13 janvier 2008

Botequim do Ferreira

botequim do ferreira
De l’énergie à revendre, et l’élégance d’un passista, voilà comment je résumerais Ferreira. L’énergie lui vient du sport qu’il pratique et qu'il commente pour TV Capixaba, de son goût pour le samba, de son amour des gens, toutes les gens. C’est du moins ce que l’on voit à l’écran, mais aussi sur le plateau. Cette chimie de l´énergie, c’est peut-être celle du Brésilien idéal, pas exempt de clichés, mais, en un sens, tellement vrai.

Assurer le spectacle deux heures en direct, cela ne veut pas dire occuper le devant de la scène tout le temps, cela veut dire mettre en valeur les écoles qu’il reçoit, faire parler aussi bien les autorités que les percussionnistes du fond de la bateria, les familles venues en supporteurs, le mestre-sala et la porta-bandeira, et même les invités, attablés comme à un botequim, le botequim do Ferreira qui sert de décor, monté sur la scène du gymnase.

Tenir en haleine son public, c’est savoir relancer juste avant que la tension risque de se relâcher, c’est ne s’attarder avec personne quand la caméra tourne, c’est mettre en confiance les participants pendant les pauses commerciales, c’est trouver toujours un compliment à faire, bref c’est chercher ce qu’il y a de meilleur en chacun et prendre la vie du bon côté.

Ce samedi, Etel et moi étions parmi ses invités, aux premières loges pour détailler la virtuosité de ces demoiselles les passistas de première. La passista travaille du dessous de la ceinture, c’est ainsi. Pour les nichons, chers à Patxi, il faut zapper. Les nichons ne se travaillent pas, les pieds, les jambes, les cuisses et les fesses, si. Subir, sous le nez à proprement parler, les accélérations de moulinets des paires de gambettes, comme ça, en toute flegmitude, tient de la prouesse : Etel a cru bon devoir me ventiler avec un éventail.

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