12 août 2006

En route vers Brasília

Plus fort que la Chine, l’Espírito Santo ! Au mois de juin, la croissance de la production industrielle capixaba a été de 16,1% par rapport au même mois de 2005.

Les industries de transformation et minières ont contribué, pour une large part, à cette étonnante performance. D’autant plus remarquable qu’au plan national, la production a chuté de 0,6%.

Première question : est-ce que cela se voit à Vitória ? Oui.

Deuxième question : à quoi cela se voit-il ? À la proportion croissante de Toyota Corolla dans les embouteillages, eux-mêmes en forte croissance. Au nombre invraisemblable d’immeubles en construction — dans mon quartier, Jardim Camburi, ce ne sont pas moins que 2500 chantiers en cours, soit environ 75000 logements.

Troisième question : la pauvreté est-elle en recul ? Oui, en proportion ; non, en valeur absolue. Les dizaines de milliers d’emplois créés ont attiré les diplômés des États voisins. Des trois professionnels, récemment installés à Vitória, à qui j’ai eu affaire hier, le premier venait de Rio, le deuxième de l’intérieur de São Paulo, le troisième de Luanda (Angola).

Selon les sondages, Paulo Hartung devrait se succéder à lui-même au poste de gouverneur. Il devancerait de près de 50% son plus sérieux rival ! Paulo est un indicateur parmi d’autres de la bonne santé macro-économique de l’Espírito Santo. Et un peu plus que cela. Cela tombe bien, car E. et moi avons la faiblesse de le croire exceptionnel, c’est-à-dire honnête.

Si Dieu lui prête vie, Paulo sera élu à la présidence en 2010, j’en fais le pari. Rapport à ses compétences et son habileté. Ce genre de pari est sans risque : si l’avenir me donne tort, personne ne se souviendra de ma prévision ; s’il me donne raison et si Dieu me prête vie aussi, je pourrai dans mon blog multimédia d’octobre 2010 pointer un lien vers ce billet...
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