25 octobre 2006

En marge du SIAL

Se tient actuellement à Paris le Salon International de l’Alimentation (SIAL). S’y sont croisés, le jour de l’ouverture, le ministre français de l’Agriculture et de la Pêche, Dominique Bussereau, et le ministre brésilien du Développement, de l’Industrie et du Commerce, Luiz Fernando Furlan.

En réponse à une question d’une journaliste du quotidien économique brésilien, Valor, Dominique Bussereau a écarté l’idée d’ouvrir des discussions sur l’ouverture du marché français de l’alcool au Brésil. Argument de Dominique Bussereau : la France souhaite encourager la production locale de betteraves destinées à la transformation en éthanol.

Rappelons le, si la France est le plus grand producteur de sucre et d’alcool en Europe, obtenus pour l’essentiel à partir de la betterave, ce n’est que très récemment qu’elle s’est lancée dans la création d’une filière éthanol.

Et Dominique Bussereau d’ajouter : « La seule chose qui nous intéresse au Brésil, c’est la technologie de production d’alcool. »

Quelle leçon tirer de ces déclarations ? Pour Luiz Fernando Furlan, faisant référence aux négociations entre le Brésil et l’Union Européenne, « le gouvernement français est sur la défensive. » Objectif du Brésil lors de ces négociations : obtenir un quota d’un milliard de litres d’alcool à exporter vers l’UE.

L’on pourrait aussi ironiser sur le renversement des rôles traditionnels : la France intéressée par une technologie brésilienne. J’y vois un signe de plus de la redistribution des cartes en cours.
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