18 décembre 2007

Le Brésil au sixième rang des puissances économiques

Selon la Banque mondiale, qui a publié aujourd’hui les résultats préliminaires de son International Comparison Program, le Brésil occupait en 2005 le sixième rang par la richesse calculée en parité de pouvoir d’achat, entre les 146 États étudiés.

Si la méthodologie employée est plus complexe et donne lieu plus facilement à des erreurs que le PIB exprimé en dollars, évaluation qui elle-même n’est d’ailleurs pas exempte d’approximations, elle prend toutefois mieux en compte la réalité des modes de vie des habitants des différents pays.

Prenant en compte la difficulté inhérente à la méthodologie, la Banque mondiale a eu la sagesse de ne pas publier des résultats affichant deux ou trois chiffres derrière la virgule, comme on le voit trop souvent dans ce genre de classements. C’est pourquoi le Brésil se trouve classé ex-aequo avec le Royaume-Uni, la France, la Russie et l’Italie, ces cinq pays représentant chacun 3% de la richesse mondiale.

Le Brésil comptant pour un peu moins de 3% de la population de la planète, on peut dire qu’il pèse un juste poids. Le Royaume-Uni, la France et l’Italie ayant environ 3 fois moins d’habitants que le Brésil, leurs citoyens sont individuellement trois fois plus consommateurs que les Brésiliens. Il ne serait donc pas choquant de voir, dans le futur, ces trois pays européens s’appauvrir relativement à d’autres, moins bien lotis aujourd’hui. Il serait même souhaitable qu’il en soit ainsi, le contraire signifiant le maintien des inégalités actuelles.

Pour les douze économies majeures, le classement est le suivant, les valeurs exprimant le pourcentage de la richesse mondiale :

  • États-Unis : 23
  • Chine : 10
  • Japon : 7
  • Allemagne : 5
  • Inde : 4
  • Royaume-Uni : 3
  • France : 3
  • Russie : 3
  • Italie : 3
  • Brésil : 3
  • Espagne : 2
  • Mexique : 2

Ces douze pays cumulent près des 2/3 de la richesse mondiale. Se mettre d’accord à 12 étant a priori plus facile qu’à 190, c’est à eux qu’il incombe de fixer en priorité des objectifs quantifiés de réduction des gaz à effet de serre et à les respecter. C’est à eux de donner l’exemple au reste du monde. Mais ceci est une autre histoire...

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Le classement 2005 et les prévisions pour 2050, effectués en leur temps par PriceWaterhouseCoopers, figurent ici. On remarquera que la richesse de la Chine et de l’Inde avait été surévaluée, celle du Brésil et de la Russie sous-évaluée.
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