07 août 2007

Tu veux ou tu veux pas ?

Longtemps je me suis douché de bonne heure. À l’eau froide. Rien de tel pour remettre les idées en place. Mais depuis quelque temps, je m’amollis, je règle la douche sur la position « tiède », voire « chaude » ou même « très chaude ». C’est que, cet hiver, les petits matins sont frais.

Je traînais hier sous l’eau chaude, chantonnant un vieux tube de Wilson Simonal, adapté en France par l’improbable Marcel Zanini : « Tu veux ou tu veux pas ? » Comme souvent, les paroles en français n’ont pas grand chose à voir avec l’original, mais qu’importe ! Et d’ailleurs, je ne voulais pas. Pas sortir de la douche, s’entend. Ce qui fait que je chantonnais en portugais « Não Vem Que Não Tem », mais pensais en français. Je ne voulais pas sortir du nuage de vapeur qui emplissait la salle de bains et m’enveloppait.

Et, d’un coup, ça a pété. Une flamme est sortie du mur, suivie d’une forte odeur de plastique brûlé.

À dire vrai, j’étais à moitié surpris. Depuis qu’une étincelle chez un voisin nous avait fait sursauter il y a trois mois, j’avais inscrit les courts-circuits sur la liste des désagréments domestiques inéluctables. Au même titre que le soulèvement soudain du piso frio (le carrelage) ou l’invasion de milliers de fourmis l’espace d’une nuit.

Un électricien est venu, je lui ai demandé de faire selon mon goût et j’en ai profité pour mettre aux normes la douche du banheiro social. Facture : 35 R$, déplacement, pièces et main d’oeuvre compris (environ 15 euros).

Ce matin, je me dirige sous la douche, confiant. Je tourne le robinet, l’eau est froide. Je tripote les curseurs en tous sens, l’eau reste désespérément froide. Glaciale même. Je maudis l’électricien et, pendant que j’y suis, toute la corporation.

Une idée me traverse l’esprit avant de rappeler l’électricien. Je me dirige vers l’armoire électrique. Mon intuition était la bonne : j’avais oublié de remettre les disjoncteurs des salles de bain sur la position « On ».

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