06 mars 2008

La vraie guerre

Par ordre alphabétique : Chávez, Correa, Ortega, Uribe. Ils s’insultent, montrent les dents et, surtout, qu’ils en ont... Le mauvais film commence à traîner en longueur. Ironie de l’histoire, Marulanda, Monsieur Maluranda comme le nomme Monsieur Sarko, Monsieur Marulanda, donc, qui est au centre de l’imbroglio, se tait. C’est, paraît-il, qu’il serait très malade, voire près de casser sa pipe.

La guerre ? Au-delà des mots, elle semble improbable, presque surréaliste. Mais, qui sait ?

Lula observe la bande de fadas, qui lui servent d’homologues, avec consternation. Il les rappelle au devoir de paix, mais c’est tout juste s’ils l’écoutent.

La guerre ? Mais qui a envie de se battre ? Pour l’heure, les peuples sont singulièrement tranquilles, vaquent à leurs occupations quotidiennes, rêvent d’améliorer leur ordinaire.

Pendant ce temps, au Brésil, il est surtout question de bagnoles, qui battent record de ventes sur record (+36,8% en février par rapport au même mois de 2007, déjà une année record), qui bénéficient d’une durée de garantie inférieure de moitié à celle octroyée en Europe, conséquence de l’état pitoyable des réseaux et de l’usure plus rapide des véhicules qui en découle. Et cet affreux pastis des routes brésiliennes fait monter encore les statistiques d’accidents, de tués, de blessés. Ces chiffres sont ceux d’une vraie guerre, dont nul ne se risquera à revendiquer la victoire.
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...