14 mars 2007

BRIC en hausse, FIFA en baisse

Le créateur du sigle BRIC, pour Brésil Russie Inde Chine, Jim O’Neill, était de passage aujourd’hui à São Paulo. Les journalistes brésiliens n’ont pas manqué de lui faire remarquer que c’était faire trop d’honneur au Brésil que de le classer dans la même petite boîte que la Chine.

Avec un taux de croissance estimé provisoirement à 2,9% en 2006, le Brésil est très loin de la Chine et ses performances. Mais, pour Jim, l’explication est la suivante : pour croître de 8 à 9% par an, il faut beaucoup de main d’oeuvre disponible. De la part chef du département des études économiques de Goldman Sachs, l’explication est pour le moins curieuse.

Plus convaincante était sa remarque sur la complémentarité entre, d’une part, les locomotives asiatiques et, d’autre part, la Russie et le Brésil. « Les secondes possèdent des richesses dont les premières ont besoin, c’est un immense avantage », a-t-il dit, tout en avouant n’y avoir pas pensé quand il a inventé le BRIC.

Enfin, parce que ça fait inmanquablement plaisir aux Brésiliens, il leur a prédit qu’ils dépasseront les Canadiens et les Espagnols d’ici 2010.

De Vitória, je lui aurais volontiers rappelé qu’il y a décidément un gouffre entre les classements des rapports et des études économiques et la vie de la grande majorité des gens.

Et puisque je parle de classement, honneur à l’Argentine qui a pris la première place du classement de la FIFA. Le Brésil est relégué en troisième position. Ce classement-là, beaucoup de Brésiliens s’y intéressent. Ils ne pouvaient redouter pire chamboulement !
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