11 mars 2010

Verts en campagne

Ce jour, l’ami Patxi déclare ouvertement sa flamme à Cécile Duflot. C’est vrai, Cécile insuffle quelque chose de neuf dans le paysage politique français (PPF), comme on dit quand, comme moi, on est aujourd’hui à court de métaphore originale. Bref, elle me plaît bien la petite Cécile. J’aurais voté sans hésitation pour elle. Mais, inscrit sur les listes électorales du consulat de Rio, je n’ai que le droit de regarder de loin. Et c’est normal. Ce sera peut-être pour plus tard, quand je serai de retour à Paris, si cela se produit un jour. Mais Cécile aura, je le crains, perdu un peu de cette fraîcheur dont le PPF a tant besoin.

L’équivalent de Cécile ici, ce pourrait être Marina. La probable candidate du Partido Verde pour les prochaines élections présidentielles. L’ancienne ministre de l’Environnement de Lula, qui a claqué la porte il y a deux ou trois ans pour manifester son mécontentement. Comme un Jean-Louis Chevénement, en France. Un ministre, ou ça ferme sa gueule, ou ça claque la porte, quoi !

Marina Silva est de nature à insuffler quelque chose de neuf dans le paysage politique brésilien — je ne vais tout de même pas me casser la tête pour vous servir une autre métaphore ! Elle est peut-être la dernière que l’on veut bien croire lorsqu’elle parle de lutte contre la corruption. Encore que, dans son parti, ils sont quelques uns, dont des poids lourds, à être mêlés à des affaires qui ne sentent pas la chlorophylle.

Mais il y a un hic. Marina appartient à une secte. Une de ces églises évangéliques, qui pousse au Brésil plus vite que l’eucalyptus, et qui soutient que le monde n’a pas plus que quelques milliers d'années !

Exit Marina, donc. Bon, pour me consoler, je vais m’écouter une autre Cécile, celle de Nougaro. Ce qui n’a strictement rien à voir avec tout ce qui précède.

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