14 juin 2006

Copa (2)

L’attente a pris fin. Tout ça pour ça, diront certains... Et si le manque de panache de l´équipe du Brésil, lors de ce premier match, n’était en fin de compte pas si illogique ? Un Ronaldo poussif, un carré magique —Adriano, Kaká, Ronaldinho, Ronaldo — encerclé par une défense croate dont on se demande comment elle aurait pu ne pas se méfier, une défense solide, le tir libérateur de Kaká.

Et puis l’essentiel est ailleurs. La Copa est une formidable occasion de se payer des vacances hors saison, en toute bonne conscience. L’occasion de faire le carnaval une deuxième fois dans l’année. Rien que pour ça, il vaut la peine de prier les dieux du panthéon brésilien, de se livrer aux superstitions qui sont à la religion ce que la poésie est à la prose. En voici une : en écrivant sur un bout de papier le nom d’un joueur adverse, et en attachant ce bout de papier au pied de la table sur laquelle sont posées les bouteilles de bière, l’on fera trébucher l’adversaire.

Prochaine étape, l’Australie. Pas de quoi entamer la foi de la torcida brésilienne. Il faudrait cependant se méfier. Les socceroos entrent chaque fois sur le terrain avec l’appétit de joueurs frustrés de ne pouvoir jouer à leur sport favori : le rugby. Gare à la casse, donc.

Faut-il parler des Français ? Le résultat était des plus prévisibles, dans la continuité des deux matchs nuls des éliminatoires.
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...