22 décembre 2006

Chaos dans les aéroports

Depuis des semaines, des centaines de vols ont été annulés, des milliers retardés. À l’approche de Noël, la situation a atteint un point tel que se multiplient dans les aéroports les crises de nerf, les manifestations spontanées de protestation, les échanges de coups de gueule et de coups poing.

Y a-t-il un pilote dans le ciel brésilien ? Impossible de le savoir, comme il est impossible de savoir quand la situation redeviendra normale. Il y a un mois, on nous disait que les problèmes seraient résolus avant les fêtes de fin d’année. Il y a quinze jours, on nous disait qu’il faudrait patienter jusqu’à février, autant dire jusqu’à ce que les costumes du carnaval soient défaits. On nous dit aujourd’hui que cela durera encore six mois.

C’était sans compter sur une initiative dont le génie ne se rencontre que sous nos latitudes tropicales. Il y a des files d’attente ? Qu’à cela ne tienne, supprimons-les en interdisant aux passagers de prendre l’avion.

Cette brillante idée, de ces idées dont l´évidence illumine les cerveaux d’un spectacle orgasmo-pyrotechnique inédit, une de ces idées dont on se demande pourquoi on ne l’a pas eue soi-même, il faut l’attribuer publiquement à son inventeur avant qu’un autre tente de se l’accaparer.

C’est donc Milton Zuanazzi, président de l’ANAC (Association nationale de l’aviation civile) qui a eu ce coup de génie. La principale compagnie d’aviation du Brésil, la TAM, s’est vu interdire de vendre des billets jusqu’à dimanche, voire jusqu’au retour à la normale. Merci Milton.

un avion de la TAM dans le ciel de Vitória
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