29 août 2007

Oscar Maroni Filho, personnage de haut vol

Les Bahamas, ça en fait rêver quelques uns. Pourquoi pas ? Cela évoque les plages de cocotiers, le soleil permanent, une destination pour Étatsuniens en lune de miel. Sea, sex and sun. C’est sans doute cette image qui a inspiré Oscar Maroni Filho lorsqu’il lui a fallu baptiser la boîte qu’il ouvrait à São Paulo.

Depuis deux semaines, Oscar est à l’ombre. C’est que le Bahamas servait surtout de bordel, de luxe certes, mais un vulgaire bordel. Et que, allez savoir pourquoi, cela a fini par déplaire aux autorités.

Selon son avocat, Daniel Majzoub, Oscar serait victime d’une persécution d’ordre politique. Les prestations d’une pensionnaire de l’établissement auraient elles déplu à une autorité haut placée ?

Pour faire bonne mesure, Daniel Majzoub a transmis une demande d’asile politique de son client à quatre pays : la Hollande, la Suède, le Danemark et le Canada. Des pays du nord, à la réputation jadis sulfureuse pour les trois européens, où il ne fait pourtant pas forcément bon jouer les maquereaux. La Suède n’est-elle pas devenue totalement intolérante à la prostitution ? Et si, depuis 1999, l’achat de « services sexuels » y est tout simplement interdit, l’on imagine facilement le traitement réservé à ceux qui exploitent des filles.

Comme décidément un malheur ne vient jamais seul, il est aussi question d’empêcher l’inauguration de l’hôtel de onze étages que Oscar a fait construire tout près de l’aéroport de Congonhas, que l’atterrissage raté de l’Airbus de la TAM a rendu mondialement et tristement célèbre. Les autorités auraient soudain découvert que l’édifice ne respectait pas le plan qui avait été approuvé et compliquait encore davantage la procédure d’approche des pistes.
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