09 novembre 2008

Changements, changements...

Ces derniers jours, j’ai vu dans les journaux, sur les écrans de télévision et d’ordinateur des photos de manifestants de l’opposition géorgienne, de passants russes interrogés sur le trottoir, de vendeurs de bibelots de la bande de Gaza, de la chanteuse israélo-new-yorkaise Noa, de 84% des Français (une sacrée photo, celle-là !), d’étudiants iraniens et d’étudiants étasuniens, qui, tous, avaient en tête et, certains, à bout de bras ou dans leurs boutiques, le même produit, de la même marque : un rêve nommé Obama.

Il est incroyable à quel point le monde rêve de changements en ce moment ! Un certain George W. Bush y est sans doute pour beaucoup. Mais, soyons honnête, pas seulement lui. Nous avons tous un homme politique à détester, l’empêcheur de tourner en rond de nos rêves. Alors chacun met son petit ou grand rêve, son projet mesquin ou généreux, dans le grand vase creux qu’a su instinctivement modelé Barack Obama autour de sa frêle personne.

Le monde a connu des périodes similaires où le besoin de changement radical était ressenti si fort qu’il n’a pas hésité à basculer dans l’horreur. Par chance, aujourd’hui, notre Obama n’a que de bonnes intentions dans le cœur, à en croire ses discours vaguement généreux, vaguement grands, vaguement insipides.

Reste que, dans l’ombre, il y a des hommes et des femmes qui, quoiqu’il arrive, resteront insensibles au message obamien, qui préparent l’affrontement, qui rêvent de mettre en scène leur soif de destruction, pleins qu’ils sont d’autres discours lestés du plomb de leurs croyances, des hommes et des femmes qui n’attendent pas un nouveau messie, puisqu’ils l’ont déjà depuis longtemps.
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