14 août 2006

Lire

Était-ce lors de mon premier voyage en Amérique du Sud, en 1982 ? Quelqu’un m’avait dit que Buenos Aires comptait plus de librairies que tout le Brésil. Sans doute cette personne avait-elle voulu souligner l’intense vie intellectuelle des porteños en même temps que l’ignorance crasse du peuple brésilien...

Tombé aujourd’hui sur un article consacré à la Fête internationale littéraire qui vient de s’achever à Paraty, je découvre qu’il y a aujourd’hui environ 1800 librairies au Brésil. Ainsi que 530 éditeurs qui auraient publié l’an dernier 34500 titres. Si ces chiffres sont exacts, le Brésil n’est peut-être plus très loin de rattraper son voisin du Sud.

Encore que je m’interroge sur la façon dont est calculé le nombre de librairies brésiliennes. Dans l’agglomération de Vitória, par exemple, tel centre commercial dispose de quatre points de vente à la même enseigne. Cela incrémente-t-il le compteur de un ou de quatre ?

Si lire coûte relativement cher en France, que dire du Brésil ? Il n’est pas rare qu’un livre, un roman moyen dans tous les sens de ce terme, se vende plus de 50 reais (près de 20 euros). Et puis il y a quelque chose qui m’horripile : il m’est impossible de fouiner dans les rayons sans qu’un vendeur, qui n’a rien d’un libraire, vienne vers moi, puis un second cinq minutes plus tard, et encore un troisième...

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