21 juillet 2012

Préférence nationale

Lorsqu'au Brésil on évoque la préférence nationale, il n'est pas question d'un équivalent auriverde du bleu marine français. La préférence nationale – a preferência nacional – fait référence à une protubérance anatomique qui, selon diverses enquêtes d'opinion des meilleurs instituts brésiliens, attire en premier lieu le regard des Brésiliens sur les plages.

À en croire les experts en la matière, que les fesses de la femme brésilienne focalisent à ce point les regards masculins, serait l'indéfectible marque de l'héritage de l'esclavage. Les maîtres avaient l'habitude, nous disent-ils, de jouir de leurs possessions, mais de manière à s'épargner les désagréments de successions non désirées. On peut toutefois en douter et se demander si pareille approche de la femme noire ne répondait pas plus prosaïquement à une attirance plus profonde. D'ailleurs, d'autres experts nous expliquent tout aussi doctement que l'esclavage a servi de catalyseur au métissage.

Quoiqu'il en soit, la préférence nationale ne cesse de marquer les esprits brésiliens. On écoutera et déchiffrera avec attention le très parlant Nádegas A Declarar de Gabriel o Pensador, en duo avec Fernanda Abreu.

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