15 juillet 2009

La mort du nucléaire

Une bombe. Atomique. Qui provoque de non moins atomiques réactions. Ainsi, es-tu, lecteur, aspirant un thé vert confortablement installé dans ton fauteuil ergonomique, ou toi, lecteur, dribblant la surveillance de ton petit chef de section, ou toi encore, Salsa en train d’écouter Turi Collura, qui me demandes des nouvelles de la révolution sarkozienne.

Tu es donc là, ami lecteur, et tu vas tomber à la renverse en lisant ce qui va suivre et que je te traduis au lance-pierre :

« Le nucléaire est mort. Je l’ai tué. Cette mort libère 10 milliards d’euros d’investissements qu’on va pouvoir mettre dans les énergies renouvelables et soulager les pays en développement, réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et arrêter la déforestation en 2015. C’est le chemin que va prendre la France. C’est le chemin qu’elle va montrer au monde... »

C’est, grosso modo, comme ça qu’il parle. Qu’il maltraite la syntaxe. Qu’il nous prend pour des cornichons. Sarcô, comme dit Salsa. Sarkozy, oui, oui. Lecteur, attentif que tu es, tu l’avais reconnu. Sarkozy-le-phare-de-ce-monde. Les Lumières faites homme. La bibliothèque d’Alexandrie réincarnée. Celle-là, Chaudanne, elle t’avait échappée.

Et toi, ami lecteur, tu vas reprendre en chœur avec moi, cette forte phrase qui a défrayé la chronique, la nouvelle vraie et vérifiée, à l’allure de fausse nouvelle, cette phrase incendiaire : « Sarkozy, on te voit ! »

Comme tu n’es pas cornichon, ami lecteur, tu cherches le lièvre. Et tu as raison. Mais d’autres que nous, éblouis par le bling bling sarkozien, n’y ont vu que du feu. Et se sont hâtés de relayer la bonne nouvelle à l’ombre de la tour de Babel.

Le lièvre, c’est que les nouvelles courent vite. Très vite. Si vite que nous sommes déjà le 19 décembre. 2009. Oui, ami lecteur. Toi qui sais que les nouvelles, il faut les lire jusqu’au bout. Jusqu’au bout de l’écran.
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...