02 août 2011

Entre le Brésil et la Syrie, des relations devenues délicates

Depuis l’élection de Dilma Rousseff, on observe un réalignement progressif du Brésil sur les positions étasuniennes en matière de politique internationale. Dilma a notamment pris ses distances vis-à-vis de la théocratie des mollahs iraniens, à l'opposé de Lula.

Sur le dossier syrien, dossier qui compte au Brésil compte tenu de l’importante communauté d’origine syrienne, le ministre des Affaires étrangères brésilien, António Patriota, a classé d’« entièrement inacceptable » la violente offensive d’Assad contre les opposants au régime.

Ainsi Itamaraty a-t-il divulgué hier une note affirmant sur un ton dur qu’il avait reçu avec « indignation » la nouvelle de la tuerie de dimanche dernier. Patriota a indiqué que le Brésil souhaitait maintenir le dialogue avec les autres pays de l'IBAS (Inde, Brésil et Afrique du Sud) afin de trouver une position consensuelle au Conseil de Sécurité, qui discute de l'approbation d'une résolution contre la Syrie.

« Nous négocions les termes d’une gestion commune de la crise auprès des autorités de Damas en incitant le gouvernement syrien à procéder à des réformes le plus tôt possible et à mettre fin à la violence »...

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Tovar Nunes, a notamment affirmé qu’il « n'était pas acceptable de croiser les bras et de laisser faire ».

Une mission formée par des diplomates du Brésil, de l’Inde et de l’Afrique du Sud doit se rendre à Damas cette semaine. Plus que probablement en vain, car je ne vois pas Assad se montrer sensible aux gentilles manœuvres diplomatiques de ces trois pays.
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