04 août 2011

Du rififi à Brasilia

L’heure n’est plus à l’entente cordiale au sein de la coalition hétéroclite de partis et de personnalités qui œuvrent dans les palais de la république brésilienne. Après les dénonciations de corruption qui ont abouti à la démission du ministre des Transports et d’une dizaine de hauts responsables de cette administration gangrénée par le même parti depuis des décennies, c’est au tour de Nelson Jobim, le ministre de la Défense, de mettre les pieds dans le plat. Non content d’avoir révélé qu'il a voté pour José Serra lors de la dernière élection présidentielle, il ne peut plus cacher son inimitié avec la Présidente en s’attaquant à son noyau dur.

Ainsi, selon lui, Ideli Salvatti, ministre des Relations institutionnelles, « é muito fraquinha ». Autrement dit, c’est une très faible, une poule mouillée, une inutile. Quant à Glesi Hoffmann, chef de la Maison civile (grosso modo, la chef de cabinet de la présidence), elle ne connaîtrait rien à Brasilia, à son fonctionnement, à ses manœuvres de couloir.

Eh Dilma, qu’est-ce que tu attends pour faire encore un peu de ménage ?

Et puisque j’évoque Nelson Jobim, j’en profite pour rappeler qu’il a remis à 2012 sa décision quant à l’achat des Rafale. Après la défaite de Sarkozy, pour se tourner vers les Américains qui ont sa préférence ?
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