05 mars 2009

Ce que n’est pas le Brésil

En ouvrant ce matin les excellents Carnets de nuit de José Ferré, lost in India, je suis tombé à la renverse, mort de rire, sur une citation de l’ex-docteur ès kremlinologie, reconverti en préfacier putassier de la Central Intelligence Agency, le très érudit Alexandre Adler, à propos de mon cher Brésil. La voici :

« Parmi les grands pays émergents (que l’on a surnommés, dans les organismes internationaux, BRIC –Brésil, Russie, Inde et Chine), le Brésil est, de loin, le meilleur élève de la classe : une démocratie exemplaire, une gauche modérée et efficace qui constitue, avec le Parti Socialiste chilien, un véritable modèle alternatif aux fariboles populistes qui plaisent encore (mais plus pour très longtemps) au Venezuela et en Argentine, un système bancaire encore peu affecté par la crise financière et qui se restructure plutôt bien, en fusionnant ses deux plus grands établissements, une économie d’avant-garde qui sait fabriquer de bons avions et de médiocres ordinateurs, tout en ayant misé avec lucidité sur les OGM en agriculture, l’éthanol dans le domaine énergétique et une urbanisation à la chinoise qui commence à résoudre “par le haut“ le problème de la pauvreté rurale… »

Je me suis arrêté de rire et ai relu. Froidement, je crois. Et me suis dit que je me devais de publier cet avis autorisé de l’éminent Alexandre Adler, en contrepoint de l’interminable feuilleton qui mine ce blog, grossièrement intitulé « C’est quoi le Brésil ».
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