01 février 2012

Rafale : après le B, le I du BRIC

Les peuples ont la mémoire courte, dit-on. Non seulement les peuples, mais aussi les politiques et les journalistes, suis-je tenté d'ajouter. On nous apprend que Dassault aurait enfin réussi à exporter son Rafale. À vrai dire, Dassault est entré en négociation exclusive avec le gouvernement indien pour vendre 126 de ses appareils. Rien ne garantit donc que Dassault ait vraiment réussi à atteindre ce qui, dans son plan stratégique, constitue sans doute son plus important objectif. Mais un petit coup de main au copain Sarkozy, à quelques mois d'une élection qui s'annonce difficile, justifie bien l'optimisme de façade de M. Dassault. En revanche, ce qui étonne, c'est que l'information soit relayée à qui mieux mieux par tous les vecteurs de la presse française. Mais celle-ci a souvent démontré qu'elle est toujours prompte à lancer des cocoricos.

Faut-il rappeler le précédent brésilien ? Faut-il rappeler que c'était, à les croire, dans la poche ? À ce propos, rien n'a été encore décidé, côté brésilien. Et, quitte à jouer les mauvais patriotes ou les rabat-cocorico, je me réjouis que l'investissement prévu ait été reporté sine die, au profit d'investissements certainement plus urgents. Je ne me suis jamais réjoui des succès à l'exportation des fabricants de mort français.
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...