26 janvier 2009

À l’occasion du 455ème anniversaire de São Paulo

São Paulo fêtait hier son 455ème anniversaire. On peut trouver ça curieux de fêter un 455ème anniversaire, mais c’est ainsi, les villes brésiliennes fêtent chaque année leur fondation. C’est un jour férié, ce qui ne changeait hier pas grand chose à l’affaire et aux affaires de São Paulo.

Avant de la connaître, je n’avais en tête que des clichés négatifs pour me représenter São Paulo. Cela a changé radicalement quand je l’ai découverte. Au point que, depuis, je crois que São Paulo est la meilleure ville du Brésil, la plus riche en patrimoine, la plus surprenante, la plus inventive, la plus cosmopolite, la plus animée, celle où l’on mange le mieux. Et je pourrais continuer la liste indéfiniment.

Pour la découvrir, il faut s’y perdre. Et c’est facile de se perdre à São Paulo, non que São Paulo se soit anarchiquement développée. C’est un mythe parmi d’autres, car São Paulo ne s’est pas plus anarchiquement développée que, par exemple, Paris. Qu’on ne s’attende donc pas à ce que je livre ici un itinéraire.

On peut demander son avis à un Paulistano, mais cela risque d’être très décevant. Surtout pour un Européen, comme le faisaient remarquer un Anglais et une Allemande consultés par la Folha, à l’occasion de la commémoration d’hier. Les Brésiliens n’ont généralement aucune idée de ce qui plaît aux Européens et vous envoient balader dans des shopping centers.

À propos de shopping center, le plus grand de Vitória a fait l’objet la semaine dernière d’une attaque à main armée. Deux gardes ont été laissés sur le carreau par les assaillants. Des treize complices identifiés par la police, la quasi totalité a été arrêtée. Le chef de la bande court toujours, avec la plus grosse part du butin. C’est un garçon d’une taille d’environ 1,50 m, surnommé Gigante.

Ce trait d’humour-là doit être répandu, car je me souviens avoir croisé dans un village du Portugal (en 1976) un épicier à peine plus grand qu’un nain que tout le monde appelait Gigante. Et comme si cela ne suffisait pas, le pauvre bougre était doté de 10 doigts à chaque main, 10 doigts bien embarrassants pour compter les biffetons.

Notre Gigante bandit se serait réfugié à São Paulo, la ville brésilienne où il est le plus facile de passer inaperçu. La seule ville du Brésil où les hommes de 1,50 m se comptent sur les doigts ordinaires de plus de deux mains. Prudence, donc, si vous croisez l’un deux ces prochains jours à São Paulo.

São Paulo
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