06 octobre 2009

Hécatombes

En soi, le vol d’armes ne sert à rien ou presque. L’assassin de Rosimar n’a pas tardé à faire usage de l’arme volé, en tentant le hold-up d’une casa lotérica, avec la complicité d’un cousin de 18 ans et d’un copain. Nous ne saurons pas le nom de cet assassin puisqu’il n’a que 16 ans et que la loi le protège de toute publicité. Nous savons simplement qu’il s’agit d’un récidiviste.

On peut se dire : c’est bien qu’il ait été arrêté. C’est sans doute juste. Mais cela ne changera rien à la spirale de la violence en cours. Officiellement, la peine de mort est interdite au Brésil. De facto, le Brésil est un des pays qui, avec la Chine, applique le plus la peine capitale. Sans faire pour autant baisser les statistiques. Que faire ? Franchement, je n’en sais rien. Il semble qu’il soit trop tard. Les causes sont connues : la faillite de la famille, la misère, le goût du gain facile. Tout cela nous est loué à longueur de journée par les chaînes de télévision, voire par les entreprises et leur langage poussant au crime.

En France, le quotidien Le Monde nous relate une hécatombe. Cela se passe chez Gallimard et l’auteure de l’article en est à ce point remuée qu’elle en commet une faute d’orthographe des plus grossières [sortirent au lieu de sortir].
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