03 septembre 2007

Big Bang

Big Bang. Le temps de dire Big Bang et nous serions déjà tous programmés, tous des conséquences du déclenchement d’une foultitude de réactions en chaîne. Dans Big Bang, il y aurait tout Shakespeare et tout Abel Ferrara, dont ma dame de coeur et moi venons de voir, tout ébaubis, l’un des derniers opus — Mary.

Dans Big Bang, il y aurait déjà Hamlet se demandant to be or not to be, Hamlet que je relis dans la salle d’attente de la psy que je n’attends pas. Il y aurait aussi Euclide et Archimède. Il y aurait l’homme ou la femme qui avant eux ont conçu la droite et le cercle, figures que l’on ne trouve nulle part à l’état dit de nature.

Dans Big Bang, il y aurait, né du chaos, l’idée de la droite et du cercle en gestation, le désir de perfection de la droite et du cercle. Dans Big Bang, il y aurait en quelque sorte la critique faite au Big Bang de n’avoir pas su créer, parmi tous les objets célestes et matériels, la droite et le cercle. Dans Big Bang, il y aurait le besoin de dépassement de l’équation fondamentale porté par l’homme et la femme et, sans doute aussi, d’autres créatures rêvant de droites et de cercles, rêvant de géométries euclidiennes ou pas, qui auraient d’autres noms.

Dans Big Bang, il y aurait la création en soi et la mise en question de la création en soi, to be or not to be.

Dans Big Bang, il y aurait l’effort produit par nous, hommes et femmes, pour tenter de sauver la planète qui les a vus naître. Il y aurait le protocole de Tokyo et la réunion aujourd’hui à Rio de vingt-deux ministres en charge de nous sauver.

Dans Big Bang, il y aurait les figures géométriques et plein de choses surprenantes. Il y aurait Marcel Camus, l’absurde et les démonstrations par l’absurde. Mais dans Big Bang, il n’y aurait pas la résolution de la quadrature du cercle.
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