06 août 2009

Michel Legrand

Michel Legrand. Un gentil garçon. À l’occasion d’une récente tournée au Brésil, il disait dans un entretien à la revue Época : « Diana Krall é uma ótima cantora. Mas não gosto das orquestrações de Claus Ogerman. São monocórdias e sem brilho. Cada música soa igual à outra. »

Il est assez rare que les musiciens, les artistes en général, disent du mal de leurs confrères. La peur du retour du bâton, sans doute. Quand, de plus, c’est un garçon qui passe pour le plus gentil des garçons, la surprise est encore meilleure.

Pour avoir composé et interprété des chansons et des morceaux dans une incroyable variété de genres, et le plus souvent sur un mode léger, Michel Legrand s’est peut-être construit une image un peu mièvre, voire celle d’un garçon un peu trop gentil. Ce qu’il n’est peut-être pas.

Son intérêt pour la musique brésilienne n’est en tout cas pas de circonstance. Il a enregistré dès 1958 un disque de sambas et chansons brésiliennes, intitulé Legrand in Rio... Rio où il n’a effectué sa première visite qu’en 1964. Et je puis personnellement témoigner de son plaisir à écouter Milton Nascimento. J’étais assis à côté de lui au Théâtre de la Ville de Paris. C’était... C’était il y a très longtemps !

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