l’État du Pernambouc.

Le Brésil payant sensiblement plus cher que la Thaïlande (1,59$ contre 0,75$), le gouvernement brésilien négociait avec le laboratoire étatsunien une réduction du prix du produit. Merck Sharp & Dohme acceptait de réduire de 30% seulement la valeur perçue. La décision brésilienne est permise par le traité sur les droits de la propriété intellectuelle (TRIPS, en anglais) de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), obligation étant faite en ce cas de payer au titre des royalties 1,5% de ce qui sera facturé par les producteurs du produit générique.

L’Efavirenz est un médicament consommé par 75.000 malades du SIDA au Brésil. L’économie escomptée est évaluée à 30 millions de dollars par an.

Lula écoutant son ministre de la Santé, José Gomes Temporão
Lula écoutant son ministre de la Santé, José Gomes Temporão, pendant la cérémonie (Photo: Antonio Cruz/ABr)
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