22 mai 2007

Petit bras

Que l’on corrompe ou que l’on soit corrompu pour 20.000 R$ (environ 7.700 euros), est insignifiant. C’est du moins l’avis de Antonio Carlos Magalhães, plus souvent désigné par son acronyme ACM (prononcer « assez aimé »).

Vieux routier de la politique brésilienne, l’ex-gouverneur de l’État de Bahia, aujourd’hui sénateur, reste une figure incontournable de la scène nationale. Archétype de l’oligarque, personnage roublard, ACM traîne de nombreuses casseroles mais n’a jamais été sérieusement inquiété. Son neveu, le député fédéral Paulo Magalhães, a moins de chance, qui est mis en cause par la PF dans le cadre de l’enquête sur les largesses de Gautama (Cf. l’article du 21 mai).

Qu’un pot-de-vin de 20.000 R$ soit considéré insignifiant, voilà en tout cas qui est... significatif d’un état d’esprit largement répandu, où se mêlent fatalisme et envie. Et qui en dit long sur les sommes en jeu dans les coulisses des pouvoirs...
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