09 mai 2009

TGV Rio São Paulo

Les Français aiment les acronymes, les Brésiliens préfèrent les métaphores. Ici, TGV se dit « trem bala ». Le train qui touche sa cible, la ville d’arrivée, aussi vite qu’une balle. Au pays où l’on décharge son flingue pour un regard de travers, l’image touche juste.

Mais verra-t-on un jour le trem bala sur les rails ? On parle depuis des années de relier Rio et São Paulo en 1h25, à 360 km/h. Mme Idrac était cette semaine au Brésil pour tenter de relancer l’intérêt des Brésiliens. Les concurrents sud-coréens suivront ce mois-ci. Les Allemands et les Italiens sont aussi sur les rangs.

Il en faudra largement plus pour décider les Brésiliens à s’engager sérieusement dans ce projet. Les opposants sont nombreux et puissants.

La Coupe du monde de football de 2014 serait une bonne date butoir, mais c’est loin d’être déterminant. Et, d’ailleurs, je ne crois pas un instant que cette Coupe du monde aura lieu. Je n’ai aucun argument à faire valoir, c’est une simple intuition.

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En 2008, la France était le 4ème investisseur étranger au Brésil (10 milliards de dollars), les échanges entre les deux pays se sont élevés à 7,6 milliards d'euros. Le financement du projet de trem bala serait de l’ordre de 15 milliards de dollars.
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