28 juillet 2008

Sans mari et sans namorado

churrasco
« Nous ne retransmettons pas de football » : qu’est-ce que ça veut dire cette affiche, faite main, placardée sous l’écran plat géant ? Nous sommes dans une churrascária ordinaire, tout ce qu’il y a d’ordinaire, une gaúchonnerie destinée à débiter du bœuf et du poulet pour les papilles gustatives tout ce qu’il y a de plus ordinaires de la classe moyenne vraiment moyenne. Et cet établissement certifié 100% mauvais cholestérol prétend soustraire Flamengo au regard avide de futebol des Capixabas dont la majorité se plaît à arborer les couleurs rouge et noir !

Cela demande une explication de texte, ces quelques mots griffonnés à la va-vite sur un morceau de carton. Etel appelle la patronne. Et la patronne de confirmer. C’est que, raconte-t-elle, lors d’un match de la dernière journée du brasileirão une douzaine de copines en goguette, entre elles, sans mari et sans namorado, ont commencé à se frapper les unes les autres à coups de savates, de sacs à main, de ceintures, puis de bouteilles de bière et de couteaux. Trois d’entre elles ont fini à l’hôpital, où elles ont été recousues.

Et dire, un, qu’il y a des hommes qui se plaignent que leurs compagnes parlent chiffon plutôt que ballon.

Et dire, deux, qu’il devient déjà difficile d’échapper au matraquage médiatique ao vivo de Pequim.

Et dire, trois, que le Brésil n’a jamais autant exporté de bière vers la Chine, InBev, le brasseur belgo-brésilien étant redevenu depuis peu le leader mondial de la bibine.
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