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05 janvier 2008

Tableaux d’honneur

Quand j’étais gamin, il m’arrivait d’être inscrit au tableau d’honneur. Je montais alors sur l’estrade pour recevoir mon prix, un livre le plus souvent, sous le regard attendri des parents. Le regard attendri, c’est moi qui le dis. Car il n’est pas impossible que mon paternel louchait plutôt sur les jambes de l’institutrice. Juste pour comparer avec celles de maman.

En ce temps-là, je pensais souvent au lointain an 2000. Je m’imaginais un avenir radieux, sans savoir quel métier j’exercerais ou combien d’enfants j’aurais. L’an 2000 a été effectivement l’une de mes meilleures années.

En ce temps-là, bercé par la lecture de Jules Verne, j’imaginais aussi une planète radieuse, débarrassée de ses plaies les plus virulentes. Aujourd’hui, la réalité dépasse la fiction, la planète n’a jamais été aussi radieuse tendance radioactive et chaude, faute d’être chaleureuse.

En ce temps-là, j’étais loin d’imaginer qu’un grand quotidien britannique publierait en 2007 un tableau d’honneur des 50 personnalités susceptibles de sauver la planète. Sauver la planète ! Quand on y pense vraiment, ça fait froid dans le dos.
Parmi ces 50 personnalités, figure une Brésilienne :

Marina Silva, 49, is Brazil's environment minister. The daughter of a Brazilian rubber tapper, she spent her childhood collecting rubber from the Amazon forest and demonstrating against the destruction wrought by illegal loggers. In one of the great political journeys, she rose from being illiterate at 16 to become Brazil's youngest senator, and is now the woman most able to prevent the Amazon's wholesale ruin. Under her watch, deforestation has reduced by nearly 75% and millions of square miles of reserves have been given to traditional communities. Last year 1,500 companies were raided and one million cubic metres of illegally felled timber were confiscated. But the future, says Silva, is perilous. The only way that long-term loss will be averted is with foreign help. "We don't want charity, it's a question of ethics of solidarity," she says.

Marina a bien raison de le répéter, ce n’est pas de charité dont le Brésil a besoin.

En ce temps-là, j’ignorais que la France pétait plus haut que son cul. Aujourd’hui, je la range à sa juste place, qui n’est pas plus déshonorante que celle du Royaume-Uni ou du Malawi. Il n’y a pas de Français dans la liste du Guardian. Cela n’étonnera sans doute personne.

2 commentaires:

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