26 juillet 2006

La dialectique peut-elle casser des briques ?

Vivre au Brésil il y a vingt ans marquait pour les Français une vraie rupture. Il n’y avait ni Internet, ni diffusion d’une télévision française. Les journaux français étaient distribués par voie postale, soit au bas mot avec trois semaines de retard. Quant au bon vieux téléphone, il coûtait si cher qu’il ne servait guère qu’en cas d’extrême urgence.

Hormis le courrier, toujours d’humeur vagabonde, tout a changé. Je lis chaque jour ou presque, assez vite compte tenu de la pauvreté de son contenu, la presse française en ligne. Le téléphone est devenu gratuit, merci Skype. Et nous avons même droit à une chaîne de télévision francophone, TV5, un vrai poème de télévision, dirigée par un groupuscule où surréalistes et situationnistes se disputent le pouvoir.

Ne comptez-pas suivre une série ! Les bobines ont la fantasque habitude d’être émises dans le désordre. Pour peu que votre intérêt soit capté, d’un coup l’image se fige pour de longues minutes. Les cinquante autres chaînes fonctionnant normalement, il faut vraiment avoir envie de connaître la fin pour ne pas zapper. Quasi systématiquement, les sous-titres démarrent avec retard et ne se synchronisent qu’après quelques minutes de tâtonnements. Hier soir, un sommet a été atteint en hommage au formidable opus de René Viénet, La dialectique peut-elle casser des briques ? Aux images d’un film consacré à Félix Leclerc, correspondaient les sous-titres d’un jeu, faisant émerger ici le sens caché d'une action, soulignant là l’incongruité d’une situation.
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