29 juillet 2007

Filer à la cubaine

Samedi, début de soirée, six bus et deux camionnettes pénètrent dans le village panaméricain. Branle-bas dans les chambrées des Cubains, Raúl a décidé de jouer un (bon) tour à 220 d’entre eux : ils n’auront pas à souffrir une nuit de plus dans la Babylone sud-américaine, capitale de tous les vices et du lumpen-prolétariat. Un avion les attend, avec 24 heures d’avance, sur le tarmac de l’aéroport Tom Jobim.

Ils ont un quart d’heure pour faire leurs valises, il faut faire attention de ne pas oublier les médailles raflées pendant deux semaines, trophées conquis de haute lutte au nez et à la barbe de l’ennemi impérialiste.

L’équipe qui a gagné le bronze du tournoi de volley bénéficie d’une exceptionnelle dérogation. Il ne lui sera pas reproché de ne pas avoir retiré leurs breloques, le décollage ayant lieu avant la cérémonie de remise des prix.

Dans le hall de l’aéroport, les caméras indiscrètes de Globo saisissent les images de ce retour précipité. Les visages des athtlètes cubains et de leurs dirigeants sont radieux. Demain à l’aube, ils seront accueillis par le commandant en chef par intérim quand ils fouleront le sol de la patrie du socialisme éternel. Demain, la lutte continuera.
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...