01 février 2007

George W. Bush, voix de la sagesse ?

Sans doute enivré par l’air des alpages, le ministre de l’Énergie des États-Unis, Samuel Bodman, a déclaré à Davos que son pays lèvera d’ici trois ans les barrières à l’importation d’éthanol, seul moyen, selon lui, d’atteindre l’objectif fixé par son président de réduire de 20% la consommation de pétrole.

Malgré les obstacles actuels, le Brésil a vendu, en 2006, 1,7 milliards de litres de carburant vert aux États-Unis. C’est dire si la déclaration de Bodman fait saliver les producteurs brésiliens, l’alcool produit au Brésil à partir de la canne à sucre affichant un prix de revient moitié moins cher que celui produit aux États-Unis à partir du maïs.

Mais avant d’en arriver là, il faudra « passer sur le cadavre » de Chuck Grassley — selon l’expression utilisée par un analyste du Prudential Equity Group. Tout représentant républicain et défenseur de la veuve, l’orphelin et la libre entreprise qu’il soit, Chuck est le plus ardent partisan du maintien des subventions accordées aux paysans de son Iowa.

George W. Bush a avancé un compromis, en faisant remarquer que, compte tenu qu’il fallait aussi du maïs pour nourrir les volailles et les porcs, il y avait de quoi satisfaire tout le monde.

Et si, une fois n’est pas coutume, Bush avait raison ?

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Quelques chiffres
Taxe US à l’importation d’éthanol : 0,143 $ / litre
Subvention US à la production d’éthanol : 0,135 $ / litre
Production brésilienne d’éthanol (récolte 2006/2007) : 17,5 milliards de litres (source : Unica)
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