10 juin 2009

Soleil vert, Home sweet home

space oddity

Soleil vert, en version originale Soylent Green, ça vous rappelle quelque chose ? Dans le livre nous sommes en 2022, dans le film nous sommes en 1999. Nous sommes donc entre les deux. Ou, si vous voulez, en plein dedans. Inutile que je vous dise dans quoi.

Rappelez-vous les tablettes vitaminées dont on nourrissait le peuple, faites à partir de cadavres. Une histoire de dingue, donc. Quelque chose qu’aucune entreprise ne se permettrait. Des bovins nourris avec des farines animales produites entre autres avec des squelettes d’animaux, des bovins réjouis se mettant à danser la Saint-Guy, cela n’a duré que le temps d’un mauvais cauchemar...

Rappelez vous un New York surpeuplé où s'entassaient des millions de chômeurs, où les automobiles ne roulaient plus et où régnaient le rationnement et la violence. Une histoire d’écrivain en mal de sensationnalisme. Quelque chose qui ne risquait pas d’arriver. Quelque chose qui n’arrivera pas...

Rappelez vous la destruction de l’environnement et la raréfaction des matières premières. Un mauvais film fait pour nous faire peur, mais oublié dès que l’on remontait dans notre bagnole en sortant du cinéma.

Rappelez vous E.G. Robinson qui, avant d'être euthanasié, se voyait montré, dans une sorte de dôme imax, le film souvenir d’un monde disparu, des images d’animaux sauvages et de paysages naturels magnifiques.

Depuis vendredi dernier, est offert à l’humanité qui va bientôt tirer sa révérence son Soleil vert, le film bientôt souvenir du monde qu’elle finit de détruire. Cela s’appelle Home.
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