01 février 2010

Le fric de l’air

Si vous venez par avion à Vitória pour la première fois, vous serez peut-être étonné de constater la petitesse de l’aéroport, rapport à son trafic. Cela fait des années qu’un chantier est en cours pour le remplacer, cela fait des années qu’il est arrêté par la Justice suite au soupçon d’un système de fraudes transformant les appels d’offres en juteuses pompes à fric.

Depuis hier, nous en savons un peu plus grâce au journal O Estado de São Paulo. Le système ne concernerait pas que Vitória mais un total de 10 aéroports brésiliens, pour un montant approchant le milliard de reais (environ 400 millions d’euros...). Pour Vitória, ville moyenne, il ne serait question que de 61 millions de reais.

Tous les travaux ayant fait l’objet d’un contrat entre les entreprises bénéficiaires et l’Infrareo (l’administration qui gère les aéroports) ont été passés entre 2003 et 2006, soit pendant le premier mandat de Lula.

Le président de l’Infrareo, de cette époque, ne se défendra plus. Il est mort en avril 2009. Ex-député, Carlos Wilson, a été affilié à l’Arena (le parti qui soutenait la dictature), puis au PMDB (le premier parti d’opposition à la dictature, autorisé par celle-ci), au PSDB (le parti de Fernando Henrique Cardoso, le prédécesseur de Lula) et enfin au PT (le parti du président actuel). Comme quoi il n’est pas toujours vrai qu’en vieillissant on vire à droite.

Et puis l’on remarquera, une fois de plus, que les partis ne sont pas regardants sur le cv des candidats à l’affiliation. Du moment qu’ils rapportent... des voix.
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