25 mars 2008

Histoires d'eau

L’ami Don Oleari a retenu ce jour mon attention, au bonheur de trois articulets par lui écrits sur un sujet qui lui tient à cœur : l’eau. Il faut dire que, lors d’une de ces inondations centennales qui aujourd’hui ont droit à leurs trente secondes de gloire télévisée, il n’avait pas quitté le micro de la radio où il œuvrait, trois jours et trois nuits durant, afin de maintenir un lien avec des milliers de personnes isolées des régions de Colatina et Linhares.

Dans le premier de ses articles, l’ami Ole Ole Oleari se moque gentiment de ces journées décrétées par l’ONU à propos de tout et n’importe quoi, en général de graves problèmes qui affectent notre pauvre humanité, qui donnent lieu à d’innombrables blablas, dans toutes les langues de Babel.

Il nous rappelle ensuite que, si au lieu de prier les Dieux pour qu’il pleuve, chacun de nous se mettait à parler avec ses voisins, ses amis et sa parentèle, on parviendrait à retarder de quelques années le déclenchement de la première guerre de l’eau. Il s’agit là de pur bon sens, garanti 100% naturel, mais tout donne à penser qu'il y a longtemps que l’homo-sapiens ne s’abreuve plus à ce genre de sources.

Le troisième billet n’est pas le moins limpide. Notre marquis d’O s’étonne qu’il y ait 100 millions d’Européens privés d’eau courante et potable. Eh oui, il est encore des régions d’Europe aussi mal loties que les plus défavorisées d’ici. Dans le même ordre d’idées, il pourrait aussi mentionner le salaire minimum brésilien (415 R$, soit un peu plus que 150 euros) supérieur à celui de plusieurs pays européens.

Et puisque dans son blogue coule un humour singulier, pétillant de trouvailles lexicales, il est recommandé de le lire, non pas à date fixe une fois par an, mais chaque jour, avant de s’offrir un verre d’eau tiré du robinet, en se rappelant combien un geste aussi anodin reste hors de portée de bien des Terriens.
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...