02 mai 2009

L’avenir de la presse, le FLIP, Zazie, la grippe et la fièvre jaune

Gay Talese est optimiste.

Du moins, c’est ce que dit Sylvia Colombo pour commencer l’article qu’elle consacre au journaliste étasunien dans la Folha de São Paulo de ce jour.

Je n’avais jamais entendu parler de Gay Talese, une bonne gueule, entre Montand et un parrain de la Mafia, à en juger par sa photo. Mais pas plus qu’on ne juge un livre sur sa couverture, on ne juge...

Gay Talese fait partie des auteurs invités du prochain FLIP, le festival littéraire international de Paraty, un événement auquel j’aimerais assez avoir l’occasion d’assister, mais qui exige d’être très prévoyant, ce qui n’est pas mon cas.

Gay Talese est optimiste pour ce qui concerne l’avenir de la presse. Il lui suffit, dit-il, de parier sur les bonnes histoires.

Combien de journaux imprimés existeront encore dans dix ans ? Sans doute très peu. Des magazines, peut-être. Alors comment être optimiste ? Quel journal, en ligne ou papier, racontera de bonnes histoires dans dix ans ? Qui sera prêt à les payer ? Peut-être arrivera-t-il à la presse ce qui est arrivé à la télévision. À côté des chaînes gratuites financées par la publicité ou l’impôt, sont apparues les chaînes payantes qui ont trouvé leur public...

Parmi les bonnes histoires racontées par Gay Talese, il y a celle d’une adresse de Manhattan où toutes les tentatives d’y créer un restaurant ont échoué. « Je ne suis pas fasciné par l’échec en soi, dit Talese, mais par la persévérance. Par les anti-héros qui n’atteignent pas la gloire. Autrement dit, par la majorité d’entre nous ».

Le FLIP aura lieu du 1er au 5 juillet. Pour réserver une chambre d’hôtel à Paraty, on ne peut plus compter que sur les désistements.

Zazie no Metrô ressort de son long tunnel brésilien, à la faveur d’une nouvelle traduction, signée Paulo Werneck. Pas facile de traduire Queneau. S’il est aisé de faire d’un « hormosessuel » un « hormossecsual », il est en revanche quasi impossible de rendre justice aux doubles et triples sens qui donnent toute sa saveur au texte de Queneau. Prix du bouquin : R$ 45 (environ 15 euros).

Il a plu toute la journée ou presque à Vitória. Un temps à aller au cinéma, mais avec cette manie que nous avons d’aller au cinéma une ou deux fois par semaine, parfois trois, nous n’avons plus rien de qualité à nous mettre sous la rétine. Avons vu hier soir Divã. Sur le ton d’une novela, la classe moyenne brésilienne se regarde dans un miroir. Avons beaucoup ri, comme toute la salle. Un film qui ne ferait sans doute rire personne en France et que la critique parisienne descendrait en deux coups de cuillère à pot... Qu’importe, le film ne sera pas distribué en France.

Toujours pas de cas confirmé de grippe A – H1N1, mais les cas probables ont doublé. Ils sont ce soir 14, tous dans les quatre États de la région Sudeste, la confirmation de la bonne santé macro-économique de cette région, comme je l’écrivais hier.

Et, toujours sur le front médical, la fièvre jaune a fait son retour depuis quelques jours dans l’agglomération de Porto Alegre. En a-t-on informé les voyageurs, venant de l’étranger, qui se rendent dans le sud du Brésil ?
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